No FutUre

  • Kitano
  • PoP
1975. Le rock est dominé par le hard pharaonique de Led Zeppelin, l’ambition tape-à-l’oeil de Pink Floyd de faire de la Grande Musique et les derniers vestiges des sixties, incarnés par des Stones déjà vieillissants.

A New York, le CBGB abrite joyeux bourrins (Ramones), futures icônes (Patti Smith, Blondie) et artistes d’avant-garde (Suicide, Talking Heads). Leurs influences ? Velvet Underground, MC5 et New York Dolls, Brian Eno pour les plus aventureux. Bref, tous ceux que l’ère baba cool a laissés de côté.

Leur objectif : abolir les privilèges de la noblesse rock, sortir les concerts des stades et rendre à la pop un peu de sa fraîcheur. Mais ce n’est qu’en débarquant en Angleterre que le punk devient le punk. Les Sex Pistols lui donnent un son, un look et un parfum de scandale.
Des millions de groupes se forment après les avoir vus sur scène (“Do it yourself !”) et en quelques mois, ces amateurs concurrencent la jet-set pop. Pire... Non contents de jouer une musique de sauvages, ces vauriens adoptent une attitude provocatrice, flirtant avec l’imagerie homo ou faisant montre d’une coupable irrévérence envers la monarchie anglaise. Phil Collins, en bon père de famille, déclare que "le punk est une insulte aux bonnes moeurs." Victoire, le rock fait à nouveau peur aux vieux ! Les choses se tassent en 1979. L’Amérique réinvente sa propre version du punk, le hardcore, et l’Angleter
re sombre dans la Oï : le genre s’adresse désormais à un public d’initiés, la crête apparaît.
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