BALI 9 : SHANGHAI

  • Kitano
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Nous voici embarqués dans ce vol qui va durer plus de dix heures. Les enfants vont être contents de regarder des vidéos, La Maison de Mickey pour le plus petit et LEGO BATMAN pour le plus grand qui va adorer. Ils ne vont rien manger ou presque. D’un côté, le plateau repas dans un avion n’est jamais appétissant. Ils ont été déçus de n’avoir eu les cacahuètes annoncées. Je pense que ce sont les autres classes qui ont ce privilège ! La classe économique doit être économique aussi pour la compagnie aérienne. Finies les cacahuètes d’antan.

Les enfants pourront dormir et je trouve que les sièges sont suffisants pour ne pas être stressé par le manque de place mais pas question de pouvoir se recoquiller comme je le faisais, lorsque je voyageais seul et que j’avais le hublot. Dorénavant, ce sont les sièges centraux que je choisis pour être ensemble, sinon ils sont capables de nous séparer comme ce fut le cas pour les billets initiaux du deuxième vol.

On atterrit à Shanghaï avec le retard initial, ce qui nous laisse tout de même une bonne heure avant l’embarquement. Sauf qu’il y a les fameux contrôles de sécurité qui se sont accrus. En France, en plus de montrer nos cartes  d’embarquement au guichet avant d’accéder au « tunnel » vers l’avion, on a été une nouvelle fois contrôlé  cette fois avec les cartes et les passeports.

Que dire de cet aéroport ? Que c’est un aéroport international, je n’ai pas senti la climatisation. Avec la durée du vol et le décalage horaire, il est environ 16h.

Par contre, ce qui m’a marqué, ce sont le sourire et la sympathie des chinois ou shanghaïens.

Je rigole ! Ils n’ont pas comme en France établi de charte type « je suis souriant, je respecte les différences, …. ». Une femme s’occupe de la file des transferts automatiques autrement écrit, celle où vous mettez votre passeport, votre carte d’embarquement et où l’on vous prend en photo mais tout seul, face à une webcam. Elle, pendant une guerre, elle aurait vite montré son zèle. Je suis peut être mauvaise langue, peut-être avait-elle manqué de sommeil ou a-t-elle des problèmes de couple ou tout simplement des problèmes ?

Nous, on n’a pas affaire à elle C’est une personne humaine mais pas souriante, tendance shangaÏenne. 16H42 s’affiche sur une sorte de réveil taille XXL. Devant nous, un couple de français avec une petite fille de 5/6 ans et un petit qui doit avoir entre 14 et 18 mois. Ils vont eux aussi à Bali, un mois dont 10 jours à Séminiak pour se poser, ensuite du classique avec Ubud, les Gilli et peut-être AMED. Bouger avec des enfants est possible mais lorsqu’ils sont petits, le trajet, la logistique avec les valises et l’adaptation ne sont pas l’environnement le plus confortable pour les enfants, qui savent s’adapter mais qui ne doivent  pas tant apprécier que cela. Je me souviens encore de mon tout petit, il y a deux ans, qui à 16 mois n’avait pas supporté le trajet jusqu’à AMED. On avait pu sauver de justesse la voiture du vomi de Komang, taxi que l’on avait eu par l’entremise de Fred et de sa femme.

On dit au couple « à tout à l’heure » et l’on passe après eux, on prend un escalator et nous voici vers les longues files d’attente vides qui nous mènent vers le point de contrôle. J’ai dans ma banane, un petit dentifrice, un produit pour les mains et de la listerine (bain de bouche, le goût original tue les bactéries mais enflamme aussi la bouche, c’est pour cela qu’ils l’ont décliné en plusieurs parfums dont un au thé – le mien est à l’orange, il vient de … Bali). Cela se passe bien jusqu’au moment où ils détectent de l’eau. Ils enfin plutôt elle. Deux gourdes pour les enfants. L’eau, ils n’aiment pas dans presque tous les points de contrôle. En Thaïlande, c’était une bouteille par personne, on en avait 5, on a dû en jeter une.

La femme me dit d’ouvrir le sac, je lui montre la gourde et elle me dit « taste ». Enfin, c’est ce que je crois comprendre mais comme elle voit que je ne comprends pas, elle me répète d’un ton énervé « taste », je m’exécute, je ne veux pas la contrarier car je pense qu’elle aussi doit être fatiguée de sa journée ou alors elle a des problèmes de couple ou tout simplement des problèmes puisqu’elle doit être shangaïenne !

Je bois, mon fils boit, on va vers la porte 20 que l’on a découverte sur le tableau et pas sur nos billets et là, déjà la file d’attente. Je connais dorénavant  la file Sky priority et je m’y engouffre. Même pas le temps de tester leurs toilettes et le distributeur d’eau chaude.

On est dans l’avion qui partira presque à l’heure car je vois derrière nous, sur la piste, de nombreux avions qui nous suivent. Cela est parti pour plus de 6 heures de vol. On part à 18h et on arrivera à minuit trente à Denapsar.

Toujours pas de cacahuètes, de collation mais cette fois, il n’y a même pas d’écran individuel dans cet A330. Le vol précédent se passait sur un Boeing 777. On aura droit à un repas que j’ai trouvé presque meilleur que le précédent, à savoir des fruits pas mûr, du poisson trop gras mais une entrée avec du calamar. Ce que vont apprécier mes enfants, c’est surtout la boule de pain brioché. J’ai mangé dans presque tous les plateaux mais sans excès ! Il faut écrire que les parts sont aussi économiques.

Dans le vol précédent, j’ai pu voir le film DENIAL sorti il y a quelques mois ; une professeur qui va attaquer une personne qui réfute le génocide. Cela ressemble à un téléfilm et cela finit bien, heureusement car c’est tiré d’une histoire vraie, thème à la mode au cinéma

Devant moi, je verrais défiler un ou des épisodes de TWILIGHT, film pour adolescent qui révélera Kristen Steward (qui jouera plus tard dans les films d’Assayas) et l’acteur qui l’on verra entre autre chez Cronenberg (mais j’ai oublié le titre de ce film avec des limousines et le nom de l’acteur doit être Pattinson).

Pour ma part, je vais voir et revoir, le prologue de LA LA LAND, film sûrement de cette année par son côté euphorisant mais triste aussi. C’est ce que n’a pas réussi Terrence Malick (voir article d’hier) avec son dernier film SONG TO SONG (mais là, cela finit bien).

Je vous passe les pastilles vidéo avec des chats, des chiens, comment faire son savon, … Il faut être shanghaïen pour apprécier.

L’ainé va s’endormir en cours de vol, le petit l’aura précédé mais se réveillera en pleine forme pour vouloir aller et venir. Pourquoi tant d’énergie. J’ai bu un café au vol précédent, je m’abstiens pour celui-ci.

Il fait nuit, on arrive à l’heure, les roues se posent sur l’aéroport international, on est à Bali.

 

Que se passera-t-il avec les bagages ? Vais-je arriver à faire Uber ? Ma chambre d’hôtel sera-t-elle réservée ? réponse demain !

PS : dans les futurs articles, je vais écrire Shangaï ou shangaïen au lieu de shanghaïens, je ferai les corrections .... plus tard !

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