BALI X : Overstsay

  • Kitano

Jakarta, aéroport. Fred le connaît bien, à l’époque pour minimiser le coût du billet d’avion, il atterrissait ici et prenait un vol intérieur. Le souci, c’est qu’une année, afflux de touristes, il ne put trouver un avion direct et dut patienter jusqu’au lendemain. Un jour de perdu et donc aussi la réduction de pouvoir trouver un hôtel pas cher à Kuta. Heureusement, j’étais là et il y avait le Komala. Mais, cela était une autre voyage.

J’ai pleinement conscience que mes voyages en Inde, au Tibet, auparavant en Thaïlande (mais l’outil informatique n’existait pas encore !) était plus intéressant dans la découverte d’un pays, d’un voyage que ceux à Bali, en statique et en famille mais le temps du sac à dos est révolu et rester au maximum trois jours pour visiter une ville ou pour vivre des aventures ou mésaventures ne relève plus d’une nécessité. Avoir été dans un car en Inde qui a fini sur le bas-côté avec un homme qui s’enfuyait et un autre laissé, motocycliste, laissé pour mort, ne m’a jamais emballé. Si je rajoute que cette même journée, je trouve l’hôtel que l’on m’avait indiqué (pas de portable à l’époque !), je pars faire un tour … et je ne retrouve pas le chemin retour … Cela a du contenu mais à vivre, il y a mieux.

Nous sortons de l’avion et nous dirigeons vers un contrôle. Je donne les passeports et là, j’entends le son du tampon sur le passeport ! Quoi ? Vous me tamponnez le passeport alors que je vais à Bali ? Oui me répond l’agent, vous entrez en Indonésie. Je lui montre mon e-billet et il me dit alors « vous êtes en overstay d’un jour, il faudra payer 300 000 roupies ». Je lui réponds pour4. « non 300 000 roupies par personnes ». [300 000 roupies = 20 euros – ndlr).

Lorsque j’ai pris le billet, je me souviens encore de l’employé qui me disait « vous quittez le 15 août et s’il arrive quelque chose ? ». J’avais répondu : « on préfère optimiser le voyage, on arrive le 17 juillet à 00h10 et on part le 15 août à 16h ». Autant faire un dernier voyage, autant en profiter au maximum. L’employée n’a pas tilter, et moi non plus, que c’est le jour d’entrée dans le pays qui compte même si on ne reste que quelques heures.

J’avais dû déjà expliquer trois fois à ma compagne que du 17 juillet au 15 août, il y a 30 jours calendaires. Or, subtilité du décompte indonésien, c’est le jour d’entrée donc le tampon qui fait foi et qui fait débuter les 30 jours. Le gars au guichet est sympa, il me compte les jours, m’inscrit son numéro de téléphone et son nom que je lui demande pour au cas où j’ai des problèmes de l’appeler. Mais, mon sens me dit que cela n’est pas net, j’y vois comme pot de vin. On verra au retour. Carton rouge à l’agence Tui.

Ce n’est pas fini. On poursuit le chemin vers les bagages que nous n’avons pas à prendre car ils nous seront livrés à Denpasar et je remplis la fiche de déclaration à la douane. Je la donne au gars sympathique qui nous dit « et vos valises », je réponds « elles nous suivent à Denpasar ! ». Visiblement non, il nous dit d’aller voir …

On va voir sur le tapis roulant … et là je vois la valise de mon fils et la poussette qui arrive !

Deux valises (28 et 25 kg), deux petites valises, 4 sacs et une poussette !

Carton rouge pour la Turkish qui avait répondu par mail à l’agence que nos valises iraient directement à Denpasar !

Un trolley. On passe la douane, je fais une tape sur l’épaule au gars qui nous a donné l’info. J’avais bien lu dans un commentaire que l’on devait récupérer les valises à Jakarta, j’avais même lu tout le périple (90 minutes, ce n’est pas possible de faire le transfert, du moins il y a quelques années, car un détail à changer).

Maintenant, la recherche du Skytrain, entré en service en octobre, toutes les 7 minutes avec 5 minutes de trajet. Officiellement. On sort de l’aéroport, on traverse la route, on va tout droit, on tourne à droite … et on marche mais pas de panneau Skytrain jusqu’au moment où l’on voit un étage éclairé avec un escalator et en décalant le regard, un étage plus haut des rails. Petit souci, il faut abandonner le trolley, une personne est présente pour aider (no tipping sur le thsirt). Bon, on y arrive tout de même en mettant à contribution les enfants. Arrivés en haut de l’escalator, j’aperçois au moins trois personnes de la sécurité, un tableau d’information. Terminal 3 dans 12 minutes. J’avais lu que lorsqu’il y a du monde, il faut attendre. D’un côté, on a le temps, le décollage est prévu à 21h10, bien que je n’ai toujours pas les boarding pass.

En fait, il faut s’avancer vers l’agent de sécurité car apparaît le Skytrain composé de deux wagons ! Et à l’intérieur du wagon, un agent de sécurité. Je me demande si cela est fait pour me rassurer. On se croirait presque en Inde, à New Delhi dans le métro.

On sort du Skytrain, on prend un ascenseur (on verra un couple avec seulement deux valises vouloir le prendre !) et on arrive au Terminal 3. Direction les premiers bureaux d’enregistrement de la Guaruda. J’ai maintenant les pass. Je passe sur les contrôles des sacs qui ont été plus doux qu’à Lyon où je me souviens que des personnes en direction d’Alger ont dû se séparer de boîtes de sardines et de laques. Tout est passé, même l’eau.

Porte 25. On se dirige vers le panneau porte 11-28 et on cherche la porte 25 que l’on ne trouve pas encore car à la fin de la longue, longue allée, on voit le numéro 18. Il faut tourner à droite et il faut marcher, marcher pour enfin arriver à la porte 25. C’est tellement long qu’il y a des petites voitures avec les gros pneus. L’une d’elles était venue nous chercher sur un vol dans un voyage précédent où l’avion avait pris du retard. Il est aux alentours de 20 heures. Le Terminal est propre, grand, il y a même des jeux avec toboggan pour les enfants. J’ai lu que le Skytrain a été construit pour remplacer les bus (toutes les 20 minutes, j’en avais pris un il y a plus de 15 ans) mais surtout pour se mettre en conformité avec les standards internationaux concernant les transferts car le tourisme est appelé à être en expansion.

Troisième enseignement de ce trajet, ne plus prendre un vol intérieur. Deux vols maximum. Comme avant, qu’importe si l’on ne doit plus revenir !

On part légèrement en retard pour un vol de 2 heures mais un trajet de 3 heures avec le décalage horaire. Je regarde sur l’écran des passagers de devant une partie de KONG et la fin du dernier PLANETE DES SINGES (que je conseille, on préfère être un singe dans ce film qu’un être humain !). Pour la boisson, cela sera pour moi, un jus de goyave. Pour les amateurs de bières, il ne faudra pas y compter. Pour ceux qui ne sont pas amateurs de plats épicés, il ne faudra pas compter manger le plat principal ! Avant de partir, on a rempli les gourdes.

Seule bonne surprise de cette journée, c’est que nous n’aurons pas de contrôle de bagages à l’arrivée. Tous nos bagages sont arrivés. On quitte le Terminal et en marchand, on est abordés par un gars qui nous demande où aller, je lui dis Kuta, Hotel Lusa. Il n’a pas l’air de savoir où est situé l’hôtel. Je lui dit que c’est la 5e fois que je viens à Bali (c’est la 10e mais je me souviens que 5e fois se dit kalima kali). Et là, il me dit 150 000. Je suis tellement étonné de sa réponse que je dis oui, sans réfléchir. J’aurais marchander mais cela fait 2 jours que nous sommes partis et mes sens ne sont plus aiguisés du tout. Je le vois essayer d’utiliser son portable pour se géo localiser. Ce n’est pas un vrai taxi et je comprends que le prix lorsque l’on descend des arrivées internationales subit une forte hausse. Je comprends qu’en sortant des arrivées internationales, il faut en fait aller vers le domestique voire même vers la sortie pour être amenés en moto pour un prix défiant toute la concurrence. Mais dans mon cas, cela n’est pas possible.

Notre chauffeur – qui n’a pas de carte de taxi – nous amène à bon port, avec une circulation fluide, bien plus fluide que l’année précédente à cette même heure. Avant une heure du matin, on arrive au Lusa, normalement la chambre nous attend … normalement.

Nous sommes enfin à Kuta, après 39 heures de voyage.

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