Semaine Kitano, encore une 1ere place sur ALLOCINE pour ZODIAC (mais vous y êtes habitués)

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Critiques Spectateurs

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kitano316 - le 20/06/2007
Membre depuis 622 jours
94 critiques postées
Si SEVEN mettait les bases d’une nouvelle structure sur les serial killers, la suite de la filmographie de Fincher fut décevante. Poursuivant dans le genre des meurtriers en série, le film va durant les 2h36, suivre un journaliste dans son enquête. Mais pas de ces journalistes qui font l’Histoire, un qui n’a pas de pouvoir, pas de charisme, presque invisible. Le nôtre s’appelle Robert Graysmith et a la fonction de dessinateur au San Francisco Chronicle. Du genre transparent, on le surnomme même « l’attardé », c’est pourtant lui qui va se mettre inlassablement durant des années sur ces affaires de meurtres. Ce qui est d’emblée réussi, c’est tout d’abord que ces meurtres constituent le contexte : on part d’une histoire vraie de jeunes tués par un psychopathe qui échappe à la police malgré les pistes qu’il sème au travers de messages codés de signes. Le film va donc s’attacher à ce journaliste dont cette affaire va tourner à l’obsession mettant son couple en péril, son job et ses nerfs par des coups de téléphone plus que bizarres. Il n’y aura donc rien de spectaculaire, encore moins à la fin du film et d’une enquête qui aura duré plus de vingt ans. Il semble évident que la personne soupçonnée soit la bonne, mais les mécanismes de la justice et les failles de la police sont mis à jour. Le scénario tiré des livres de Robert Graysmith va montrer les différents personnages, les différentes époques (années 60, 70), les différents milieux (journalistes et police en particulier). L’interprétation est de qualité. Chacun personnage se donnant face à une énigme qui n’en sera plus une. Il est question ici d’obsession faisant du temps une variable. Délaissant le côté manipulateur et l’histoire formatée, David Fincher dépasse son sujet en s’appropriant un thème sans en faire subir les sempiternels meurtres mais en les ramenant à l’humain, en laissant dans l’ombre le meurtrier. En cela ZODIAC est son meilleur film, celui qui gardera un intérêt dans le temps.
 
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