Cinéma MARY : pénombre et lumières

  • Kitano
  • PoP

Trois vies, presque trois destins face à la foi.

Le retour du cinéaste après le dernier film vu de lui NEW ROSE HOTEL où irradiait Asia Argento, c’était en 1999. Il fera un autre film CHRISTMAS. Depuis, les difficultés de produire le film s’accumuleront. Une fois de plus, ce film a une production européenne.

 

La recherche de la foi, de Dieu et de l’amour sont les thèmes de cette histoire dont on ne voit pas la durée passée. Ce ne sont pas les une heure vingt cinq minutes qui en sont la raison car le contenu nous attrape et nous rattrape en nous interrogeant sur le sentiment de croyance.

On reconnaîtra dans les différents personnages le cinéaste, l’un d’entre eux étant un réalisateur.

Le film qui mêle une histoire à 3 niveaux dont les liens s’enchevêtrent (un peu comme cette critique) va en crescendo dans la dramaturgie. Une actrice qui joue le rôle de Marie-Madeleine s’investit tellement du personnage qu’elle décide de rester à Jérusalem et d’abandonner sa carrière. Un an après, le réalisateur monte et montre le film qui suscite des réactions hostiles comme pour l’affaire LA DERNIERE TENTATION DU CHRIST. Beaucoup mégalo, artiste qui défend sa création jusqu’au bout, il va rencontrer Forest Withaker qui anime une émission de télévision sur la religion.

 

Chacun sera amené a faire face de son point de vue à la foi et chacun y répondra à sa manière : la grâce pour l’actrice, la rédemption pour l’animateur et le questionnement pour l’artiste. Le personnage le plus émouvant reste Forest Withaker de par la situation qu’il a à surmonter et l’interprétation de cet acteur qui sublime ses rôles.

On sent que Ferrara est traversé par des idées contradictoires, sa mise en scène nous le montre : la majorité des scènes se passent la nuit ou dans la pénombre mais la lumière qu’il installe est intérieure.

 

Traversé par des images d’actualité sur le conflit israélo-palestinien le film ne prend pas parti. Idem, en ce qui concerne l’animateur de télé qui reçoit nombre de personnes qui représentent les différents courants de la religion. Une des phrases importantes du film est celle où Forest Withaker en communication avec l’actrice lui répond – sur sa question de parler avec Dieu – « je ne sais pas lui parler ».

Le réalisateur à partir du rôle de Marie soulève le débat sur l’existence de Dieu, sur la rédemption, sur la position de l’artiste. Pour la première fois, Ferrara arrive à me toucher dans des scènes intimistes mettant en jeu un questionnement sur la croyance.

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