BALI 8 : feu d'artifice

  • Kitano
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Une nuit agitée. Surtout pour mon tout petit. Il s’est réveillé deux fois pour vomir. Pas de fièvre. On ira tout à l’heure à laverie car notre stock de serviettes est réduit, il faudra aller à la laverie. Lorsque j’écris laverie, il faut entendre déposer du linge et le récupérer le lendemain lavé, repassé avec  une bonne odeur.

Un peu fatigué de la nuit.. On aurait dû faire des courses et manger au japonais. Un vomissement du tout petit dans la matinée va changer les plans surtout qu’il va repartir pour un somme de quatre-vingt-dix minutes.

Je vais partir faire les courses avec l’aîné en passant par la case laverie et apotek. Je dois trouver des médicaments ou un tube pour soulager les hémorroïdes. On peut en trouver dans les magasins Guardian qui propose des gélules (2 capsules 3 fois par jour) ou en tube. Je vais chez l’apotek pour comparer les prix. Ici, c’est la règle. Je trouve un troisième médicament en forme de suppositoire. Les prix sont moins chers.

Sur le chemin, je croise notre voisin allemand retraité de l’année dernière. On l’avait rencontré au Lusa. Il a encore grossi mais il est toujours aussi calme et sûrement heureux d’être ici. Je lui donne rendez-vous dans quelques jours au Lusa. Je vois Tom qui part dans cinq jours sur Java. Ensuite, il retourne en Australie pour travailler.

Les personnes changent au Komala. J’ai fait la connaissance d’un péruvien car je n’arrivais pas à me connecter sur Internet. Gentiment, il a fait un reset sur la box. Pas sûr que l’australien qui ne parle jamais et qui pianotait sur son portable ait apprécié. Ce péruvien, je l’avais entendu parler avec une fille qui parlait anglais. J’écoutais leur conversation. Il disait qu’il ne voulait pas être une ‘option’ pour une fille et que dans son pays, il avait du succès comme avec les françaises. Je le reverrai parler avec une fille qui ne parle pas et qui n’a pas le sourire. Elle devrait être d’Amérique latine. Je l’ai vu sur la plage avec son surf le matin et le soir vendre des bijoux à l’entrée de Beach Walk, centre commercial.

Sur la plage, on a rencontré Marcello qui était avec une vieille connaissance française. Jack, comme il se fait appeler (car sinon de son vrai prénom, les indonésiens dirait Jakèsse) est à la retraite, il réside à Bali depuis 2002. Il a acehté un terrain et fait construire sa maison. Il a connu Marcello lorsque celui-ci avait 12 ans. Il le cherchait de poste en poste et l’a finalement trouvé. Nous discutons avec lui et il nous dit que les loyers à Kuta ont été multipliés par 2, 3 voire 5. Il confirme les vols à l’arraché, le soir, sur le scooter. Pour lui, le vin balinais est cher et de mauvaise qualité.

Il rentre quelquefois en France et c’est à cette occasion qu’il prend du poids. Il reste connecté à la France et à sa famille par des messageries et autres vidéos gratuites pour les conversations. D’ailleurs, son téléphone sonne, c’est l’un de ses fils qui l’appelle. Il me dit qu’il a vu la dégradation de l’environnement au fil des années. Derrière chez lui, il y avait une rivière où les indonésiens se baignaient, cela n’est plus le cas. Il nous quitte sous un ciel nuageux.

Cette année, nous n’irons qu’une seule fois dans ce centre commercial qui a pourtant une aire de jeux pour les enfants mais l’ambiance est assourdissante avec le son des machines. Sur le chemin, mon tout petit n’arrête pas de lancer des coucous et d’envoyer des bisous. Il n’en faut pas plus pour faire craquer les filles qui distribuent des flyers à l’entrée de Beach Walk. Les indonésiens sont tactiles avec les enfants. Nawill notre donneur de maïs nous a annoncé qu’il allait partir bientôt pour la circoncision de son fils. On ne le reverra plus. Par contre, ses copains qui veillent le soir comme agent de sécurité sur le chantier du futur hôtel Ibis style sont bien présents. Ce qui est drôle, c’est qu’il y a un monsieur qui est grand mais qui porte des Tongue qui sont au moins une taille plus petite !

Alors que nous avons fini de manger un maïs, nous entendons du bruit qui vient du ciel. Ce sont plus que des pétards, c’est une illumination dans le ciel. Nawill amène mes enfants de l’autre côté de la rue, sur la plage. C’est un feu d’artifice qui va durer. Mes enfants sont ravis de ce spectacle qui vient de la balade des hôtels, vers le début de la Pantaï Kuta qui mène vers l’aéroport.

La nuit est arrivé, le ciel est presque noir avec des touches de couleurs qui éclatent. Un feu d’artifice pour quelle occasion, je ne sais. Ce que je sais, c’est que mes enfants n’ont pas eu peur et qu’ils voyaient pour la deuxième fois, une feu d’artifice qu’ils oublieront sûrement mais pas moi.

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