BALI 8 : les voisins

Publié le 11 Août 2016

J’ai bien dormi. Le décalage horaire est passé et je me lève de plus en plus. 6h30 ce matin. Avec un peu de courage et mon dernier immodium (ceci est un zeugma)  je vais pouvoir aller sur la plage peu fréquentée en cette heure. Je vais aussi mieux. Je vais pouvoir manger des fruits et plus obligatoirement du nasi goreng (riz fris, plat national).

Ce matin, direction un magasin de bracelets et autres colliers que l’on connaît depuis deux ans. Mais cette fois, la mauvaise surprise, c’est l’addition. Trop élevée. Il suffit de connaître un prix pour juger du reste. Le prix aujourd’hui, c’était un magnet, plus cher qu’au centre commercial Mata Hari. Comme par hasard, le prix passe de 30 000 pour un à 40 000 pour deux. On a le temps et on ira dans d’autres boutiques maintenant que l’on peut étalonner les prix. C’est d’autant plus dommage que je connais ce magasin et que l’an dernier, on a fait tous nos achats de bracelets et de colliers ici ; il est vrai que je n’ai pas reconnu les messieurs. Ceux-ci étaient plus jeunes. On a surtout perdu notre temps.

Après le restaurant japonais, voici le warung -  détenu par des chinois – du poisson. On peut le décrire comme un supermarché de la variété culinaire tellement il propose des plats et de la viande. Il se situe tout au bout de la rue des jus de fruits. Il a fait disparaître le restaurant où Fred et moi avions mangé un lobster que nous avions acheté au marché et fait cuisiné par le restaurant !

Je choisis toujours un snapper mais pas frit. Cela sera le plat le plus cher du voyage. Une fois de plus, le service sera long à venir mais c’est un peu normal. Les enfants vont s’amuser avec des serviettes en papier qui ressemble à du papier toilette. On a pris une table où l’on mange par terre. Les enfants vont voir l’aquarium où il y a toujours des poissons au regard aveugle … en attente d’être cuisinés.

Pour une fois ma compagne aurait aimé plus de crevettes dans son plat ! Cela signifie que j’aurais mangé au moins trois plats comme le sien. Mon tout petit me quémande un peu de mon poisson, il goûte et il aime. Il m’en redemande. C’est bien mon fils. De mon poisson, il ne restera que les arêtes. C’était bon. Pas à se lever la nuit mais c’était bon. Je n’ai trouvé qu’un autre endroit pour manger un poisson entier, le restaurant se situe sur la Legian autrement dit la rue la plus touristique de Bali !

Mon aîné quitte le restaurant avec sa combinaison blanche anti-UV qu’il a sali, malgré ou plutôt avec la blancheur du départ ! On passe devant une école, il y a une dizaine d’enfants qui écoute un monsieur. Je prends dans mes bras mon aîné pour lui montrer la classe et lui propose de l’emmener. Il refuse. Le maître nous a vus et souri, les élèves ensuite se retournent pour nous voir et nous leur envoyons un salut. Sur le chemin retour, j’essaye de trouver un Temulawak chez mon marchand de bakso mais toujours rupture de stock, je me rabats comme hier soir sur un lait de soja.

Ce matin, j’ai lu un magazine gratuit sur Bali qui reprenait des infos sur certains faits divers de l’île. Une femme a porté plainte car son mari était en fait une femme (ils étaient chastes avant le mariage). Un homme a été condamné car il se faisait passer pour handicapé (pas de main) pour faire l’aumône, cela lui rapportait beaucoup. Un néo-zélandais demande à purger sa peine de 15 ans de prison dans son pays. Il a été incarcéré pour avoir été en possession de 1.7 kg de drogues alors qu’il se déclare innocent. Une lesbienne qui aurait tué sa mère et qui a un enfant de moins de deux ans a un style de vie améliorée dans la prison de Kerobokan grâce à l’argent. Son enfant lui sera retiré quand il aura deux ans pour être placé soit dans une famille indonésienne soit américaine. Le Gouverneur de Bali a la même coupe de cheveux qu’un footballeur connu (j’ai oublié le nom). Les voleurs d’œufs de tortue vont être plus efficacement et sérieusement arrêtés dans le nord de Bali.

Il n’y aura pas de course de tortues aujourd’hui. On est revenu trop tard et la sieste a continué au-delà de 16 heures. On verra demain. Le schéma reste le même presque tous les après-midi. Je pars vers 16 heures avec l’aîné pour commencer à combattre les vagues. La crainte s’estompe mais mes enfants ont encore besoin de leur papounet pour leur tenir la main. Le drapeau fut encore rouge mais le courant fut moindre. C’est vraiment une drôle d’année. Lorsque l’on prend la petite rue menant à la plage, on passe devant le salon de massage et mes enfants à chaque fois se cachent pour ne pas voir les masseuses qui leur font pourtant des sourires, des signes et dont certaines aimeraient bien les attraper !

Je vais vous parler, presque à mi-parcours de notre voyage de mes voisins au Komala.

Raymond, le retraité est parti il y a quelques jours avec son surf et sa bonne humeur (ceci est un zeugma) mais sans sa copine d’une quarantaine d’années. Juste avant de nous quitter, j’ai le temps de lui donner un tube de crème de marrons en lui expliquant comment la manger. Bien entendu, il ne connaissait pas. Il a toujours été gentil et attentionné avec mes enfants en leur donnant coquillages, biscuits et gâteaux. Il me dit que sa copine va rester ici en attendant d’aller dans son village. Ce qui est drôle c’est que je ne pense pas que ce soit seulement à sa famille qu’elle veuille rendre visite. En tous cas, Jeremy, le gars boudiné aux tatouages (celui qui a répondu à la question « ou as-tu fait la fête ? », « everywhere ! ») va venir et revenir dans le bungalow voir Erika car elle s’appelle Erika. En tous cas, elle n’aura pas perdu de temps malgré son look de secrétaire avec des lunettes.

On croise le matin, le « rastaman » surnommé comme cela par le personnel du Komala. Il lit des gros livres en anglais mais il est français. Il porte un pantalon genre sarouel, à une petite barbe, des piercings et des cheveux type pas lavé depuis longtemps, genre dread. Il a l’air gentil mais le matin pour lui c’est la cigarette et la lecture. Je reviendrai plus tard sur les autres français, toujours en force au Komala et toujours aussi jeunes. J’’ai revu le père et son fils métis de l’an dernier. Le père est grand de type australien et le fils a un profil indonésien avec des cheveux marrons clairs style décolorés. Maintenant, je me souviens de l’autre australien qui reste ici environ un mois. Il a une boutique à Java et une fille (sûrement croisé indonésienne) mais ici, il voyage toujours seul.

Il y a aussi cet indonésien qui me ferait penser au fils du grand australien version jeune homme : des cheveux décolorés, des lunettes de soleil, des tatouages, le sourire avec un air cool. Il travaille ou a un salonde tatouage. En face de notre bungalow, il y a mon ancien bungalow qui doit être réaménagé et loué à l’année comme celui d’à-côté. Dans le bungalow sur notre gauche, il y a un couple de hollandais, je pense. On a pu voir la chambre qui a – enfin – un meuble pour ranger les vêtements. C’est un bungalow avec l’air conditionné.

Le reproche que l’on peut faire au Komala, c’est le manque de rénovation, le peu de recherche de propreté. Par exemple, il a fallu trois jours pour que l’on vide notre poubelle qui était pleine. Le souci, c’est que l’on avait dû jeté des fruits (du fait que je devais fortement me limiter avec mes problèmes d’intestin) tellement ils avaient viré vite. La poubelle (disons le seau) était prête à déborder mais cela n’a pas alerté outre mesure le personnel. C’est dans le même ordre d’idée la même chose avec la confiture. Je pense qu’ils ont dû passer un contrat il y a une vingtaine d’années pour acheter de la confiture de fraises couleur rouge fluo dans les pots en plastiques. C’est toujours la même ! Ils ne veulent pas alterner avec celle à l’ananas ou celle du mélange de fruits. J’avance l’idée que la confiture achetée est la moins chère.

Lors du bilan de ce voyage, je ne pourrais pas écrire que les couchers du soleil sont inoubliables. Le ciel est toujours chargé de nuages. Nous restons à la limite de la pénombre, nous amusant avec le boomerang en plastique qui ne revient jamais à son point de départ. Lorsque je m’aperçois qu’au-dessus de nos têtes virevoltent une dizaine moustiques, il est temps de quitter la plage pour le rituel du retour que je vous conterai demain.

Rédigé par Kitano

Publié dans #Voyages

Repost 0
Commenter cet article

TEACHE A 12/08/2016 22:29

Les voisins ! Inépuisables

TEACHE A 12/08/2016 01:16

Ah oui sinon ? Secrétaire A lunettes ? J'ai pas de préjugé ....

TEACHE A 12/08/2016 01:14

Ressources inépuisable et renouvelable ! Les Voisins !!
Nous ils sont edpagnols ou français ... "L'allemande ? " on la pas vue cette année ... Puis il y a " l'Yvette" .... Et les grands-parents qui s'occupent de leurs petits enfants des jumeaux de 10 ans .... Django et Luca ... Habillés pas pareil pour les distinguer ..., Oupsss Nicole l'appelait "Dumbo !!! " ah ! Ah ! Moi je les appelles les "Pokémon " surtout le soir quand je vois le grand-père partir à leur recherche .,.

Kitano 13/08/2016 09:12

Sujet inépuisable surtout lorsque c'est Toi qui écris ! Les voisins sont une source inépuisable internationale d'histoires !