BALI 7 : wifi

Publié le 11 Août 2015

Il y en a qui cherche et il y en a qui trouve.

En passant devant l’accueil du Komala, je voyais souvent la russe qui aime bien le grand, regarder et tapoter sur son téléphone portable. J’y prêtais à peine attention. Puis, ce fut au tour du fils de l’australien, le fameux Georges qui trouvait ma compagne ‘beautiful’. C’est alors que j’ai déduit qu’il devait y avoir une connexion pour leurs téléphones donc pour le wifi. Je suis allé demander et bien entendu, la réponse fut positive. Il  y a le wifi au Komala et il suffit de le demander.

 

Vous croyez qu’ils auraient une feuille indiquant qu’il y avait le wifi gratuit ? Non, cela aurait été trop simple. Typique d’une mentalité qui est énervante. C’est la même chose avec la propreté. J’y reviendrai un jour prochain avec ce qui peut être énervant à Bali et même au-délà. Il faut vraiment peiner et demander un malheureux balai pour nettoyer ce qui devrait l’être par les employés. Je ne sais combien coûte un ersatz de balai mais, je suis sûr que c’est dans leur mentalité de travailler avec le minimum, de ne pas avoir le réflexe de la qualité. On construit et on laisse telle quelle ; même si le toit est en passe de s’écrouler comme il y a deux ans dans notre ancien bungalow. Avec Fred, il y a quatre ans, on a vu plus fort. C’était près de Lovina, si je ne me trompe ; les bungalows étaient prêts de la mer et lentement, celle-ci empiétait sur la plage. Ils auraient pu construire  ou faire une digue mais leur malheureux sacs de sable ne pouvait empêcher ce qui allait faire disparaître les bungalows. Il n’y a pas de vue à long terme, seulement le profit immédiat. C’est aussi pour cela que cette année, le Komala est rempli à moitié. Ils n’ont pas su s’adapter ou actualiser leur offre.

 

On n’est pas loin de la France et de Côte d’azur qui a outrageusement augmenté ses prix dans les années où le taux d’occupation était très élevé. Lorsqu’il n’y aura plus que deux zones de vacances, avec des vacances d’une durée de six semaines, début juillet et fin août seront des créneaux à prix plus abordables pour ceux qui auront la possibilité de partir.

 

Pour terminer sur ce sujet, un autre changement est apparu qui montre l’élévation du coût de la vie à Bali, avec les billets de  100 000 roupies. Lorsque je voyageais seul, il y a quatre ans – et bien plus encore les années précédentes qui peuvent remonter à 2005 – le souci du change était d’avoir de la petite monnaie. Dans les money changer officiels, ceux qui n’arnaquaient pas et avaient un bon taux – ils vous donnaient des billets de 100 000 roupies. Il fallait alors demander la moitié de la somme en billets de 50 000. C’était le minimum ou le maximum que l’on pouvait obtenir. Ce qu’il fallait faire ensuite, c’était de ‘casser’ le billet de 100 000. Il y avait trois possibilités : le supermarché, payer les transports ou payer l’hôtel. J’écris cela car à l’époque – que les moins de 30 ans ne peuvent pas connaître – une noix de coco valait 5 000, sûrement pareil pour un jus de mangue, un seafood laksa au Totemo 18 000. Il fallait mieux avoir de la petite monnaie pour payer ; et cela était encore plus vrai lorsque l’on quittait Bali.

 

Aujourd’hui, plus la peine de rechercher de la petite monnaie, vu l’envolée des prix : une noix de coco c’est 15 000, un jus de mangue 10 000, un seafood laksa au Totemo 46 000. Cette année avec la disparition du Supernova, c’est environ 25% d’augementation des prix. Cela reste vrai à Bali, beaucoup moins dans les autres îles, beaucoup, beaucoup moins touristiques.

 

Aujourd’hui est un bon jour car il y a eu le retour du mango juice et des vagues. Juillet n’est pas la saison pour les mangues mais aujourd’hui en août, j’ai pu enfin goûter à ma boisson favorite. C’est toujours un véritable plaisir sauf que j’ai oublié de préciser sans sucre. Pour d’autres, il faudrait préciser sans glace. Je le prends à Patimura, l’endroit le moins cher mais surtout le plus sympatique. Auparavant, il y avait deux marchands de fruits côte à côte, le second à laisser place à un grand warung touristique et il s’en est ouvert un de l’autre côté. Sur ce lui qui reste, je peux voir qu’il y a beaucoup moins de monde. Il y a deux et surtout quatre ans, c’était toujours bondé de monde, surtout le soir. Confirmation de la baisse des touristes et du changement de clientèle.

On a choisi le nouveau marchand de jus de fruits fait aussi warung. Il y a trois filles et quelquefois un garçon. Elles ont souvent du monde. Je vais me faire connaître et reconnaître avec mes enfants. Dans ce lieu, on va croiser notre voisin chauve qui marche pieds nus au début, je ne l’avais pas remarqué mais en le croisant à la plage, dans la rue (on vit toujours dans le même périmètre), j’ai remarqué qu’il marchait pieds nus il n’a pas peur. Je ne pourrais pas le faire et pourtant, je vais toujours à la palge pieds nus depuis tout le temps. Je n’ai jamais été coupé  par les bouts de verre d’une bouteille cassée. Mais lui, il est très fort ou alors inconscient dans ces rues qui ne sont pas propres. Cela serait la même chose en France. A chaque fois qu’il nous voit, il nous dit ‘hi guys’.

 

Côté voisins parlons des voisines italiennes on les a vues au petit déjeuner : elle brune, l’autre plus camionneuse avec des cheveux décolorés. Toutes les deux ont de nombreux tatouages. Elles partiront dans quelques jours mais en quittant la quittant la cuisine, l’une d’entre elle oublie son portable. Lorsque je les croise alors qu’elles sont sur le point de quitter l’hôtel je leur fait remarquer cet oubli.

On croise souvent la jeune femme russe :  25 ans environ, au moins 1,75 mètre avec la gabarit qui va avec, blonde avec une coupe au carré, des yeux bleus, plutôt mignonne. Elle aime bien mon aîné mais celui-ci ne fait aucun effort côté social. Au fur et à mesure, il va s’ouvrir. Pour sa première année de maternelle, il a acquis toutes les compétences mais maîtresse Cathy a écrit qu’il était timide mais qu’il avait fait des progrès pour aller vers les autres. Le tout petit est plus ouvert, il a envie de faire plaisir et de se faire aimer. Il suffit que je lui glisse ‘fais coucou’ et il sait que la personne en face va lui sourire et lui répondre. Succès garanti avec les asiatiques et les indonésiens.

 

Les vagues sont enfin revenues. Quel plaisir de retrouver ces sensations. Grandes, fortes. J’arrête de vouloir faire une octuple vrille car j’ai la tête qui tourne. Pour la prise de vagues, ej pense qu’en l’absence de Fred, je n’ai aucun concurrence. Il m’arrive d’arrêter de me faire porter par les vagues tellement que je n’ai plus de souffle. C’est une tendance lourde sur Bali, à Kuta, peu de personnes se baignent et encore moins se baignent loin. Je remarque des nageurs confirmés mais ils se comptent sur une saison sur les doigts d’une main. Dans ce voyage, les vagues n’auront pas été au rendes-vous sauf aujourd’hui. J’ai su en profiter.

 

Pour finir cette journée, on va prendre un maïs chez Nawill et on profite pour faire des photos mais dans la nuit, elles ne sont pas réussies, on recommencera. Demain sera un autre jour, avec ou sans vagues, avec ou sans maïs, dans une journée qui sera sûrement ordinaire dans un endroit qui ne l’est pas.

Rédigé par Kitano

Publié dans #Voyages

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fred 12/08/2015 04:38

Je reviendrai pour te faire de la concurrence !!!

Kitano 12/08/2015 16:35

AH OUI § CAR VRAIMENT JE N AI PAS DE CONCURRENCE §§ AH SI AUJOURD HUI IL Y EN A UN QUI EST ALLE PLUS LOIN QUE MOI DANS LES VAGUES (interdiction de se baigner) il a fallu qu'un surfeur le ramène (fort courant !!)

TEACHE A 12/08/2015 01:11

Ah oui les filles tatouées ... Ici aussi .... C'est la mode je les surnome "dessins animés "

Téache A 12/08/2015 22:15

ils ont du peau ! et pour "elles" c'est parfois faux seins et vrais dessins !

Kitano 12/08/2015 16:37

ici sans mentir il doit s ouvrir un salon de tatouage par jour !! dans notre rue il y en a un plus un autre qui va s ouvrir ... ceci n est qu un exemple !!
euh au fait dessins animés, c'était bien en deux mots ;-)