BALI 9 : KOMALA INDAH 2

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L’avion a atterri, les shanghaïens s’empressent de sortir même si l’avion n’a pas encore stabilisé son arrêt. Comme on est situé presque en bout de l’avion et que l’on a nos sacs à prendre, on va sortir presque en dernier. Je demande pour la poussette canne, on me dit que je l’aurais avec les valises. Un peu d’attente pour le visa dans notre file, celle d’à-côté comme d’habitude a avancé plus vite. Je me dirige avec mon fils aîné pour le passeport et j’en profite pour demander quel jour sera mentionné sur le passeport, on me répond le 16.

Le tout petit ne reste pas en place, il va bientôt être une heure du matin. Je n’entends même pas le bruit du tampon sur les passeports mais je vois qu’il l’a fait sur la même page que sur les voyages précédents à Bali.

Je regarde sur les panneaux mentionnant le numéro des tapis roulants et je ne vois pas le vol de la China. Je vais me renseigner, j’obtiens le numéro 2. Il y a une personne de la sécurité qui surveille (ou pas) enfin qui est présent.

Mes enfants m’appellent, ma valise arrive, ma compagne me dit qu’elle a vu la poussette, sa valise arrive après celles des enfants et on n’a même pas le collier jaune.

Remise de la déclaration « rien à déclarer » et nous voici dans le hall des arrivées avec devant nous de nombreuses personnes avec un petit écriteau avec des prénoms dessus. Je n’ai pas pu me connecter avec le wifi de l’aéroport sur UBER, connexion impossible. On me propose des taxis, je dis non et puis je vois au loin les chauffeurs des taxis bleus, ceux qui avaient demandé 350 000 roupies à une française. Je ne sais pas pourquoi, je demande le prix au gars qui est devant moi, il me montre un tableau 350 000 pour Kuta mais en van, je lui demande en taxi, il me dit 200 000. Je prends. En fait, c’est le bureau officiel, ceux qui ont le monopole pour quitter l’aéroport. L’an dernier, j’avais payé 150 000.

Le trajet vers l’hôtel va être court, pas de circulation, le chauffeur me dit que d’habitude, il faut une heure trente et que la Legian circule mal jusqu’à 5 heures du matin avec les taxis qui attendent sur la double voie, les derniers fêtards.

On sort de la voiture, on est devant le Komala, je vois une femme assise et à-côté et quelqu’un d’allongé. Je vais à leur rencontre, la femme me connaît, elle était au Komala l’an dernier, le bungalow a côté du nôtre avec son copain australien qui donnait souvent des biscuits à mes enfants. Je lui avais fait découvrir pour son départ la crème de marrons. Lui, a eu un grand départ me dit-elle, il est mort en février. Elle a rapatrié le corps et va peut-être retourner en Australie voir des amis français. Elle en profite pour proposer des chips à mes enfants.

L’homme à côté d’elle s’avance vers moi et je découvre le visage de Wayan qui a le sourire et qui me prend dans ses bras. Il me montre ma carte postale (j’ai envoyé une lettre, une carte et une autre lettre pour être sûr d’avoir un bungalow réservé !). Je lui dis que Wyla a appelé, il y a deux jours pour dire que l’on arrivait non pas à 1 pm mais à 1 am (je me suis trompé lorsque j’ai écrit). Visiblement, le message n’est pas passé ou alors n’est pas passé par Wayan car il me dit que c’est complet. Il va voir et finalement me trouve un bungalow plus grand que celui que l’on avait mais pas dans le parc. On changera demain.

Les enfants sont un peu excités, il ne fait pas si chaud que cela, il est vrai qu’il est deux heures trente du matin.

Je vais me réveiller le premier dans ce lit où l’on dort à quatre, non pas dans le sens de la longueur mais dans celui de la largeur. Je vais vers la cuisine du Komala et là … surprise !

Il n’y a plus de cuisine. Celle-ci est rempli de matériaux et l’on construit à-côté une maison à étage. Je vois des ouvriers qui construisent un lit à étage. Ma surprise ne va pas s’arrêter là, trois mètres après la cuisine, celle où l’on prenait le petit déjeuner, il y a …. Un mur !

Je fais le tour pour accéder aux bungalows du parc. Il y a toujours la hutte pour les surfeurs russes et tous les bungalows de la ligne sont équipés de l’air conditionné. Ajoutez-y au fond, un bungalow loué à l’année par un père et son fils plus mon ancien bungalow (lorsque j’étais seul) loué aussi, cela limite les places.

Le Komala avait trois particularités : celui d’être bon marché, celui d’avoir une cuisine où l’on pouvait se parler, faire des rencontres et enfin le parc. A l’époque, le personnel était si nombreux que l’on pouvait se demander à quoi ils servaient et quel était leur productivité. Les patrons ont répondu à la question en limitant drastiquement les effectifs. Wayane est l’un des rares rescapés de l’équipe. Il y a aussi Nyoman qui a deux enfants dont une petite fille d’un an, en le voyant plus tard, je lui donnerai une paire de lunette pour enfants et une peluche.

Après cette déconvenue visuelle, je vais vers le bureau et je m’aperçois que s’il y a toujours des bungalows avant le bureau, ils ont construit une petite piscine avec à l’entrée, une télévision avec une écran plat et fin, un boitier wifi, un réfrigérateur, une plaque de cuisson neuve et un bocal de thé et de café. C’est le boss, celui que j’ai toujours vu depuis un quart de siècle qui me reçoit et qui me fait les thés et les tranches de pain de mie fourrées à la confiture indonésienne.

C’est beau, c’est moderne mais cela est devenu aseptisé. Seulement deux chaises hautes pour remplacer la cuisine. En fait, il faut prendre son thé ou café et le boire dans le bungalow.

Je demande pour le wifi mai le boss ne connaît pas le mot de passe. Une femme viendra me le donner mais bien entendu, cela ne fonctionnera pas quelques instants plus tard.

Du temps que tout le monde se réveille, il est temps de changer de bungalow, on a celui du fond avec en plus un matelas pour un enfant car le tout petit a toujours du mal dans la nuit. C’est comme s’il se sentait perdu et lorsqu’il dort, il lui faut un contact physique.

On décide d’aller manger vers notre cantine vers Patimura mais là aussi, mauvaise surprise, l’endroit est détruit. On décide de poursuivre pour aller chez notre copain qui vendait du Temulawak. Il n’est pas là, plus là, vu le nouveau réfrigérateur et la télévision avec un écran plat et fin et des enceintes d’un mètre cinquante. On boit chacun notre Temulawak. Au début, il ne comprenait pas ce que je voulais car la prononciation n’était  sûrement pas la bonne. On prend du classique sauf que lorsque je demande ‘no spicy for kids’, cela va emporter la bouche à mes enfants qui vont demander à boire. C’était mangeable mais pimenté même pour moi, même si le prix ne le fut pas du tout. Sympathique et à recommander mais pas pour les enfants et ceux qui ne supportent pas lorsque c’est pimenté.

Il est temps vers 16 heures d’aller enfin sur la plage et de partir à la recherche de Marcello mais de tout cela on en parle demain.

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