Redacted BALI 5 : Eat, Swim and sleep

Publié le 22 Juillet 2016

Redacted BALI 5 : Eat, Swim and sleep

5h21. Le portable sonne.

Il faut que je me lève pour aller à l'internet et me connecter sur le site de la Sncf.

Je vais réserver un billet pour Paris dans trois mois pour assister à l'enregistrement du Masque et la Plume. Depuis, ce lieu a fermé devant la prolifération des smartphones connectés.

 

Qui a écrit qu'il ne pleut jamais à Bali ? En me réveillant, j'entends un bruit qui ressemblent a de la pluie. Je ne me trompe pas, il pleut et cela n'est pas prêt de s'arrêter. Lors de mes voyages, longtemps je n'ai pas pris en compte le froid et la pluie. Pour cette dernière, j'ai changé avec un poncho présent dorénavant dans mon sac. Cela tient peu de place, léger et cela est utile. En autant de temps qu'il faut - comme en France - j'ai le billet de train Prems.

 

De retour, j'entends une nouvelle fois le miaulement entendu lors de mon arrivée. Je m'approche d'une porte de garage et vois un chaton. Il a peur. J'essaye de le rassurer mais il est craintif. C'était donc bien cela, un chaton qui devait être dans le bungalow du personnel et qui est maintenant dans la maison juste à l'entrée des bungalows. Ce matin, je l'ai encore entendu !

 

Au petit déjeuner, je discute avec un français. Il est venu de Flores pour son visa : il vit avec une indonésienne et a un restaurant. C'est presque un cliché. Il dépend maintenant de sa compagne pour son visa et pour son affaire car il n'est pas propriétaire majoritaire. La fille l'avait accompagné en France et au bout de deux jours, il me dit qu'elle voulait travailler mais sans connaître la langue française ! Il vient pour faire une photo et renouveler le visa. Il existe 8 types de visa, de celui pour étudiants à retraites en passant par la famille et le business.

 

Au menu aujourd'hui, cela a été une cantine a cote de mon marchand de noix de coco. Il y a des marches la nuit mais il faut avoir l'énergie pour y aller. Ma journée débute matinalement et finit tôt, le coucher du soleil donnant le signe du retour ou presque. Pour 10 000 roupies, j'ai droit a du riz, du tempe, tofu et un morceau de thon avec une sauce mais pas à la noix de coco. Comme d'habitude, je prends du chili. La dame sait me dire en français : "comment allez-vous ?". 

 

Avant d'en arriver là, j'ai assisté à une cérémonie balinaise sur la plage, au moment du coucher du soleil, ils étaient un demi-millier, face à la plage avec danses d'enfants balinais, musique, offrandes et bénédiction. Il faut que les balinais résistent avec leurs traditions car j'ai entendu que ce pays musulman (le premier au monde), n'apprécierait pas leurses danses et folklores trop suggestifs. En Indonésie, il y a Bali et les autres îles.

Je me souviens de n'avoir pas eu un bon souvenir de mon arrivée à Lombok. Sitôt arrive, beaucoup de propositions pour me vendre divers objets. Je me suis vite retrouve torse nu ! Je voulais me débarrasser de mon t-shirt et je l'ai échangé contre un petit collier en bois représentant le signe de Bali. Le gars est ensuite venu me revoir pour me faire payer la lessive !

 

Les vagues m'ont calmé. Elles étaient moyennes mais surtout, une fois de plus, c'était le retour du courant latéral, un fort courant. Nageant au niveau des surfeurs, l'un d'eux me dit "strong current", je comprends et je me rabats vers la plage. Je ne me sens plus le courage et l'énergie pour avoir à lutter pour arriver au bord. Je comprends alors que le réveil si matinal, que l'accumulation de mes baignades et qu'un mal de dos sont signes qu'il me faut du repos. Je vais me faire prodiguer un massage du dos (25 000 roupies) qui me détend mais ne m'enlève pas ce point en dessous de l'omoplate.

 

Ce matin, en voyant Victor, le surfeur septuagénaire et en discutant avec lui, je l'entends me dire qu'il a un rhume mais qui n'est pas cachets et que dans trois, quatre jours cela lui aura passé. Il me dit que sa vie est rythmée par : "meat, surf ans sleep". Je lui réponds : "bon programme de vie !".

Le soir, je croise la grand-mère - celle du bungalow d'à-côté qui s'occupe de sa petite fille pendant que sa fille est en discothèque pour des raisons pluôt financières   qui me demande comment s'est déroulée ma journée, je lui dis "Eat, swim and Sleep" (manger, nager, dormir). Elle me dit : "comme les enfants". Je lui rétorque que c'est un bon programme de vacances !

Rédigé par Kitano

Publié dans #Voyages

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