BALI 9 : PARTITION

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C’est reparti !

Pour mon premier jour sur la plage, je dois reprendre ma fonction de lifeguard et faire la police contre les surfeurs. On me dit que je pourrais être plus agréable ou moins agressif envers les surfeurs mais ils sont trop agaçants, surtout lorsqu’ils sont en groupe et qu’ils ressemblent à des shangaïens. Ceux qui mettent du zèle dans leur travail à faire respecter les règles dans les aéroports sont bien les derniers à suivre les règles des autres en baignade.

Il y a un groupe de 4 que j’interpelle. Il semble qu’ils aient moyennement compris ou alors c’est le courant qui les fait décaler vers la zone des nageurs. Il est vrai qu’il y a un fort courant. La nouveauté, cette année, et cela restera une première, presque une révélation, c’est que je ne suis plus seul ! Il n’y a pas que moi qui fait la police ! Mais  une, deux, trois personnes ! Du jamais vu dans tous mes voyages, même en les cumulant tous ! Ces personnes comme moi ont la particularité d’être père, mais eux sont beaucoup plus âgé que moi ! Cela me fait vraiment plaisir (non pas qu’ils soient plus âgés que moi). Nous échangeons un signe de ralliement. Le lendemain, je reverrai une de ces personnes typée indienne.

J’interpelle deux surfeurs qui reconnaissent tout de suite mon accent français car ils sont français. Le premier ne connaissait pas la règle des drapeaux et le second me connaissait !

Il m’avait croisé, il y a deux ans je pense. C’est un ami de Kadder et de Mysti dont je reparlerai sûrement bientôt si je les recroise. Il y a de fortes probabilités que cela se passe car Kadder revient demain et Mysti dans une semaine.

Je me souviens aussi du deuxième français, car si ma mémoire de ne me fait pas défaut, il avait dû venir avec ses enfants et était allé à l’hôtel Pop où il avait bénéficié d’une forte réduction. Le souci avec cet hôtel, c’est que l’on peut rien amener dans les chambres que cela soit de la nourriture ou des boissons. C’est beau, c’est moderne mais l’on ne peut être 4 dans une chambre comme au Komala.

Aujourd’hui, cela va être le retour et les rencontres de beaucoup de personnages croisés lors des voyages précédents.

En sortant du Komala, on tombe avec un ancien employé du Komala qui a trouvé refuge en face dans une maison mi-temps qu’il partage dans une autre maison à Seminiak tenu par des français qui ont trois enfants. Il nous dit qu’avec la partition du Komala et son mur de Berlin, il y avait moins de travail. Sa femme travaille le week-end comme l’année dernière ici, ce qui lui permet de la voir un peu plus.

En marchant dans la rue, pour faire le change, je vois la pancarte du Salon Hana avec une femme à l’extérieur, je la reconnais malgré le fait que je ne sois pas physionomiste. Le contact n’était pas passé de par son allure, on aurait dit une masseuse de salon spécial reconverti et de plus, son massage d’une heure avait été écourté, ce qu’elle niât. Je retournais dans ce salon mais seulement avec la boss, Hana. Il y a trois ans, c’était une jeune qui répondait aux sms et l’an dernier cette femme qui après un massage d’une heure théorique me demandât si je voulais un massage du dos !

Notre restaurant d’il y a deux ans, le Warung Tujuh est toujours présent. Son propriétaire bien entendu nous reconnaît et se rappelle même du nom de mes enfants. Il nous offre des chips qu’il est en train de manger. On lui dit que nous reviendrons manger dans son restaurant. Restaurant qui avait vu quadrupler ses prix, suite aux bons commentaires sur un site Internet. Je me souviens que l’an dernier, malgré nos recommandations de ne pas avoir des plats épicés, les enfants n’avaient pas pu finir leurs plats !

On voit, en vélo, le monsieur d’un certain âge avec des lunettes croisé depuis deux voyages consécutifs sur la plage et qui avait remarqué nos enfants. Il parle le français, dit qu’il est professeur de golf et/ou de méditation.

Il était employé au restaurant du Komala puis il a changé pour la rue d’en face qui vendait des beignets. La boutique a fermé mais il  a pu trouver un autre emploi comme le montre son t-shirt. On se fait un signe et on échange une phrase car il semble pressé sur son scooter. Il me semble que son frère travaille au restaurant du Komala.

Passons maintenant aux abonnés absents.

Yulia, la masseuse que j’ai dû croiser depuis des décennies n’est plus là. Il faudra que je demande pourquoi à ses collègues. Il est vrai qu’elle avait un certain âge. Chaque fois que l’on passait et qu’elle voyait mes enfants, elle jouait à les attraper. Elle était chrétienne. Le dimanche, il y a une messe en anglais à 10h30, dans l’église de la rue Patimura. C’est une expérience à vivre.

Notre cantine, toujours dans la rue Patimura mais avant les jus de fruits, cantine où il fallait descendre des marches est définitivement fermé. Le sous-sol  a été mis au niveau du sol avec du remblai. Un peu plus loin, à droite, il y avait notre autre cantine, où j’étais connu pour demander du Temulawak. Elle existe encore mais plus notre propriétaire (voir article précédent).

Et Marcello dans tout cela ?

Nous allons voir un des lifeguards et nous lui demandons où est Marcello. Il me répond que Marcello n’est pas là, il a travaillé le mois dernier mais en ce moment, il est en vacances pour un mois, il fait une tournée avec son groupe. Déception de ne pas pouvoir revoir mon sauveteur de 2011. L’an dernier, je lui avais laissé un petit cadeau avec mon adresse mail. J’avais eu une réponse mais malheureusement, j’ai supprimé le mail par inadvertance !

Le soir, au lieu de traverser la Pantaï Kuta, nous tournons à droite pour aller voir notre vendeur de maïs qui se trouvait devant l’hôtel Ibis Style en construction et là, personne. Pas d’hôtel mais pas de Nawill. Je vais tout de même demander à un gars qui fait de l’information touristique, juste à côté, s’il a des nouvelles, il me dit que Nawill est rentré chez lui !

La partition balinaise continue !

 

 

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