BALI 8 : Jeremy

  • Kitano
  • Voyages

Je suis millionnaire … mais en roupies ! Un euro équivaut environ à 14 500 roupies. Dans les meilleures années, le taux est monté à 16 000, l’an dernier, on échangeait à 12 500.

En parlant argent, mon aîné vient de perdre pour la deuxième fois en deux ans, ici son porte-monnaie avec inscrit Bali. Soit il l’a perdu, soit on lui a volé sur la table de notre bungalow à l’extérieur, mais je doute. C’est dommage, je n’aurais pas dû lui laisser les billets de 100 000. Sa consommation de glaces se réduira !

Notre deuxième tour est prévu dans deux jours. Nous allons allés au Temple Empuhl avec l’eau sacré qui purifie les péchés. Deuxième fois du voyage où il faudra mettre un réveil pour être prêt à 9 heures.

Il n’y a pas si longtemps de cela, la plage de Bali était un défilé de mode avec trois catégories de jolies filles : les russes, les indonésiennes et les autres. Cette année, la catégorie russe n’est que peu représentée et ne pourra concourir. Le restaurant russe de la rue Benesari est déserté et cela date d’au moins le mois de décembre selon mes informations provenant de Fred. La baisse du prix du baril de pétrole et la crise économique ont eu en partie raison de cette clientèle remplacée par les chinois.

Notre voisine (on n’en a qu’une car seulement deux bungalows sont côte à côte) a déménagé mais dans un autre bungalow. Avec qui, c’est le mystère. Elle a vite remplacé son australien. J’ai vu Jeremy frappé deux fois à sa porte et le lendemain, elle parlera sûrement avs biec un autre australien qui semble organiser des compétitions de surfs.

Les vagues ont été cet après-midi majestueuses. Avec l’aide d’Internet, je peux écrire qu’elle mesure au plus haut 2.5 mètres. C’est impressionnant lorsqu’elles s’écrasent. A tel point que les drapeaux sont encore rouges ! Drapeaux que rentrera mon aîné avec Marcello. Il ne demande même plus, il y a lorsqu’il voit Marcello les retirer vers 18 heures 10.

Marcello n’est pas bien. Comme l’année dernière, le vent lui amène mal de tête et fièvre. Il est sur la plage avec une serviette sur la tête. Il me dit qu’il a fait une « rescue » avec une femme qui était lourde. Cela l’a fatigué. Je lui demande s’il est allé à Las Vegas comme il avait le projet de le faire l’an dernier et il me répond que oui. Le voyage a eu lieu en avril avec son groupe de musique, il me dit que c’est un mois qu’il aurait fallu qu’il reste et non pas un week-end. Il compte les jours de retour de sa femme et de sa fille parties en Pologne.

De retour de la plage avec du sable plein la tête et des souvenirs plein la mémoire (ceci est un zeugma), nous tombons sur Wayane qui annonce que notre tour est repoussé d’un jour car son oncle a un tour de programmé ce jour-là. Ce n’est vraiment pas un problème.

C’était la fin de la soirée et j’allais me coucher lorsque je vois Jeremy demandait du feu à une personne dans le parc. Réponse négative. Il me voit et me pose la question. J’ai toujours un briquet sur la table pour les mosquito coal.Il est vétû d’un drap et titube. Pour ceux qui auraient manqué les épisodes précédents, j’ai croisé Jeremy à la cuisine en début de séjour. C’est lui qui a répondu à la question « où est-ce que tu as fait la fête ? », « partout ». Jeremy doit être australien, il doit avoir une quarantaine d’années dont sûrement la moitié à faire la fête.

Je lui allume sa cigarette et il commence à me parler. Il a été surfeur et a fait des compétitions en France et en Espagne. Aujourd’hui, il surfe encore mais sa préoccupation est de boire des bières et de trouver des filles (traduction libre du verbe anglais plus cru, plus réaliste). Il me dit qu’il était là pour deux semaines mais il va rester un mois de plus vu le temps qu’il fait en Australie (il neige !).

Il essaye ensuite de se relever mais n’y arrive pas ! La deuxième tentative sera la bonne. Il s’en va tel un romain avec sa toge. Un romain bien fatigué. Je le reverrai le lendemain à la cuisine pour le petit déjeuner. Vers 10 heures, il viendra s’y étendre pour une sieste. Il y a u côté pathétique de voir comment finisse ces surfeurs qui ont dû avoir leur période faste et qui tombe en décrépitude, tenu par des plaisirs éphémères ne menant à rien.

Bali est comme un livre où il n’y aura que des surfeurs jeunes et beaux à chaque page. Pas d’ajout ou d’articles pour ceux qui vieillissent et plus encore qui vieillissent mal.  Heureusement, je ne suis pas surfeur.

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
T
Au secours ! Police de caractère fine et minuscules .... Difficile à lire pour les "vieux" !
Répondre
K
Je vais arranger cela. normalement c'est toujours caractère 14, Comics
à bientôt car sans Toi, c'est pas pareil ! -  Hébergé par Overblog