LADY VENGEANCE

  • Kitano
  • Films

 Pour ce retour en France et la direction vers les salles de cinéma, il en fallait du courage pour affronter le froid et surtout le vent. 

Des indices m’avaient mis sur la voie mais comme j’ai espoir, je ne voulais pas me laisser envahir par des pensées négatives.

Tout d’abord, la salle : la plus petite soit 3,5 mètres de long ; d’habitude, je demande le numéro de la salle, si la réponse est 5 ou 6, je ne vais pas voir le film. Mais comme j’avais envie de voir la fin de la trilogie sur la vengeance de ce cinéaste coréen, je n'ai pas tenu compte de cette contrainte.

Ensuite, au bout de vingt secondes, j’ai dû sortir de la salle pour informer à l’accueil que le film était mal cadré, sous-titres impossibles à lire ! Puis, pour finir, une personne (forcément presque) âgée, qui ouvre l’emballage d’un bonbon et qui fait donc du bruit !

Quelquefois, j’ai des idées de scénario dans lequel une personne normale pourrait faire un massacre dans un cinéma, du style du film LADY VENGEANCE.

Le titre original, SYMPATHY FOR LADY VENGEANCE donne tout d’abord à penser à un titre des Rolling stones mais c’est la rédemption dont il est traité avec une musique classique (Vivaldi, Paganini) qui ira bien avec le style théâtral de certaines scènes.

 

Faisant suite à l’intéressant OLD BOY, on se demande vers quoi veut nous emmener le cinéaste dans cette histoire qui frôle le sordide avec les kidnappings d’enfants. Trop de longueur, des scènes inutiles, de la violence qui s’autocensure mais dont on aurait pu se passer. 

 

La mécanique de cette vengeance annoncée ne tient pas la structure (construction déstructurée inutile, référence au magot versé, rôle du commissaire, le pistolet, …) et l’histoire de cette femme présentée comme tueuse d’un enfant (qui porte presque le nom du cinéaste Park Won au lieu de PARK CHAN-WOOK) qui va passer treize ans de sa vie à fomenter une vengeance pour un crime qu’elle n’a pas commis est plutôt prétexte à des fantasmes et à un côté vide comme la scène finale.

Faut-il voir le premier film de la trilogie (SYMPATHY FOR M. VENGEANCE) ou suivre la filmographie de ce cinéaste ? Et si la réponse était ni l’un, ni l’autre ?

 

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