Cinéma GOOD NIGHT AND GOOD LUCK

  • Kitano
  • PoP

J’ai une théorie selon laquelle les acteurs américains ont plus d’envergure politique et cinématographique que les nôtres. Le deuxième film de Georges CLOONEY traite du combat contre le Maccarthisme par une équipe de CBS au début des années 50 (la période du film débute en 53 pour se terminer par un discours en 58).

 

Inutile de cacher que le cadre a un écho actuel avec les lois prises après les évènements du onze septembre et sur la politique au proche orient mené par l’actuel président des Etats-Unis.
Film moderne même si son traitement passe par des images noir et blanc et à des films d’archives qui jamais ne poussent au documentaire mais montre le caractère injuste et surtout inconstitutionnel des pratiques de ce sénateur luttant contre le communisme.

 

Georges Clooney, s’il est présent à l’écran ne s’attribue pas le rôle principal du journaliste qui va se lancer dans une lutte – dont un de ses collègues en perdra la vie (« il m’assassine » en parlant d’un chroniqueur à la plume haineuse) - qui lui laisse une marge de manœuvre réduite face à un adversaire qui joue sur le sentiment patriotique mais aussi de délation qui peut mener à l’hystérie collective.

 

Ce qui intéresse aussi les scénaristes, puisque l’on retrouve aussi crédité CLOONEY dans ce rôle, ce sont les relations entre les journalistes, le monde politique, militaire mais aussi et surtout le monde de la télévision naissante qui va prendre le pouvoir avec les divertissements et gagner des galons de crédibilité dans le rôle qu’elle peut jouer ; même si dans le monde long sera le chemin qui me fera avoir une télévision chez moi !

 

Hommage aux journalistes et clin d’œil au film de Clint Eastwood avec ses publicités, ses réunions agrémentées de jazz, au son entre autres de la musique de Cole Porter, le film se conclut presque comme il a commencé par un discours ouvert, rempli d’espoir et qui montre que le courage et la ténacité d’individus font toujours avancer le sort sinon d’un pays, voire de l’humanité.

 

Georges Clooney réussit avec ce second film à entrer dans la catégorie des auteurs que l’on veut suivre, loin de ses films commerciaux et proche sûrement d’une humanité qui ne le rend que plus attachant. Ce qui confirme ma théorie.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
à bientôt car sans Toi, c'est pas pareil ! -  Hébergé par Overblog