BALI 9 : GREG

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Enfin, j’ai rencontré un couple de jeunes français qui aiment Kuta.

Des voyageurs, des vrais : leur périple à commencer en Inde, puis Vietnam. Ils ont parcouru Bali et ils apprécient Kuta. On les a rencontrés au restaurant muslim (lorsque l’on tourne à gauche au carrefour du Frog), juste après l’HotelBenesaya 2 (hôtel avec piscine pour 150 000 roupies mais cela fait ancien building). Si vous n’avez pas trop d’appréhension avec le piment, un large choix s’offre à vous pour un prix défiant presque toute concurrence.

Car ce qu’il y a d’étrange, c’est que le prix peut varier dans des fortes sommes sans que le changement dans l’assiette ne se voie. Une note a presque doublé alors que j’avais seulement pris un encornet géant au lieu d’un petit. Cela est arrivé à Fred, il  y a très longtemps avec moi : je l’ai emmené dans mon masakan muslim avec une bonne sauce de noix de coco avec du poulet. Lui, il a pris des crevettes, et le prix de son repas s’est vraiment envolé. Ce masakana ensuite fermé, puis réouvert puis fermé. L’inconvénient c’est que la nourriture étant pimenté avec en plus une chaleur dans ce restaurant ouvert

Une triste nouvelle aujourd’hui, Pol était parti faire du surf hier. Il paraîtrait qu’il soit revenu sans son surf mais en ambulance. On le croise vers 10 heures du matin et nous dit qu’il va aller voir la course des bébés tortues car on lui en avait parlé hier. On lui dit qu’en fait, la course débute à 16 heures. Vers 16 heures, il décidera d’aller se baigner pour en pas revenir.

Comme Kuta est petite, une dame anglaise qui travaille à Singapour et qui a une fille avec un indonésien, l’a vu non pas prendre une vague mais se faire prendre par une vague et ne pas revenir. Elle en a informé les lifeguards qui n’ont rien trouvé. Le scooter des mers est parti en reconnaissance mais rien. Ce qui est étrange, c’est que deux jours de suite, j’ai aidé à remonter le scooter des mers qui avait sûrement dû aller rechercher Pol, deux jours de suite. Enfin, ce soir, Pol n’était pas rentré.

J’ai oublié de vous dire qu’un jour, je n’étais pas content mais vraiment pas content, voire énervé. Dans la zone des nageurs, il y avait comme d’habitude des surfeurs et comme d’habitude, il n’y avait pas les lifeguards !

Une fille prend une leçon dans la zone des nageurs et je vois arriver son surf, son grand surf sur mon fils. Là, je crie « stop ». La fille ne sait quoi faire, je dois lui dire que c’est une zone de nageurs ; par contre son moniteur indonésien ne la ramàne pas et je le vois partir vers la zone des surfeurs.

Il nous arrive souvent de croiser ce vieux monsieur qui a du mal à marcher, tellement de mal qu’il a une canne. Il était déjà là l’an dernier mais son état s’est dégradé. Je reparlerai plus tard de ce monsieur.

Greg est venu me voir ce soir pour parler au sujet de pol. Greg est australien, la cinquantaine, il est venu sans sa femme et part bientôt pour une île avant de revenir le 26 août ici. Greg a été l’ange gardien de Pol : il lui  a fourni de l’eau, de la nourriture, était prêt à lui prêter de l’argent, à laisser un message sur e répondeur de ses parents (en vain), il savait que Pol prenait des cachets un pour la dépression, l’autre pour la schizophrénie (avec Internet on sait vite le but de ces molécules).

C’est Greg qui m’a donné les coordonnées de ses parents et qui ira deux jours plus tard à la police faire un signalement d’une personne disparue. De mon côté, je vais appeler demain le Consulat. Mais comme il n’a pas d’interconnexion entre les services, les lifeguards vont savoir qu’une personne a disparu en mer, la police va avoir un signalement mais sans connexion.

Greg me donnera ses coordonnées, toutes ses coordonnées même l’adresse mail de sa femme pour que je lui donne des nouvelles lorsqu’il partira. Il se propose même d’aider les parents de Pol au cas où.

Et toujours cette même question : « comment a-t-on pu le laisser partir ? » Autre question, mais la réponse est plus simple : « pourquoi un australien va-t-il aider un français qu’il ne connaît pas ? ». Ce n’est plus de la Balitude à ce niveau là.

 

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