THE COFFIN

  • Kitano
  • Films
Les années passent et la qualité des films thaïlandais que je voie est en progrès. Je me souviens il y a deux ans, d’un film avec une histoire de meurtres dans un lycée qui devait sinon frôler le ridicule du moins être a peine digne de passer à la télévision locale !

THE COFFIN (le cercueil), produit par la télévision (la 7) est réalisé par Ekachai Uekrongtham ; loin de la lévitation chronologique de Apichatpong Weerasethakul (Tropical malady) ; et s'inscrit dans une veine d'horreur du pays : une esthétique studio, des images qui surprennent, des fantômes et une fin qui finit bien.

Le postulat de départ est intéressant avec cette coutume qui veut que des personnes s'allongeant dans un cercueil font s’enfuir le mauvais karma. C'est ensuite, très vite que cela se gâte. On va suivre le parallèle entre un homme et une femme qui ne savent pas qu'en fait il y a un prix à payer, celui de la personne aimée ou la visite du précédent locataire si le cercueil n’est pas 'vierge'.

Des effets musicaux pour nous mettre dans l'ambiance, des effets visuels avec le passage entre deux scènes, des fumées le soir, des fantômes bien maquillés, toute une panoplie qui devient ennuyeuse dans ces décors qui mettent peu en valeur le paysage thaïlandais (heureusement il y a des statues de bouddhas).

Petite remarque sur deux passages traités de manière thaïe avec la censure : celui de la scène d'amour ou l'on ne voit que les jambes avec un sous vêtement enlevé ou succède la métaphore des vagues puis, un autre ou l'actrice principale met de dos un t-shirt. L'actrice en question s'appelle Karen Mok, elle serait plutôt typée chinoise mais c'est le second rôle (sa copine dont je n'ai pas le nom) qui retient l'attention avec sa grande taille, son sourire et ses traits fins.

Tout semble dédoublé : deux personnages qui ont deux amies et qui font des recherches pour arriver à leur but. On peut noter une phrase d'un personnage (qui a perdu tôt ses parents) qui dira après un enseignement bouddhiste sur la mort : "ce qui m'angoisse, c'est moins ma mort que celui des êtres qui me sont chers".

Le film hésite entre les deux registres que sont l'horreur et le psychologique ne réussissant ni l'un, ni l'autre. THE COFFIN pourra passer à la télévision thaïe mais pas sur nos écrans de cinémas.



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