RATATOUILLE

  • Kitano
  • Films

L’avantage d’un blockbuster est que même dix semaines après sortie, il est possible de le voir en séance de rattrapage. C’est le cas avec la dernière production PIXAR sortie par WALT DISNEY. Ces éléments ont leur importance car ils vont situés le film avec ses qualités mais aussi leurs limites.

Nous voici dans l’environnement de rats, de gentils rats dont un se sent différent du fait de son odorat développé qui l’incite à vouloir faire de la cuisine. On est dans la campagne mais on va vite se retrouver à Paris. Notre rat, Remy, séparé de sa famille rencontre – fruit de son imagination – le fantôme du célèbre Gusteau (« tout le monde peut faire la cuisine »), cuisinier renommé mais trop vite décédé. Car notre rat a la particularité de savoir lire, regarder la télévision et réaliser ses rêves.

Les ingrédients PIXAR sont réunis pour une histoire très bien écrite. Si sur l’affiche on ne voit aucun nom, au générique va défiler un scénario à six mains aidé d’une trentaine de personnes. C’est une réussite comme la technique de ce film en images de synthèse qui restitue les ors et flammes de Paris. La recherche de sa voie, de savoir se situer, de l’accomplissement de soi aurait pu aboutir à un film avec de vrais acteurs tellement la psychologie est étoffée.

Mais, il ne faut pas oublier que nous sommes dans une production DISNEY donc, il faut plaire aux enfants à partir de 6 ans. Les méchants sont donc promptement identifiables (le chef, le critique), on n’échappe pas à une chanson, le stratagème de communication entre les deux protagonistes (un humain et un rat) tiré par les cheveux ( !), une courte romance a lieu, une poursuite (ne pas oublier qu’il y a un jeu vidéo issu du film) est – obligatoirement - présente.

Et pourtant, malgré ce cahier de charges à charge, le film fonctionne malgré sa longue durée pour sa catégorie (1h50) et il arrive même à toucher après un passage un vide, après la première heure. On y verra, même pas malicieusement plus qu’une égratignure dans le témoignage du critique qui se flagelle (« il y a plus de talent dans le plat le plus médiocre que dans la plus talentueuse des critiques, qui eux n’inventent rien ») mais la scène de la madeleine arrive à point !

On a la touche de l’équipe de production : de John LASSETER on retrouve la morale de la fin de CARS (la réussite n’est pas tout), du réalisateur Brad Lewis on y voit le thème de FOURMIZ (l’être différent du groupe), la cuisinière rappelle MULAN, … et cela finit bien.

RATATOUILLE est un film qui ne se boude pas mais qui ne fera ni aimer les rats, ni donner la vocation d’être cuisinier malgré son message. Les productions DISNEY entrent peut-être dans la voie du réel.

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