BALI 8 : Icham & Tom

Publié le 17 Août 2016

Il y a déjà eu un article sur nos voisins mais aujourd’hui, gros plan sur deux personnalités sympathiques que nous avons souvent croisé au petit déjeuner.

« Hicham est infiniment sympathique car enthousiaste, chaleureux, compréhensif et amical. ». Tel est la première phrase que l’on peut lire sur la personnalité de ce prénom d’origine arabe. Icham comme son prénom ne l’indique pas est belge. Il a des origines arabes, c’est sûr aussi vu son teint mat. Il doit avoir une trentaine d’années car il vit avec sa retraite de militaire depuis quelques années.

Il avait de l’argent de côté pour un jour, acheter un appartement à Bruxelles. Il est vrai que cet appartement était vendu aux enchères et que chaque jour, il passait devant l’hôtel des ventes en enlevant le fameux papier qui informait de cette saisie. Depuis quelques années, Icham voyage seul mais pas solitaire. Il fait des rencontres. Cette annéecela sera au Komala avec une dizaine de français et pour son grand plaisir une française. Il nous racontera plusieurs histoires dont  celles qui vont suivre.

A Bali, il y a le coup de bambou, surtout le soir et sur le périphérique. Vous roulez en scooter lorsque vous recevez et un coup de bambou et la peur de votre vie (et hop un zeugma). Le gang est là pour vous dépouiller de votre argent et de votre moto. Il y a aussi la variante du vol à l’arraché qui fait des morts ou qui laisse la personne dans un état cérébral peu enviable.

Icham  a testé la technique du petit poucet. Il prend de l’argent sur lui, va en soirée et lorsqu’il n’a plus rien, il retourne chercher de l’argent. Un soir, de retour à son hôtel, il voit une russe pleurait : elle ne retrouvait plus son hôtel. Il prend sa carte, la raccompagne. Mais pour lui, le périple n’est pas terminé. Sur le chemin retour vers le Komal, un moto s’arrête à son niveau et lui demande s’il ne veut pas monter. Il refuse. La moto s’éloigne puis s ‘arrête et une personne (à cette heure de la nuit et l’alcool aidant, il ne savait plus vraiment à qui il avait affaire) vient près de lui et son briquet tombe de sa poche. Il doit fermement repoussait la personne.

En Thaïlande, il rentre d’une soirée et toujours sur le chemin retour, il reçoit un coup de poing qui ne le fait pas tomber, seulement vaciller Il est prêt à se battre mais la personne s’enfuit. Il va avoir mal à la mâchoire pendant uen journée. Une autre histoire toujours en Thaïlande. Un couple d’étranger entre dans une boutique le soir, sur uen île et demande de l’alcool. La femme leur dit que vu l’heure, elle ne peut plus vendre de l’alcool. Le ton monte, la femme a peur, elle appelle ses connaissances qui viennent, le ton s’envenime mais tout le monde rentre à la maison. Vraiment tout le monde rentre à la maison des touristes ! Le couple s’en va mais ils sont suivis et arrivés à leur bungalow ils sont agressés. La femme est violée devant son mari et tous les deux sont tués. La police arrêtera deux birmans, innocents bien sûr. Icham a fait des recherches sur Internet pour savoir si cette histoire racontée par un birman était vrai. Il nous le confirmera.

Je passe sur le vol de son appareil photo au Vietnam par deux personnes dont il avait fait connaissances auparavant et qui disparaîtront ensuite pour se concentrer sur une sortie qu’il a faite avec une fille qui n’était qu’une amie. Cette dernière était jalouse lrosqu’Icham rendait des sourires aux filles qu’il croisait. Elle se demandait pourquoi il avait une photo de lui avec un copain sur son portable. Il lui répondit que c’était un ami qui l’avait dépanné lorsqu’il avait un problème d’argent au Cambodge. Cet ami était décédé peu de temps après. J’écris un ami mais c’était en fait une personne qui lui avait fait confiance.

Dernière anecdote. Lorsqu’il arrive à Kuta, il entre dans une boutique pour acheter un produit. La femme en veut 300 000 roupies, il arrive à l’avoir à 160 000. Il est très content, la femme bénit l’argent avec ses enfants autour d’elle. Il quitte la boutique et quelques pas plus loin, il voit le même produit à … 40 000 !

Le futur pour Icham, cela sera peut-être d’aménager son appartement pour sa sœur et ainsi pouvoir faire des travaux dans l’immeuble de son père pour le louer. Pour l’instant, il ne loue pas son appartement car lorsqu’il l’a fait, on lui a volé son téléviseur. Par contre, il le prête à des personnes rencontrées en voyages.

Tom est plus jeune qu’Icham. Il est surnommé ‘rastaman’ par le personnel du Komala avec ses dreads. Au départ, il était réservé : au petit déjeuner, il arrivait avec sa retenue et ses cigarettes ! Comme l’allemand de l’an dernier, il marche seul et pieds nus. Avec le temps, il ne se fait plus mal et il lui arrive d’enlever des bouts de verre de ses pieds. Même à Paris, il marche pieds nus, regards assurés.

En 2001, avec ses parents, il a alors 11 ans, il part aux Etats-Unis. A l’aéroport, le bip retentit. Un employé va pendant dix minutes (et c’est long dix minutes) l’inspecter jusqu’à découvrir dans sa chaussette un morceau d’emballage de bonbon. Maintenant, il voyage comme un grand, a passé 5 mois en Inde en restant 5 jours dans chaque endroit. Pour se reposer de ce périple, il est resté 5 semaines au Népal.

Anecdote. Il arrive à Katmandou après un long voyage et est embringué dans une soirée. Le souci, c’est que vers minuit il doit rentrer à son hôtel dont il ne connaît ni le nom et ni l’adresse. Etant passablement sous l’emprise de l’alccol, il va chercher pendant deux heures avant de prendre la décision de prendre un taxi. Son salut viendra grâce au chauffeur au bout de 40 minutes. Le chauffeur lui demande s’il a une carte, bien sûr que non mais en cherchant dans ses poches, il trouve la clé de l’hôtel avec le nom !

Il nous apprend, à notre grand étonnement que les français ne sont pas appréciés en Australie. En effet, certains y arrivent pensant trouver l’Eldorado sans avoir le compte en banque pour suivre et vite trouver du travail. Ils se mettent donc à voler dans les magasins dans lesquels il y a  une pancarte, uniquement écrite en français, qui énonce que tout voleur sera amené au commissariat et ramené dans son pays. Il nous dit que pour payer le train, c’est pareils. Dans les dortoirs, les gens cachent leur argent lorsqu’ils savent qu’il y a français !

Tom est végétarien, il n’a pas été malade en Inde. Il nous raconte que certains se perdent dans le voyage, comme ces personnes qui sont au Cambodge depuis des années. Elles vivent en travaillant dans des guest house mais ne peuvent retourner en Europe car ils n’ont plus assez d’argent. Et puis, retourner en Europe pour faire quoi, pour qui.

Tom lorsqu’il rentre en France a du travail grâce à son ancien patron. Il va revenir en septembre pour travailler et repartir. Il espère faire une croisière de 21 plongées en Indonésie. Le voyage d’une quinzaine de jours est assez cher (1 200 euros) mais on voit du sublime. Au petit déjeuner, Tom arrivait avec un livre anglais et savait sympathiser avec des personnes différentes de celles du clan d’Icham. Son niveau de vie était le plus près possible des locaux.

Voici donc deux portraits de deux personnes que nous reverrons peut-être l’année prochaine. Sinon, pour nous, le fait marquant c’est que mon fils aîné à aider le lifeguard à ranger les drapeaux lors du coucher de soleil.

Cela sera l’une des plus belles images et souvenirs de ce voyage.

Rédigé par Kitano

Publié dans #Voyages

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