Pour un ciel nocture (2006)

  • Kitano
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"On a pris conscience du phénomène il y a deux ans. Il a alors fallu informer les citoyens puis convaincre les élus." Matthieu Campf, responsable énergie du parc naturel du Luberon, est parvenu à ses fins, en faisant inscrire un chapitre "amélioration de la qualité du ciel nocturne" dans l'avant-projet de charte que le parc renouvelle pour la période 2007-2017. Une première en France. La présence de l'observatoire de Haute-Provence dans le parc n'y est pas tout à fait étrangère. Les astronomes se plaignaient depuis plusieurs années de la détérioration de la voûte céleste, teintée d'un halo rouge-orangé de plus en plus visible. A part quelques passionnés du ciel, le sujet n'avait que peu d'écho parmi les citoyens.

En collaboration avec l'Association de protection du ciel nocturne, Matthieu Campf a démontré aux 72 communes du parc, grâce à des plaquettes d'information et à des réunions publiques, qu'en plus d'améliorer la noirceur du ciel, des économies substantielles étaient possibles par l'usage d'un matériel de meilleure qualité et mieux adapté.


Une façon aussi de lutter contre les rejets de gaz à effet de serre, alors que l'éclairage public, qui consomme environ 1 % de l'énergie électrique produite en France, rejette environ 600 000 tonnes de CO2 chaque année dans l'atmosphère. Il s'agit de remplacer notamment les boules lumineuses qui ont fait florès à partir des années 1960 — et qui éclairent davantage le ciel que la chaussée — par des lampadaires nouvelle génération diffusant du haut vers le bas.

Deux communes pilotes, Saint-Martin-les-Eaux (Alpes-de-Haute-Provence) et Oppède (Vaucluse), ont d'ores et déjà adopté des lampadaires à diode électroluminescente. Résultat : une consommation électrique divisée par cinq et une durée de vie de 25 ans environ, contre 3 ou 4 ans pour les ampoules actuelles. Le flux lumineux au sol, réduit à 5 lux contre 35 habituellement, offre une lumière tamisée beaucoup moins agressive. L'investissement, assez lourd au départ, est amorti au bout de dix ans. Seule ombre au tableau : la présence de métaux lourds, difficiles à recycler en fin de vie.

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I
mais c'est qu'il serait poete ce Titi !
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T
oui rien n est plus beau que la lumiere naturelle  dans un beau paysage de nature  . C est pour ca  que les photos en noir et blanc sont les plus belle sans artifice . <br /> De retour vendredi soir du grand echaillon apres midi de ski de fond j ai eu droit a un tres beau couche de soleil   avec le limouche orange et un superbe soleil bien rond  qui allait se coucher derriere les nuages  au dessus de la vallee  c etait superbe ! la nature est belle  pâs besoin d eclairage elle sait nous eblouir comme ca  comme une grande  !!! merci  a elle !!!me suis arrete avant de redescendre pour admirer cela 
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K
100% avec Toi !
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I
rien de pire que les lumières des villes quand on veut observer les superbes nuits étoilées d'été !<br /> une seule solution : les endroits à l'écart de toute pollution lumineuse.
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à bientôt car sans Toi, c'est pas pareil ! -  Hébergé par Overblog