Danse à Monaco

  • Kitano

Il y a tout juste une semaine, le départ de Nice se faisait pour la direction de Monaco pour assister à une soirée de danse consacrée à 3 chorégraphes.

Peut-être faut-il écrire qu'une telle soirée est à la portée de presque tous : pour le prix de deux places de cinéma, c'est à un spectacle, certes court - mais la longueur n'équivaut pas à la qualité et c'est même un point faible dans les comédies cinématographiques - qu'il nous est donné d'assister.

Le Grimaldi forum est un endroit adapté pour les représentations : d'inspiration de l'Opéra Bastille avec son architecture et ses matériaux modernes (grandes colonnes de béton) qui donne un aspect froid, malgré la couleur rouge présente sur les murs, loin pour moi du plus beau monument de Paris qu'est l'Opéra Garnier.

Ce soir là, tout était complet. Les spectateurs plutôt âgés dans l'ensemble étaient venus pour voir 3 ballets d'une durée approximative de 33, 21 et 16 minutes. 

Le premier de BALANCHINE datant du début du siècle, datait aussi dans sa chorégraphie, ses costumes trop classiques. Ce n'est qu'à la fin, avec les nombreux couples de danseurs que l'on commençait à prendre plus d'intérêt. Intérêt qui allait croissant avec la chorégraphie de KYLIAN plus enlevée, plus moderne, avec un fond de scène qui égayait les chorégraphies.Presque trop court.

Et puis, les applaudissements finaux allaient à la danseuse mais surtout au génie de Maurice Béjart et de son boléro (musique de Ravel). Pendant 16 minutes, sur une socle surélevé, entouré d'une trentaine de danseurs assis au départ sur des chaises, c'est à une véritable ode à la vie, à la passion et aux flots sauvages d'instincts d'amour que nous donne à ressentir la danseuse.

La chorégraphie est d'une intelligence et d'une fluidité sidérante. Il est évident que celle-ci a été écrite pour un homme (Georges Don, compagnon de Maurice Béjart, qui l'a dansé - de façon inoubliable pour tous les spécialistes - dans le film de Claude Lelouch, Les uns et les autres), et dansé sublimement par Sylvie Ghuilem. Mais, même sans eux, l'émotion et le talent restent présents.

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