Rediff BALI IV : Bienvenue à Bali

Publié le 24 Juillet 2016

Rediff BALI IV : Bienvenue à Bali

Lydia, jeune femme avec une enfant de 3ans, faisait garder sa fille par sa mère qui est partie. Une nounou indonésienne enceinte de son 3e enfant a pris le relais.

Il faut dire que sa mère à un planning plutôt chargé. Selon, elle arrive le matin (avec un homme dont Victor suspecte qu'il soit le souteneur) ou le soir (la dernière fois, c'était avec une de ses copines), puis repart. Vous pouvez imaginer la réaction d’AGA, qui se réveille en plus une à deux fois par nuit. Oui, parce que la nuit, sa mère n'est pas là ! Elle n'est pas appréciée par le personnel de l'hôtel et des locataires que nous sommes. Elle me dit qu'elle veut aller à la plage pour prouver lors de son retour en Angleterre qu'elle était bien à Bali !

Mon bungalow lui plaisait plus que le sien car dans la salle de bain, il y a un espace qu'elle pourra aménager en cuisine. Et pour ma part, je vais apprécier de dormir dans un grand lit ... Je vais aussi lier contact avec mon voisin. Il est français, s'appelle Saïd, est surfeur et reste longtemps ici. C'était le copain de Thor qui est parti dans un pays arabe m'a dit Victor. Saïd est content de m'avoir comme voisin, cela sera plus calme pour lui, ce qui est en opposition de la vision de Lydia qui se plaignait du bruit de ses voisins. Elle me propose de m'offrir une bière pour cet échange et mon aide. Car elle part bientôt, pour une dizaine de jours pour son travail et ne voulait laisser le déménagement à faire par la nanny.

Nouvel aménagement, pièces toujours aussi grandes, c'est comme un nouveau départ. 

En arrivant, j'ai bien lu que sur ma liste avant le départ, je devais changer mon maillot de bain qui est élimé aux fesses ! Il ne repartira pas en France comme le short que j'ai acheté l'an dernier au Népal. En m'assaillant sur la plage, j'ai entendu une déchirure. Ce qui n'était que quelques centimètres s'est fortement amplifie !

Après la noix de coco, le mango juice, le mais, je viens d'ajouter une crêpe sur ma liste. C'est sur la Jalan Mataram que je l'ai trouvée par hasard. C'est un couple qui tient cela, ils vont commencer à me connaître. C'est comme mon marchand de maïs qui cet après-midi a dû changer de place. D'habitude, il est à l'entrée de la plage, sur le trottoir, mais il a dû recevoir l'ordre de ne plus se situer sur cette place ; je pense que les marchands de la plage paient une taxe et que cette vente leur fait concurrence. Il est en face. Je sors un billet de 10 000 et il me dit "dua" (deux), je le regarde et mon regard va vers un touriste qui lui en prend deux mais qui payera 20 000 ! Lorsque je lui dis au revoir ou merci, il me répond mais en inversant l'ordre des mots ! Il est comme cela, il aime bien jouer !

Au petit déjeuner, toujours autant de français. Aujourd'hui, ils étaient deux et ensuite une fille est venue se joindre à eux en leur offrant boissons et sûrement autres choses. J'ai failli engager la conversation mais il n'y a pas eu l'étincelle qui fait que tout se suite on a envie de communiquer, comme avec Victor qui me dit que je peux prendre une douche a côté de la cuisine car l'eau est chaude. Je teste mais ne voit pas de différence.

En quittant l'hôtel, je croise la femme balinaise qui fait des travaux, la spécialiste du bricolage, peinture, tuile. Elle est plutôt petite, plutôt enrobé avec une forte poitrine. C'est drôle de voir une femme faire un métier d'homme. Les travaux arrivent à terme dans l'hôtel KUTA VIEW, celui visible en quittant le Komala. Des voitures en préparation de l'inauguration sont présentes. Ils ont collé sur le mur des plaques à motifs en bois qu'ils devraient peindre. La question est de savoir si les clients viendront. Une clientèle aisée ne viendra pas ici, bien qu'a à peine 20 mètres de la plage car il y a du Traffic et a côté la superette. La clientèle des voyageurs sera découragée par les prix. En tous cas, en passant devant cet immeuble, des pans de couleur, style vitrail, apparaissent sur la route avec les fenêtres en couleurs.

Ce soir au coucher du soleil, m'avançant vers le début de la Panta Kuta, je vois les Liefeguard assis sur la plage. Soudain, un, deux, trois se lèvent. Ils courent, enlèvent t-shirt, sifflet, lunette et se jettent à l'eau avec pour deux d'entre eux une sorte de long boudin jaune et pour le dernier un surf. Je pense qu'ils sont allés secourir un surfeur qui était dans la zone rouge. Je ramasse leurs affaires car les vagues avancent sur la plage. L'opération s'est bien déroulée. Ils sortent avec le sourire.

Cet après-midi, lorsque j'étais dans l'eau avec des vagues encore plus molles que celles d'hier, je croise un gars qui me demande s'il m'a déjà secouru. Je lui réponds que cela n'est jamais arrivé avant cette année. Pourtant, il semble qu'il me connait. Peut-être Bali 2009, j'ai dû rester un mois au même endroit toujours entre les deux drapeaux.

Il me demande d'où je viens et je lui dis "France", alors il me dit : "Bienvenue à Bali".

Rédigé par Kitano

Publié dans #Voyages

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