LE NOUVEAU MONDE (2emevision)

  • Kitano
  • PoP

Claude Chabrol, lors d’un interview, avait une théorie : il existe des films pairs et des films impairs. Le film pair vous plaira (ou déplaira) mais lors de sa seconde vision, ce qui lui laisse – maintenant dans l’industrie cinématographique – aucune chance. Le film de Terence malick échappe à cette théorie, il faut bien une exception.

 

Dès les premières secondes, le charme agit et j’ai pu encore plus apprécier les deux histoires d’amour successives dont il ressort que le personnage de Pocahontas (dont on ne prononcera jamais le nom) irradie de par son destin et l’interprétation le film.

Le mystère peut rester le choix de John Smith, en quête d’éternel, de bonheur dont il ne croit pas à sa longévité. Un des aspects du réalisateur mis en avant ?

Lors de ma première réaction, j’avançais que Terence Malick était un philosophe. Je ne me trompais pas. Dans sa biographie, avant sa « disparition de vingt années », on lit qu’il a traduit un livre de Heidegger. La boucle est bouclée.

 

Ne répondant pas aux critères cinématographiques classiques : peu de paroles (comme chez Kitano), des voix off pour l’intériorité des personnages, des plans qui se succèdent amenant une plongée non en apnée mais apesanteur. Dans celle du bonheur. D’une sensation d’une communion avec la nature et la nature humaine lorsque celle-ci est dénuée du Mal.

 

Pocahontas, être résigné ou personne adaptative car ayant tout perdu (son peuple, sa parenté, son nom, son amour) elle en devient transparente avant de re-goûter à la joie de la vie.

Le film débute avec l’élément naturel de l’eau pour finir par celui du vent, des arbres (référence à la phrase : « même lorsqu’une branche casse, l’arbre poursuit sa croissance »), le film débute par la voix off de Pocahantas : « Viens esprit », que Terence Malick puisse être remercié de ce miracle, l’esprit est en Moi.

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