BALI 9 : AMED

  • Kitano

Une longue journée vers la destination préférée de Fred : Amed

Amed se situe sur la côte Est de Bali à trois heures de voiture, à l’aller en partant de Kuta, plus au retour à cause des embouteillages à partir de Denpasar.

J’avais donné rendez-vous à Made à 8h30 et le bougre est ponctuel, sauf la dernière fois pour nous mener à l’aéroport, il nous avait fait faux bond sans même me téléphoner. Heureusement, j’avais le plan B des taxis Bluebird (ceux qui mettent leur compteur).

Le petit déjeuner a mis un certain temps à se préparer et nous ne décollons que vers 8h50.

Le paysage est connu, on quitte Kuta pour s’enfoncer vers la ville de Denpasar où il semble qu’il y ait une activité plus industrielle, ensuite cela sera des paysages verdoyants. Je vois des pancartes de notaires, de docteurs, des restaurants locaux, des boutiques d’artistes durant le trajet. Il y en a un qui faisait des chevaux en bois mais taille normale !

On va aller directement à Amed, tout va bien sauf pour le petit qui a l’air pâle. Il y a deux ans, il avait vomi par deux fois. Là, il ne se sent pas bien mais à 20 minutes de l’arrivée. On s’arrête enfin. En fait, ce que l’on appelle Amed, c’est d’abord le village d’Amed, suivi de Jemeluk et de Lipah, le tout faisant 10 km de côte.

Je n’ai jamais accroché à Amed car lorsque vous êtes à pied, vous êtes captif ou presque d’une aire. Ensuite, les prix au moins dans les restaurants sont plus chers pour des plats indonésiens. Par contre les chambres sont spacieuses et certaines peuvent donner sur la mer, mais cela n’est pas donné.

La plage en elle-même est un mélange de cailloux, de coraux. Le sable est noir et ce qui est marquant, c’est qu’il y a plus de bateaux sur la plage que de nageurs. L’activité d’Amed est principalement la plongée, d’où l’intérêt pour Fred.  Au début du village et aussi par la suite, on peut lire cours de plongée avec le drapeau français. Je les ai toujours vus. Mais, vous pouvez faire du snorkeling, dans ce cas il faut prévoir un billet de 5 000 roupies supplémentaire qui sert, paraît-il à entretenir les lieux. Le must de la plongée est à faire à Tumbalen, dans les eaux profondes où se trouve le Liberty. Ce bateau a été torpillé par les japonais et s’est ensuite brisé en deux lors de la Seconde guerre mondiale. C’est un lieu de renommée mondiale, à condition de faire de la plongée. Mes deux enfants commencent à peine à mettre la tête sous l’eau, à peine.

Nous nous arrêtons presque au hasard dans un restaurant au nom accueillant de Warung. On va commander 4 plats et cela sera celui du dessert qui arrivera en premier, à savoir un plain cake. Sinon le pepes (du poisson dans des feuilles de banane était bon). Le niveau de vie à Amed n’est pas bon marché.

L’autre activité d’Amed est la production de sel, façon artisanale. Cela leur demande du temps. Soit, il prenne du sable chargé d’eau qu’ils feront décanter, soit c’est de l’eau qui va s’évaporer. Ce sel est très prisé. Bien sûr, j’oublie avant de partir d’en acheter un kilo dans une boutique (prix 35 000 roupies) mais par chance, sur le chemin du retour, en voiture, je vois un stand, je prends le paquet le plus gros, la dame me dit qu’il fait un kilo, je doute mais je le prends trop content de l’avoir trouvé … 30 000 roupies pour en fait 600 grammes !

Lorsque nous marchions plus près des restaurants que de la plage, j’entends un cri, un miaulement reconnaissable. Je cherche et je trouve … un chaton de quelques jours à côté d’une pièce. Son frère est à l’intérieur, il a les yeux encore fermés. Ils sont vraiment mignons mais la règle est de ne jamais caresser un chat ou un chien. Je ne sais quelle est l’espérance de vie des chats sur l’île … sûrement plus que les chiens qui finissent en boulettes de viande dans nos bols !

Comme centre d’intérêt mes enfants ont vu le bateau qui va vers les îles Gilli. Ils sont intéressés par les 4 moteurs et sont intrigués de savoir comment les passagers vont monter dans le bateau. Lipah change de Gemeluk, il y a un côté plus local. Sur le chemin, j’ai même vu un Indomaret, supérette qui affiche des prix moins élevés que les Minimart qui se distingue en vendant des produits différents et donc plus chers.

Si l’on revient à Bali, on ira passer quelques jours ici, même si le niveau de l’eau est haut (on n’est pas à Kuta), même si les prix sont élevés. Ici, on goûte aussi à la lenteur avec le tumulte de Kuta en moins. En attendant un jour d’aller faire du snorkeling avec les kids. Ce qu’il y a voir, c’est le panorama eh haut d’une côte. Il n’y a pas si longtemps de cela, il y avait une place où l’on pouvait  à loisir voir les kilomètres de plage et l’horizon avec la mer découpant une ligne imaginaire avec le ciel. C’est fini. La place a été barricadée par un restaurant. Voilà l le tourisme.

Il est l’heure du retour, halte à Candi Dasa où nous nous étions arrêtés l’an dernier. J’y étais allé, il y a fort longtemps, autrement écrit deux décennies. Les indonésiens se sont servis du corail et de la bonne terre pour le ciment. Cet endroit est maintenant dénaturé par des brises vagues, des digues … faites en ciment. Pour moi aucun intérêt. Encore moins lorsque l’on vous propose un Temulawak à 10 000 roupies. Cela m’a fait rire ! (prix normal 4 000).

 

Notre chauffeur nous propose de nous arrêter sur une plage mais le ciel est couvert, il y a de la bruine et comme d’habitude, on va devoir supporter les embouteillages à Denpasar. Il faudra plus de deux heures pour rentrer. Dès que l’on est arrivé, c’est le Temulawak promis qui arrive. En fait, on dit bien Té (comme la lettre T) mou la ouake. Des pâtes à la maison, pas d’histoires car ils sont trop excités et vers 20h15, tout le monde dort.

Tout le monde, sauf le français bizarre que je vois devant moi et qui sort de l’hôtel, son bermuda tombe au milieu de ses fesses. Il parle à un indonésien en moto mais en fait, il ne le connaît pas ! Il revient à l’hôtel en chantant et repart et revient avec un indonésien !

J’ai vu tout cela car je suis allé voir Nawill pour lui apporter des cachets codoliprane. Lui a été voir le médecin qui lui a donné des antibiotiques. Je lui précise que c’est un cachet toutes les 6 heures et pas d’alcool au cas où. Il me dit avoir payé le médecin 150 000 et que pour refaire ses dents, il en aurait pour 3 millions de roupies. Ce qui peut s’évaluer à un mois et demi de salaire (le dernier chiffre que je connais mettez le salaire à 150/180 euros).

 

Il est tard. Je vais aller me coucher, non sans penser que la semaine prochaine, j’ai booké un voyage avec Made pour enfin voir, ce que j’attends depuis fort longtemps, un coucher de soleil à Ulu Watu, à Blue point, le spot des surfeurs. Je ne sais si je me suis bien fait comprendre et si c’est bien le lieu que j’avais déjà vu, il y a fort longtemps … avec Fred.

 

 

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