BALI 9 : DEMAIN RESSEMBLE A DEMAIN

  • Kitano

Le même, au même moment mais le lendemain.

La douleur redescend et dans mon corps et dans l’échelle de douleur. De 7 à 4. Les cachets doivent faire effet, les patchs et le massage quotidien aussi. Ce dernier, fait à un autre endroit, était moins centré le dos mais suffisant pour que je me sente mieux. Je suis passé devant le salon Hana, mais Hana n’était pas présente donc je suis allé dans le salon suivant que j’avais repéré. Comme le back massage n’était pas sur la carte, j’ai dû le demander et elles ont accepté sans souci.

J’ai aussi regardé une vidéo sur Youtube avec des mouvements à faire pour vous s'étirer mais en restant dans la zone de non-douleur. J'ai appris que l’immobilité est la pire des situations.

Cela cadre bien avec ce matin et la longue marche vers Semyniak à la recherche de la rue des sarongs qui se trouve rue Arjuna. Bien entendu je ne me souvenais plus de la rue à prendre et on est arrivés près du supermarché Bintang histoire de ramener du thé et des gâteaux que l’on ne trouve pas ailleurs.

La rue des grossistes de sarongs affiche des prix largement supérieurs à ceux de notre quartier. Nous renonçons à marchander. Retour comme pour le départ en passant non pas par la plage mais par le bord de plage qui aligne les bars, piscines pour une clientèle aisée et âgée dans l’ensemble. Cette ambiance ne me plaît pas. J’allais oublier que dans la rue Arjuna, ils construisent des deux côtés de la rue le 3L : du lourd, du long et du luxe. Autrement dit des hôtels en béton sur trois étages et sur une centaine de mètres pour une clientèle HLM (hôtel de Luxe Moyen). On sera loin des  3 000 euros par nuit de Barak Obama.

Nous avons testé la nouvelle carte du restaurant Komala. C’est bon, j’ai pris un seafood laksa (du poisson avec des légumes) mais cela ne mérite pas l’augmentation de prix et les 10 000 roupies pour du riz nature.

Prochaine étape glissée par Fred, le restaurant FROG qui a remplacé le tant connu BRAZIL auquel j’ai mangé de très nombreuses fois. Cela confirme que les prix ont tendance à se stabiliser mais vers une fourchette haute dans les divers restaurants pour touristes sans que le standing ne suivent

Une longue marche, un repas et du repos pour le tout petit qui n’a pas été sage au restaurant. Il est retourné avec sa maman dans notre chambre et a fait une sieste qu’il avait oublié de faire les jours passés.

La plage n’a pas de drapeaux ou plutôt les petits drapeaux rouges interdisant de se baigner. J’y vais quand même avec mes enfants mais avec de l’eau jusqu’au mollet. Même à ce niveau, on ressent le fort courant.

Le coucher du soleil fut enfin réussi. J’en ai profité pour faire des photos dont une avec l’effet tungstène qui rend les couleurs bleues. Normalement, je devrais la programmer. On va voir Nawill mais si sa moto et son stand sont présent, notre vendeur a dû partir s’acheter des cigarettes et a laissé la vente à l’un de ses copains. C’est dommage, je voulais faire une photo. Demain.

Douche, bakso, pakbao. Sauf que j’en ai pris un qui n’a pas plu à l’aîné car il n’avait plus de fraise ! Déçu plus que fatigué, on se dirige vers le supermarché Minimart juste avant de traverser pour la plage pour en prendre un au chocolat. Le prix n’est pas le même (8 000 au lieu de  5 000) mais il est plus fourni, surtout en chocolat.

En revenant, on passe devant le salon de massage où Pol allait souvent, plus pour discuter que pour se faire masser. Une des masseuses me demande de ses nouvelles. Je ne sais pourquoi les gens s’adressent à moi.

La seule explication que j’ai est la suivante : notre quartier est un petit quartier et même si l’on ne fait que passer (et repasser) les indonésiens, les balinais nous connaissent. Ils savent donc que je suis français.

J’explique que Pol n’est pas rentré depuis dimanche et que la dernière qu’il l’a vu, c’était juste avant la vague. Certes, il n’y a pas encore de corps mais on peut se faire du souci. Le père de Pol m’a appelé auparavant. Il attend lundi et ensuite, je fais le change avec l’argent envoyé pour régler les dettes de son fils (hôtel, restaurant Komala).

Une des gentilles filles me dit qu'elles offraient à Pol à manger et à boire. L’une d’elle me dit qu’il devait avoir 90% de ses facultés mentales, je réduis fortement ce pourcentage. Je lui dis que leurs avances seront remboursées mais elle me dit que l’argent est secondaire et qu’elle se fait du souci pour lui (« worry »). On est à Bali. On est à Kuta. Il y avait de la compassion dans ses mots. Elle me demande de la, de les tenir au courant.

Lorsque je suis passé, il y avait un de leurs copains qui jouait de la guitare, lorsque j’ai annoncé sa disparition, l’homme a arrêté de jouer.

Demain, nouveau massage, nouveau coup de fil du père, nouvelle balade, nouveau coucher du soleil. Demain ressemble à demain.

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