Chômage, pouvoir d'achat ? Non, rien au programme du discours du Président le 1er janvier que d’appeler notre «vieux monde» à une «nouvelle Renaissance» dont la «France soit l’âme». Ressorti hier soir, ce thème pompé à Pompidou de la «Renaissance» avait déjà été testé dans plusieurs salles de meeting durant sa campagne présidentielle.

Produit toujours en vogue dans les sondages malgré quelques alertes, le sarkozysme va-t-il se renouveler en 2008 ?

A entendre le chef de l’Etat hier, les marketeurs et autres plumes présidentielles n’en sont pas là.
Ils préfèrent surfer sur les acquis, recycler recettes et formules qui font l’identité de Nicolas Sarkozy et ont conduit au succès électoral du printemps.

Mettant donc en avant son «énergie», sa «détermination sans faille» ou sa capacité à «agir pour obtenir des résultats», le président de la République est allé jusqu’à marteler ses vieux tubes («Ce que j’ai dit, je le ferai», «Je vous dois la vérité. Je vous la dirai toujours»…)

Dans ce rituel télévisé de fin d’année qu’il n’a finalement pas su renouveler, Nicolas Sarkozy n’a fait aucune annonce. Très classique, il a décrit les impatiences des Français et promis d’y répondre.

Comme le faisait son prédécesseur Jacques Chirac, un maître en la matière… «Tout ne peut pas être résolu en un jour», a lancé Nicolas Sarkozy en concédant - ce qui n’est pas son style - qu’il avait «pu commettre des erreurs».
Prudent aussi sur les effets de sa politique depuis huit mois, il a indiqué (au conditionnel) que les «premiers résultats de l’action entreprise devraient se faire sentir» en 2008.

Retour à l'accueil