BALI 8 : Marcello, le retour

  • Kitano
  • Voyages

Alerte. Bruit suspect. C’est l’aîné qui s’est réveillé et qui vomit de l’eau. J’ai mis quelques secondes pour parer à la situation qui est de prendre une serviette. Il est 5h30.

Il se rendort, moi aussi mais voilà que cela recommence une heure plus tard. Autre serviette. Je touche son front, il n’a pas de fièvre. Sinon, j’ai du Vogalen mais je m’aperçois qu’il y a la bande rouge et en lisant la notice d’utilisation que pour les enfants de moins de 6 ans, il faut le prendre en gouttes !

Je vous passe les trois rechutes dans la matinée. Pour l’une d’elles, j’étais parti faire les courses  car on emporte le strict minimum  concernant l’hygiène à savoir  échantillons avant d’acheter local sur place. Pour les enfants pour leur petit déjeuner, j’ai pris un pot de confiture à l’ananas et l’autre aux fruits exotiques. Sur la première, j’arrive à lire 39% d’ananas.

Lors de mon chemin, je remarque de nouvelles boutiques, d’autres encore pas louées, d’autres qui ont fermées. L’évolution est surtout au niveau des prix, toujours en augmentation comme celui de mon jus de mangue qui aura quadruplé en cinq ans.

Je fais le change mais je ne reconnais pas le jeune au guichet. Il y a toujours en face du bureau, une télévision. Le jeune me donne les billets indonésiens, je suis de nouveau millionnaire ! Dès qu’il finit de compter, son regard va directement la télévision qui diffuse une série indonésienne. Fini d’aller au bout de la Legian pour un taux peut-être plus intéressant mais où l’on me demande mon passeport. Plus jamais depuis que je l’ai perdu l’an dernier (relire BALI 7, au début de mes aventures).

J’ai pris deux plats classiques chez un masakan (cantine où l’on peut voir les différents plats en devanture) où la dame voilée m’inspire confiance. Je demande un plat pas épicé, il faut que je sois sûr. Je serai bien allé dans l’une de mes anciennes adresses mais cela n’est pas possible, même oi, je trouve que les plats sont relevés ! On finit le repas, on prend le thé lorsque l’on entend une voix qui nous dit « goûter ». L’aîné va mieux, il se lève après 20 heures de repos tandis que son petit frère a refusé de manger ou presque ! Juste au moment où l’on devait se reposer ! On va tout de même se reposer après avoir calmé les deux frères. Cela faisait moins d’une minute qu’ils étaient ensemble et les chamailleries recommencées !

Vers 17 heures, direction la plage. Je voulais aller au début de la Panta Kuta qui est presque le début de cette plage qui fait des kilomètres mais la météo est incertaine : ciel nuageux couvant de la pluie. Pas la bonne option si cela se réalise. On retourne donc du côté de cette plage dont je peux presque connaître chaque grain de sable. Il y a moins de monde mais c’est normal car on est lundi. Ce que je remarque, c’est le nombre grandissant d’indonésiens, 98% sur notre périmètre. Les 2% étant … Nous ! Et pourtant, le train incessant des atterrissages de l’aéroport ne cesse pas.

 

On arrive et je prends l’aîné par la main pour aller voir le lifeguard pour se faire connaître. On a le temps car les drapeaux sont encore rouges. C’est pire que l’année dernière !

On s’approche du lifeguard que je reconnais avec sa stature athlétique mais c’est l’autre personne qui a un tshirt blanc avec une mention AUSSIE (Australie) qui vient vers Nous. Je ne suis pas physionomiste mais je reconnais … Marcello !

Il me prend dans ses bras et se rappelle que c’est trois bises dans notre région. Je lui dit que Nous sommes arrivés hier et que nous serons ici pour presque un mois. Il me dit qu’il a fait une compétition à La grande motte, qu’il a fini 5e et qu’il a pensé à moi lors de l’attentat à Nice. Ce jour de l’an, il était en compagnie de 99% de touristes et que même s’il a bu, il restait aware. Sa femme et sa fille sont parties en Pologne, elles ne reviennent que dans un mois. Il prend mes enfants dans les bras mais il doit nous laisser car il voit que trois nageurs sont dans une grande vague, coup de sifflet. En revenant, il me montre sa blessure à la jambe.  C’était une intervention pour un équatorien. Je lui propose mes pansements cicatrisants mais il me dit qu’il a son antiseptique. On s’abrite alors sous un parasol car pour la première fois de mes huit voyages, il pleut un après-midi sur la plage. Marcello me dit qu’ils ont eu un été très chaud de décembre à février. Les prévisions météo que j’avais vues avant de quitter la France vait prévu ce temps et la baisse de 3° des températures.

 

On quitte Marcello et les deux étudiantes de Prague venues se protéger des gouttes et dont c’est l’avant-dernier jour, pour aller chercher des coquillages avec les enfants. Pas de baignade mais demain on retournera voir Marcello, ses horaires sont simples 7h / 19h.

Le soir, pas possible de sortir car il pleut encore et je suis le seul à avoir un poncho en plastique léger, héritage d’un de mes voyages en Thaïlande. La meilleure des solutions est d’aller acheter un mie goreng (pâtes fries) déshydraté. Lorsque je reviens, la pluie a cessé. On restera tout de même dans notre nouveau bungalow vu que l’on a changé de chambre, de la 17 à la 15 car on entendait le bruit de l’écoulement des toilettes et surtout d’un compresseur style d’eau chaude avec en plus l’émission de télévision de la rue d’en-face, enfin moi je ne l’ai pas entendu avec mon audition défaillante !

Avant de coucher tout le monde, deux personnes nous ont reconnus : la vieille dame de l’hôtel auquel il manque pas mal de dents (mais à sa question ‘before hotel’, j’ai répondu non ! car je n’avais pas compris ce qu’elle disait avec son anglais restreint) et un vendeur de maïs. Celui du début de Bali 7 avant Nawill. D’ailleurs demain, on part à la recherche de Nawill.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
à bientôt car sans Toi, c'est pas pareil ! -  Hébergé par Overblog