MATCH POINT

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Woody ALLEN pour les cinéphiles, c’est un rendez-vous annuel attendu avec plaisir, sans excitation mais avec intérêt. Différent de celui que l’on avoir avec un copain comme Tim Burton ou la découverte qui œuvre chez Takeshi KITANO.

Suivi dans les années 80 pendant dix ans, les derniers opus n’avaient pu me pousser à me déplacer dans les salles. Ce sont les critiques et le bon accueil à Cannes qui m’ont convaincu de retrouver Woody Allen comme réalisateur et plus comme acteur dans ce film.

 

 

 

Œuvre qui se structure d’années en années, on retrouve ses thèmes avec un humour presque absent. C’est lorsqu’il distille ses obsessions dans un scénario à la fin immorale, que le film est prenant. Deux remarques, une mineure et l’autre majeur sur le scénario : la première sur l’enquête qui ne mentionne pas la bousculade après « l’exécution » du plan mais surtout sur la famille de Chris, des intentions du personnage principal.

On pourra me répondre que pour le premier, c’est un incident qui n’a aucune incidence et pour le second, c’est l’aspect central du film, un personnage qui ne veut pas choisir, qui ne peut pas choisir : entre l’amour et une stature sociale et dont le passé est de moindre importance.

 

 

 

Les relations mère/fils toujours présentes, le sont dans une ambiance feutrée (« n’élève pas le ton »). Elles passent aussi vers les relations belle-mère/belle-fille, avec des personnages de cette bourgeoisie presque caricaturale de bons sentiments (le beau-père). La procréation passe au premier plan après la présentation de l’ascension de ce professeur de tennis en homme d’affaires grâce à un mariage qui le propulse dans la haute société.

Tout ne ferait pas un film, si ce dernier ne tombait amoureux de pulpeuse Nola ; joué par Scarlett Johanson et son visage de poupon : « ma sœur est belle, moi je suis sexy » ; fiancée ou presque du futur beau-frère.

 

 

 

La personne de Woody Allen transparaît par touches, à travers les personnages et les situations dont au hasard : l’actrice américaine du Colorado, les musées, la double vie, la recherche d’une résolution de problème. Le réalisateur aborde un aspect social, un côté Martin Scorcese mais sans la tension, si ce n’est dans le dernier tournant du film.

 

 

 

Un scénario travaillé, s’impliquant dans un autre pays, une autre classe sociale, provoquant des rencontres peu probables, Woody Allen réussit sans s’éloigner de ses thèmes une synthèse et donc une réussite avec MATCH POINT.

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