BALI 9 : PREMIERE

  • Kitano
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Oui, c’est une première, j’ai ma place de cinéma pour voir Spiderman dans la salle Premiere de Beach Walk le centre commercial. C’est une salle avec des grands sièges qui se baissent presque à l’horizontal et où l’on peut commander à boire et à manger. Ils fournissent une couverture car il paraît qu’avec l’air conditionné, il fait froid.

Pour ce nouveau jour, par contre, il fait chaud  plus qu’hier. On ne va pas oublier de s’hydrater avec la pompe que je viens d’acheter pour le gallon et qui m’évitera les transvasements. Celle de l’année avait été laissée dans le sac avec des serviettes mais je ne l’ai pas retrouvé ! Même en cherchant dans le bungalow numéro 10, je n’ai rien trouvé. Le bungalow numéro est celui où es stocké tous les bagages et surfs des voyageurs qui pensent ou qui pensaient revenir et qui ne sont jamais retournés à Bali. Nyoman, l’employé me dit qu’il y a un sac qu’il a toujours vu depuis qu’il travaille.

Ce qui est bien, avec l’Indonésie, c’est que tout ce qui est facile ne l’est pas. Prenez la pompe que j’ai pu trouver dans mon supermarché indonésien (je sais maintenant que l’on dit « pom paille ») et bien, elle ne fonctionne pas ou alors mal ! J’ai essayé différentes combinaisons et peu d’eau sort. Je ferai un nouvel essai demain car je doute que les retours d’articles soient acceptés aussi facilement qu’en France.

La journée est vite passée. Mon aîné me dit qu’il y a vu la masseuse, Yulia, qu’il l’aimait bien et qui jouait à l’attraper chaque fois que l’on passait devant le salon. Il faudra que je demande aux jeunes masseuses ce qu’elle est devenue.

J’ai encore été encouragé par des baigneurs d’un certain âge pour mes interventions contre les surfeurs. Cela sera la nouveauté de ce voyage. Il y a eu de belles vagues mais aussi un fort courant. Une fois encore, et cela sera l’autre nouveauté, c’est qu’il fait frais lorsque le soleil entame sa descente vers la ligne d’horizon. Le coucher du soleil est le signe de la fin du jeu soit de « touche touche », soit de « loup bougie ». Pour ceux qui ne seraient pas au fait du jeu dans une école maternelle, grande section tout de même, celui qui est touché devient droit comme une bougie, colle ses deux mains et s’assoit. Mon fils m’a aussi raconté la variante de « loup glacé ». Le personnage du loup n’en finira pas d’effrayer, de fasciner les enfants. J’ai réussi à leur faire comprendre qu’un « bébé loup », c’est gentil, même une « maman loup ». Après le loup restera le loup. Pour ceux qui n’ont pas vu le film – à controverse – RESTER VERTICAL, et vous devez être nombreux, il est dit qu’un loup n’attaquera jamais un homme si celui-ci reste debout.

On est retourné chez l’un de nos warungs préférés, celui du bakso. Ce ne fut pas la dame mais peut-être son mari qui nous servit. Mes enfants partiront avec chacun un sachet des capsules de Temulawak, Coca et bière. Mais, même avec un sachet chacun contenant le même nombre de capsules, ils peuvent arriver à se disputer.

Pour finir notre tour, nous remontons la Pantaï Kuta et nous passons devant un écran géant qui propose une balade à dos d’éléphant, une tournée en hélicoptère, du rafting. C’est vraiment un écran géant mais pas du style led, plutôt l’ancienne technologie, mais dans la nuit et de loin, cela rend bien.

On va voir Nawill qui nous attend avec des bakpao, sorte de gâteau au pain blanc fourré à la confiture de fraise ou au chocolat. Mon fils lui donne le cadeau que l’on avait trouvé pour lui à Paris, à savoir un t-shirt où est inscrit Paris. Je n’oublie pas le pot de nutella pour son fils qui adore cela, à ce qu’il me disait l’année dernière.

Vers 21h, il est temps que je parte au cinéma pour ma séance à 21h15. Moins de publicité qu’en France, moins de bande annonce. Au passage, je vois la nouvelle bande annonce de Valerian, film à ce que j’ai lu, le plus cher du cinéma français. Espérons qu’il sera rentabilisé pour Luc Besson et sa société. Mais, ils sont confiants.

J’avais lu un commentaire en français négatif sur la salle Premiere, à savoir : il fait froid dans la salle, on est gêné par le personnel qui apporte à manger, sans compter les odeurs. Me revendiquant comme intégriste dans les conditions de visionnage des films, je dois contredire le commentaire d’un de nos compatriotes.

Je n’ai pas eu froid, sauf dans les jambes au bout d’une heure au moins, je n’ai pas eu de chance car à droite et à gauche, les gens ont commandé à boire et à manger mais cela ne m’a pas gêné. Si, la fille à côté m’a demandé de lui ouvrir sa bouteille d’eau. Je n’ai pas pu lui refuser, c’est elle qui m’a dit où se trouvait la couverture (en fait dans un tiroir du siège) et m’a montré où se trouvait le bouton pour actionner l’inclinaison du siège. Pour donner mon avis, je ne recommande pas cette salle, deux fois plus cher qu’une salle ordinaire, et qui n’apporte pas de plus-value dans la séance.

Pour Spiderman Homecoming, je ne recommande pas non plus le film. C’est un produit mondialisé qui vise les fans de l’homme-araignée mais surtout les jeunes. Toujours trop long (on aurait pu se passer du ferry coupé en deux), sans enjeu et avec le classique combat final qui en rajoute toujours plus côté effets spéciaux.

Les lecteurs de Marvel et de Strange, soit de très vieilles personnes comme l’auteur Stan Lee qui fait un caméo (comme d’habitude – c’est le vieux monsieur avec des lunettes dans l’immeuble) auront reconnu les différents emprunts aux divers épisodes du début du tisseur de toile. Exit le méchant Jameson qui démonte Spiderman dans son journal et bienvenue à Ned un copain portoricain de Peter Parker rajeuni (il a 15 ans). Notre Peter Parker en mord pour Liz, une métisse, dont le père n’est que …. (non je ne vais pas vous l’écrire) mais on avait cela avec Norman Osborn (alias le Bouffon vert) dans la bd.

Je pourrais lister encore et encore les différences mais sachez que Flash, blondinet sportif américain et fan de Spiderman devient typé indien et voire même intelligent. Tante May a rajeuni (on l’avait déjà vu dans le précédent opus) et vous verrez plusieurs interventions de Tony Starck avec son amoureuse, une Gwynelth Palthrow passée par la case chirurgie esthétique. Tout de même à l’origine, le Vautour était une personne âgée qui reviendra une seconde fois combattre Spiderman avant de mourir et de réapparaître avec un nouveau vautour (un prisonnier qui connaissait le secret de l’original). On a aussi le côté social, les américains délaissés ou laissés sur le bord de la route, qui peut faire penser que le méchant n’est pas si méchant que cela.

On aurait pu aussi avoir une fin, voire plusieurs fins dramatiques (comme avec la mort du Bouffon vert ou de Gwen Stacy dans la bande dessinée) mais non ! Les six scénaristes ont calibré leur produit pour toucher la cible voulue internationalement.

Bien entendu, à la fin beaucoup de spectateurs quittent la salle mais énormément moins que d’habitude. D’habitude, je suis seul au bout d’une minute ou presque et ils me coupent même le générique de fin en Thaïlande ! Mais, avec ce film ce n’est pas le cas.

On a donc droit à un épilogue assez court qui devrait sûrement annoncer une suite. La suite du générique se poursuit et nous ne sommes plus que 5 dans la salle. Le record balinais est largement battu. Fin du générique lorsque apparaît …. (je ne vais pas spoiler) mais sachez que le personnage dit que d’avoir eu la patience pour entendre cela, est-ce que cela en valait la peine ? Je réponds que oui. Surtout que le film commence par ce carton «  a film by Peter Parker » et enchaîne bien avec des vidéos de ce jeune homme notamment à Berlin.

Vous pensiez que ma soirée se terminerait … et bien vous vous trompiez !

A demain pour d’autres aventures

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