Rediff BALI 7 : Give me five !

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Asl alias Moktar (ou l'inverse) notre vendeur de maïs

Asl alias Moktar (ou l'inverse) notre vendeur de maïs

Si les feux d’artifice résonnent le long de la plage pour moi, ce soir, cela aura été la découverte du ‘Give me five’, autrement dit ‘tape m’en cinq’.

Aujourd’hui, on m’a parlé, regardé, pris en photo sur la plage et lorsque l’on est allés sur la Poppies II, des hommes me tendaient leurs mains. Je ne comprenais pas. Puis, Papa a pris ma main et la mise contre la sienne. Ensuite, j’ai compris le mécanisme. Cela a été un festival.

Je voulais tout le temps le faire avec Maman. En rentrant, on se fait interpeller par deux femmes qui me regardent et disent « beautiful », elle demande mon âge (delapan belas bulan). Lorsque je pars, je fais le signe au revoir et j’envoie aussi des bisous. Cela fait toujours craquer. Cela va me faire drôle en France de passer incognito.

                                                                                                    

On a visité Beach Walk, le centre commercial que Papa avait vu en construction l’été 2011. Trois étages. Le rez-de-chaussée et ses bars affichent presque complet. Ce que j’ai préféré, c’est le deuxième étage avec les voitures qui bougent dans le centre pour enfants. J’aime bien tourner le volant. On y retournera, on me l’a promis.

 

Un fait est certain, c’est que Bali change et Papa me dit que c’est une tendance de fond, irréversible. Il se construit des immeubles à étages comme jamais on a vu, destinés à une clientèle aisée. Résultats, les petites boutiques ferment partout : Benesari, Legian, Poppies. L’espace pour les voyageurs existera encore mais va se réduire.

D’un autre côté, les boutiques ou cantines pour locaux pratiquent toujours le double prix comme pour le bakso. Le bakso c’est une soupe avec des boulettes de viandes de poulet et de porc avec quelques légumes et des pieds de poulet que l’on ne demande pas. La soupe est servi dans un bol, il a suffi pour Maman et Moi mais Papa en aurait mangé deux.

J’ai aimé. Ce n’était pas évident les nouilles surtout avec l’oignon frit que je n’ai pas apprécié. Pour les boulettes de viande, c’était bon.

Ensuite, on est allés boire une noix de coco. Le marchand était content de me voir. On n’est pas restés longtemps car il fallait que je me cale pour la sieste et surtout, il commençait à pleuvoir. Du jamais vu à Bali selon mon Papa. Certes, il a eu plus mais que le matin.

En passant les prévisions météo que l’on peut trouver sur internet sont fausses (sauf peut-être météo France) : ils annonçaient 39 le lendemain de notre arrivée et des orages durant ces deux jours. Cela n’a pas été le cas du tout.

Ici, ce qu’il faut prévoir, c’est de la crème anti-moustiques sans oublier le ventilateur. Auparavant, Papa l’utilisait en même temps que le mosquito coil (un serpentin comme de l’encens). Depuis, il a évolué. Lors de son dernier voyage, il a acheté ici une prise avec du liquide, cela semble efficace. Il a quand même gardé le mosquito, utile pour la terrasse et la salle de bain. Il n’a pas non plus oublié des sachets de crème indonésiennes pour enfants.

Cet après-midi j’ai pleuré car je me suis fait mordre par une fourmi, de type petite et rouge. Vite, vite, de la crème et surtout la vidéo de mon ours qui bouge au rythme de la musique, vite remplacée par des photos de Mamie et Papi. Papa peut faire un zoom sur les visages. Cela m’a beaucoup aidé à oublier la douleur.

Maman a vu un rat en train de bouger dans la Benesari, une blatte dans la douche. Papa s’en est débarrassée mais elle n’a pas du tout, du tout apprécié. Depuis, elle entre avec appréhension et en chaussures dans les toilettes. Cela n’étonne pas et n’effraie pas Papa qui dans un des hôtels le moins cher de Kao San Road à Bangkok avait été réveillé car il avait senti quelque chose monté sur son visage !

Lorsque je gambadais dans le jardin, essayant d’arracher des herbes, regarder des pies, ou alors guettait les deux écureuils qui se baladent dans les arbres, Papa a discuté avec un jeune homme barbu qu’il croyait avoir reconnu de 2011, Comme son accent n’était pas totalement compréhensible, il en a conclu à une méprise.

Par contre, de méprise, il n’y en a pas pour les russes. Leur mauvaise réputation les suit et ils savent l’entretenir. Le copain à Saïd nous dit en passant qu’il a dû intervenir dans la cuisine à cause d’un russe qui parlait fort … à deux filles en face de lui ! Il paraît que c’est culturel.

Ce matin, nous avons déjeuné face à trois russes. Les cheveux allaient du châtain clair au blond blanc, toutes jeunes avec des yeux bleus. Maman a dit que le soir, maquillées, elles sont plus mises en valeur. Papa ne répond pas car même le matin, c’est agréable à regarder.

Pour terminer, un mot sur la douche. Je n’aime pas la douche. Le bain, cela va mais pas le jet et ici, il faut donc que mes parents s’adaptent. De toutes les façons, je finis toujours par pleurer. Maman a tout de même trouvé un subterfuge ! Celui de la bouteille d’eau de 1.5 l remplie que l’on me verse au fur et à mesure. Le pire c’est lorsque l’eau arrive dans mes yeux, j’aime pas du tout, mais pas du tout !

Le plus rigolo, cela a été cet après-midi de retour de la plage. Nous avons d’abord fait une halte près d’Asli le vendeur de maïs. Papa lui a apporté cette fois, une boîte de pâte à noisettes pour ses trois enfants. Il lui a demandé s’il fallait mettre de l’eau ! On est repartis avec deux maïs sans qu’Asli ne veuille que l’on paye.

Papa et moi, on est dans le jardin de l’hôtel, il rencontre ce jeune barbu et ensuite me prend par la main et m’emmène dans la chambre, me monte sur le lit et dit à Maman qu’il faudrait changer la couche. Sauf que je n’avais pas de couche ! C’est trop rigolo … mais j’ai dû passer à la douche !

Si je suis blondinet, Papa ne l’est pas. Mais, on a un point commun, un code génétique qui est que nos cheveux frisottent. Avant, c’était visible mais aujourd’hui les cheveux de Papa ont poussé et sont longs et lisses. Autre empreinte génétique, celle de pouvoir manger avec les deux mains. Il faut que mes deux mains soient remplies pour lancer le mouvement d’une main vers la bouche et l’autre qui se prépare pendant que la première anticipe de demander de la nourriture.

Je mange avec les mains comme les indonésiens, même si je mange le yaourt facilement avec une cuillère. Je mange de tout, même si je bloque un peu sur les fruits en ce moment. Ce n’est que passager.

Ma Tatie Valérie dirait que j’ai faim de vie.

De vie, de sourires et de Give me five !

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