MY FATHER MY LORD

  • Kitano
  • Films

La liste des vingt cinéastes israéliens s'est allongée de deux nouveaux noms cette année : Ari Folman (Valse avec Bashir) et David Folach. Au moins deux points communs, ce sont des films autobiographiques et des réussites.

My Father My Lord décrit la vie de Menahem, huit ans environ, fils unique d'un couple dont le père est un ultra-orthodoxe. A travers le regard de l'enfant, d'une mère aimante et d'un père appliquant strictement les commandements, on découvre leur vie ordinaire rythmée par certaines règles dont celle de ne plus parler après avoir fait sa prière du soir (si j'ai bon souvenir).

Par touches (l'image iconographique déchirée, la plage), par une mise en scène sobre, une durée courte (1h16), on perçoit peu à peu les contraintes religieuses mais c'est surtout cette phrase terrible qui reste en mémoire : "on ne pleure pas le jour du Shabbat". Et il y a de quoi pleurer avec ce qui va arriver, car comme il est dit dans le film "ce que l'Eternel donne, l'Eternel le reprend". De quoi faire trembler et vaciller une foi, on pense alors au sacrifice d’Abraham. Pour la mère, ses larmes sont universelles, quant au père il représente ce que tout les 'ultras' du monde peuvent penser, enfermer dans leur carcan.

Le titre a un double sens, Father signifiant père mais aussi notre Père dans le sens religieux et Lord, Seigneur. Le film est parlé en yiddish, langue rarement entendu au cinéma, il commence et finit dans le même lieu.

David Volach âgé de moins de quarante ans, se réfère a Kristof Kieslowski (Décalogue 1 - Un seul Dieu tu adoreras), pour son premier film, c’est un signe de promesses et pour l'instant la révélation d'un cinéaste.
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