BALI 8 : rambut potong

Publié le 21 Août 2016

Lorsque je pars en voyage, i n’est pas question que j’oublie ma trousse de médicamants. Au fur et à mesure des voyage, celle-ci s’est étoffé, jusqu’à 13 lignes avec les enfants. L’an dernier, par hasard, on avait un tube (par ordonnance) pour soigner un panaris, il nous a servi.

Cette année, cela va être le Spasfon. Je me suis couché dans un état nauséeux, espérant que pendant mon sommeil mon état de santé s’améliore. Clea n’est pas le cas. AU petit déjeuner, je mange peu. C’est rare et cela sera la seule fois du voyage.

Le seul médicament que j’ai oublié est une pommade contre les brûlures. Et bien entendu … je me suis brûlé. Il faut que je vous raconte. Au Lusa, dans notre bungalow, il y a un grand lit et derrière ce grand lit, une prise de courant qui bien entendu ne tient pas. Il aurait fallu que je débranche la prise à deux mains mais j’ai pris le chemin le plus rapide. Faute. Je sens sur mon index une vive chaleur. Sur un demi-centimètre, j’ai dû soit toucher un fil, soit prendre le courant. Je vois clairement la trace. Mais, comme je le dis à mes enfants : « je vais au-delà de la douleur ». Mais cela fait tout de même mal !

Autre cicatrice que je ramènerai de Bali, un V sur  mon avant-bras. Cela est plus étrange. Je n’ai rien senti jusqu’à mon retour à l’hôtel où je vois ce qui s’apparente à la lettre V. C’est maintenant que cela commence à piquer. Je ne sais d’où cela vient. Je pense à un filament de méduse, un filament de 1 cm sur 1 cm.

Cela me rappelle un de mes anciens voyages où sur une île, j’avais rencontré sur un bateau une fille qui avait sur le bras comme un tatouage tribal qui lui prenait la moitié de l’avant-bras. Je pensais « encore une tatouée », bien que le tatouage semblait en relief. Je me trompais bien sûr. La fille m’expliqua qu’elle nageait et qu’une méduse s’était entourée sur son bras. Elle a eu mal.

Il n’y a pas grand-chose à faire lors d’une piqure de méduse. A ne pas faire : rincer à l’eau douche (choc osmotique), uriner dessus, enlever les tentacules à l a main. A faire : mettre de l’eau de mer, ralcer avec une carte bleue, une carte postale avec du sable puis pour apaiser la douleur paracétamol voir anti-inflammatoire avec crème apaisante. Pour ceux qui n’aiment pas ces bêtes, sachez qu’il existe des méduses de 2 mètres de diamètre avec des filaments pouvant atteindre 40 mètres de long … dans les mers arctiques.

Ce matin, direction le coiffeur avec mes fils. Pour l’aîné, il le fallait, ses cheveux lui tombaient sur les yeux, pour le second, juste un coup de ciseaux que ce celui-ci refusera. Il faut dire qu’il n’a jamais été chez le coiffeur. Je me souviens que son frère avait pleuré la première fois alors que la coiffeuse était venue à la maison.

La maman aussi a été chez le coiffeur mais pour une couleur. Ce qui est drôle, c’est qu’en traduisant le mot ‘blond’ en indonésien j’ai eu un mot et qu’ensuite en le retraduisant, j’ai eu comme mot français ‘auburn’. Pour les filles sachez que la coiffeuse vous abandonne les cheveux mouillés dès qu’elle a fini sa couleur.

Après s’être tout de même reconnu après le passage chez le rambut podong, nous allons essayer de chercher – mais en vain – le masakan conseillé par Tom le rastaman. On ne devait pas être loin mais il a manqué une explication. On finit par retourner au masakan indien conseillé par Icham. Je teste le curry de Madras version poulet et c’est encore bon.

Sieste, plage. Nous rencontrons Fibi (Febi) la copine de Nawill avec sa sœur. Celle-ci  a un regard qui me fait penser à une petite souris craintive. Sa sœur la pousse à engager la conversation pour améliorer son anglais qu’elle étudie mais que dans les livres. Pas facile de lui donner un âge, elle est toute menue et sûrement petite (elle est assise). Plus tard, sa sœur me dira qu’elle a eu une maladie et qu’en fait, elle n’a pas 21 ans comme je le pensais mais 31 ans. Fibi en a 26. C’est un âge élevé pour une indonésienne célibataire. On se dit que l’on se retrouvera demain pour continuer la conversation mais on ne verra personne.

Une plage avec encore les drapeaux rouges, un coucher du soleil encore et toujours nuageux, un bakso chez notre copain après les jus et nous allons manger un dernier maïs. Nawill s’en va après sa soirée vers minuit. Une heure de route en moto, puis 4 heures de bateau pour arriver à Lombok puis une demi-heure pour rentrer chez lui. Il y restera une dizaine de jours pendant lesquels il fêtera la circoncision de son fils.

Comme il me restait un dernier pot de pâte à tartiner (que je voulais offrir à mon marchand de noix de coco), je le donne à Nawill qui me remercie. C’est moi qui le remercie encore pour ses maïs, ses bakpaos aux enfants et sa gentillesse. Peut-être le reverra-t-on l’année prochaine si on revient. Sûrement pas au même endroit car l’hôtel Ibis sera construit et il devra choisir un autre emplacement, ce qu’il a anticipé. La différence avec son frère, c’est que Moktar était le seul à vendre à la sortie de la plage des maïs. Désormais, il y en a trois sur la Pantaï Kuta plus un à côté du Lusa. On verra.

Bali change et l’on n’y peut rien. On ne peut rester sur des impressions, sur des souvenirs d’il y a dix ans. Moi-même j’ai changé. Mais tout de même, j’aimais bien ces rendez-vous où il ne se passait rien, enfin presque rien si ce n’est de profiter du moment présent.

 

Rédigé par Kitano

Publié dans #Voyages

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Téache A 22/08/2016 18:53

Si on aime un endroit où il "ne se passe rien" alors .... on a de la chance !! c'est ça le bonheur "vivre ailleurs" autrement mais vivre seulement. Oublier cette frénésie de "voir", "visiter"..... des trucs qu'on ne sait même pas situer dans le temps, dont on ne prend pas la mesure véritable ....Comme ces touristes qui "font les pyramides "..... sans descendre du bus .....oui ça existait LLOOoooOOOOoooLL

Bon sinon attention ! si une fille te demande sa CB carte elle a été piquée par une méduse .... demande à voir l'animal d'abord Surtout si elle demande le code avec pour RACLER LES VENTOUSES !! c'est une arnaque.

Kitano 23/08/2016 16:07

Si j'étais à Bali, j'écrirais "même de loin , Tu me fais rire !".
oui, assez de cette frénésie. Le temps présent.
Si une fille me dit qu'elle a été piqué par une méduse, je lui proposerai la méthode de l'urine !!