BALI 8 : Maître nageur

Publié le 4 Août 2016

Le retour à notre bungalow de l’année dernière est aussi l’occasion de retrouver d’anciens voyageurs et de discuter avec de nouveaux.

Du côté des anciens, j’ai revu le monsieur moustachu d’au moins 70 ans mais qui en fait moins. Il est toujours aussi classe mais je ne sais s’il est encore avec son copain. On a revu aussi l’australien qui aime surfer, qui est peu bavard mais qui nous sourit à chaque fois que l’on se croise.

Côté absents, on n’a pas revu l’allemand qui marchait pieds nus, ni Saïd (qui doit peut-être encore avec sa copine dans un autre hôtel) et encore moins son copain qui vivait surtout la nuit pour trouver une compagnie pour la nuit, chaque nuit ou presque.

Côté nouveaux voyageurs, nous parlons surtout et presque exclusivement avec des français qui ont eu l’adresse par des connaissances. Le Komala a toujours eu une clientèle française en force. Il y a d’abord ce jeune couple tatoué qui a tout lâché à Rouen pour devenir gouvernant à Courchevel dans un chalet de 5 millions d’euros appartenant à un anglais. Ils ont appris pendant six mois le métier, avaient 4 heures par jour pour aller skier. Ils auraient voulu faire la saison d’été à Biarritz mais il fallait se loger et même en camping, le prix touristique était trop élevé. Ils ont décidé de voyager six mois en Asie. Trois jours à Singapour, trois semaines en Malaisie et trois mois en Indonésie. Ils vont partir à Sulawesi bientôt après avoir escaladé le Rinjani (deux nuits, trois jours), sous condition que la personne à qui ils ont versé un acompte soit honnête car ils n’arrivent pas à le joindre au téléphone. Ils ont fait 300 km en deux jours sur le scooter, direction Changu et les terres. Le vrai Bali et les vraies arnaques car pour 2 litres d’essence, ils ont payé 20 000 (14 000 à la pompe) en s’apercevant que la jauge d’essence avait peu monté (1.5 l versée). Côté hospitalité balinaise, on leur a donné des oranges alors qu’ils s’abritaient de la pluie, ils ont dormi chez l’habitant.

Nous rencontrons, toujours lors du petit déjeuner, un jeune de 28 ans originaire de Grenoble  qui a migré à Paris et qui depuis 12 ans tourne avec sa compagnie de théâtre. Pour l’instant, ils arrivent à en vivre mais il envisage le plan B qui est de retrouver une activité moins instable. On discute du festival d’Avignon, il me confirme que certains jeunes (25 ans) se « crashent » selon l’expression d’Armelle Héliot en repartant avec des dettes. Dans le festival off, il y a plus de 1 400 spectacles !

Nous étions le week-end précédent notre départ à Avignon pour l’enregistrement du Masque et la Plume qui prit 3 heures de retard car dans la cour du Musée Calvet, une grosse branche était cassée et menaçait de tomber. Ils ont dû contacter une personne spécialisée et ensuite les pompiers. Cela a été l’occasion pour moi de revoir Jérôme Garcin, que mon fils aîné ("l'enfant du Maque") se refasse prendre en photo par Vincent Josse (qui retourne à France Inter après une année sur France Culture). Jérôme était pressé car il avait un train à prendre vu le retard pris ; les vacances commencent après l’émission jusqu’au 18 août (date de l’enregistrement de l’émission de reprise). Le Masque et la Plume est l’une des rares émissions, sinon la seule, qui ne s’arrête jamais pendant l’année, sans aucune rediffusion car les enregistrements s'accélèrent en juin pour une diffusion en différé. J’attends la prochaine émission que j’écouterais en replay pour savoir si l’un des films est présent dans le cinéma à Beach Walk mais je ne crois pas car je n’ai pas d’affiche du dernier Spielberg. Chaque semaine, il n’y a que deux films à l’affiche. Le jour de notre arrivée, c’était Tarzan et Le monde de Dory remplacé par Star Trek.

Le jeune grenoblois nous dit que pour réussir dans ce métier, il faut être remarqué soit jeune, soit vers 30 ans pour les rôles ; ou alors, être comique ou tourner dans une série télévisée. Un autre de ses copains arrive. Il s’est fait faire un tatouage dans la partie caché de l’avant-bras gauche, une sorte d’aigle. On le recroisera à la sortie de la plage avec un grand sourire aux lèvres et une indonésienne dans les bras (ceci est un zeugma). Leur couple respire le bonheur. Cela n’est pas le cas de tous ces couples mixtes. Certains se remarquent facilement : lui a le double de l’âge d’elle et le double de gabarit. Autre variante celui de l’informaticien dont j’ai mis en rediffusion l’article, il y a peu, « Y aura-t-il de la niege à Noël ?). Enfin, il y a les rencontres heureuses qui finiront peut-être en relations heureuses. Cela se perçoit facilement.

Quant  moi, je suis devenu maître-nageur avec mes enfants. Dans le passé, je pouvais passer deux heures en fin de matinée et de journée dans l’eau Maintenant le créneau se résume à une vingtaine de minutes seul ! Cela cadre avec les drapeaux rouges et le manque d’entraînement. Auparavant, je m’entrainais à nager 90 minutes à la piscine avant de partir en voyage. Avec mes enfants, mon emploi du temps et la routine de la vie moderne, j’ai délaissé cette activité que je compte bien reprendre à la rentrée avec d’autres bonnes résolutions.

J’apprends au grand de quatre ans à tout d’abord à ne pas avoir de l’eau au-dessus de la poitrine en lui expliquant qu’au-dessus de cette ligne, il peut être emporter. Deuxième règle, regarder les vagues. Il a tendance à leur tourner le dos. Enfin, je lui conseille de se laisser entraîner vers la plage avec le courant. Pour l’instant, pour lui, mettre la tête sous l’eau, c’est tremper son visage une seconde dans l’eau. Mais quel progrès par rapport à l’an dernier où il ne se mouillait que les pieds.

Mes enfants au bébé nageur se remarquent vite, ce sont les seuls qui passent plus de temps autour de la piscine que dans la piscine. Le tout petit voulait même vider la piscine avec un petit arrosoir ! Ce dernier a eu un premier contact avec la mer et les vagues plutôt éprouvant : une vague l’a poussé et a recouvert sa tête. C’était le premierjour, la première heure, les premières minutes. Depuis, il dit « non, eau ». Heureusement, il a pris confiance avec sa maman et depuis, je dois le sortir de l'eau en lui montrant que le soleil s’est couché et que l’on doit rentrer car on est dans la pénombre. Il aime bien, à répétition, sortir de l’eau puis y retourner en ayant de l’eau jusqu’aux genoux. C’est comme s’il testait, essayait de comprendre ce mouvement de va et vient. Dans les vagues, je le prends, je le soutiens ou alors je lui prends la main car il a besoin de se sentir rassuré. Contrairement à son frère, lorsqu’une vague lui submerge la tête, il se remet vite. Ce qui est craquant, c’est de voir sa démarche lorsqu’il va vers les vagues et qu’il revient vers la plage avec sa démarche de petit garçon de deux ans.

A la rentrée, avec l’aîné cela sera la saison quatre du bébé nageur et la saison 2 pour son frère. Nous repartirons pour des jeux, à la recherche de balles, sûrement des sauts et je serai là pour les rattraper. Un air de Bali mais sans les vagues.

 

 

Rédigé par Kitano

Publié dans #Voyages

Repost 0
Commenter cet article

TEACHE A 05/08/2016 18:17

Ici aussi tout va bien,
drapeau rouge sur la med et Martine Aubry vient d'annuler la braderie de Lille

Kitano 08/08/2016 17:01

Depuis le 16/7 je n'ai plus de nouvelles de la France. J'ai su qu'il y avait eu à Nice -70% de visites.