BALI 7 : Ubud tour

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Le jour est arrivé. Notre premier jour sans baignade, ni coucher de soleil.

 

Pour une fois que les enfants devaient se réveiller tôt, ils dorment encore alors que vers 7 heures, je suis debout. Dans 90 minutes, nous partons à la découverte, en voiture, de Bali.

Du temps de préparer les affaires, de prendre le petit déjeuner et voici qu’apparaît dans la cuisine (ouverte) Komang, notre chauffeur pour cette longue journée. Je me souviens de lui, on l’avait pris pour une tournée, il y a deux ans. Cela permet de quitter Kuta et de visiter l’île sans la mer. Komang a une trentaine d’années, il n’est pas marié (je n’ai pas voulu aborder le sujet avec lui), il a une voiture  japonaise qu’il a changé. Il parle peu mais sait donner des informations.

 

On a commencé par la visite classique d’une place où l’on voit comment sont faits les bijoux. Cette activité est proposée par tous les tour opérateur, on évitera les paintings. La dernière fois, ce qui était drôle, c’est que l’on a visité un semblant de plantation de café avec une vieille femme qui tournait les grains de café pour les torréfier, elle semblait là pour la décoration. Il y a un type de café qui provient d’une mangouste (elle mange les grains de café et on les récupère). Les paquets sont maintenant vendus par paquets de 60,80, 100 grammes tellement le prix est élevé (300 euros le kilo).

La visite du travail de l’argent se décompose en une présentation d’une du travail pour nous laisser dans une sorte de supermarché d’objets en argent où les prix sont à trois chiffres et en dollars.

Direction, Ubud et la monkey forest. Je l’ai déjà visité deux fois mais pour les enfants, cela sera une découverte. Sur le chemin, nous passons devant la salle de spectacle de Barong dance mais notre journée est déjà bien remplie. Vers onze heures, nous voici dans cette forêt. Les singes sont presque partout. Il doit y en avoir une cinquantaine répartis entre différents clans et âges.

A l’entrée, je traduis : ne regardez pas les singes dans les yeux, c’est un signe d’agression pour eux ; ne courrez pas ; si un singe vient sur vous, ne paniquez pas, il descendra tout seul ; ne laissez pas des objets visibles. Définitivement je n’aime pas les singes depuis qu’à Tanah Lot (si je ne me trompe pas), un singe regardait d’une manière étonnée mais pas catholique la Marmotte (pardon la Marmotte de t’avoir oubliée !). J’étais avec Fred et ce dernier me donna le conseil de vite la mettre en sécurité.

 

De la forêt, il ressort un calme et la beauté naturelle des arbres, de l’eau et d’une manière plus générale de la jungle. Il y a, même en début de matinée, du monde, et j’entends souvent parler français. On voit les bébés singes s’accrochaient sous le ventre de leur maman, s’épouillaient, se chamailler, se courir après, sauter de branches en branches. Comme l’a écrit Teache A à l’un  des articles  sur ce blog qui avait pour titre « on a 99% de chromo zones en commun avec les signes », « et dire que certains humains n’arrivent même pas à ce pourcentage-là ! ».

 

Je verrais un singe voler une banane à un enfant qui la tenait et qui n’a pas fait attention, il  y aura cette jeune femme qui verra un singe lui monter dessus et s’accrocher à son robe laissant apparaître ses sous-vêtements, il y aura cette homme qui caressa un singe. Je pense qu’il y a beaucoup plus d’encadrement que lors de ma dernière visite où j’avais vu une personne se faire voler sa paire de lunettes. Le plus grand danger pour ses singes, c’est de trop manger !

Ensuite, petit tour du centre ville, où le stade est toujours présent. J’écris stade mais c’est plutôt un terrain avec de l’herbe et rien autour. Petit tour du marché où les prix sont plus que touristiques ! Un kilo de dragon fruit proposé à 80 000 (40 000), j’ai vu un marchand proposé un t-shirt à 140 000 (maximum 50 000). Pas  la peine de perdre son temps. Nous trouvons un petit warung et je retrouve les petites rues de mes voyages précédents. Moins drôle, c’est le plat ‘no spicy’ qui arrive … pour les enfants et même pour moi, il sera épicé ! J’ai pris une omelette avec une sauce noix de coco mais l’omelette se résume à des lambeaux d’œuf et je ne retrouve pas le goût de la noix de coco.

 

Ensuite, c’est le grand qui nous dit qu’il veut aller aux toilettes. Pas de souci, je demande où sont les toilettes … et on me répond qu’il n’y en a pas ! On quitte le restaurant, on va dans la rue et je vois un cours d’eau avec un muret que l’on prend. Après une dizaine de pas, je lis qu’il ne faut pas aller plus loin. Mais comme c’est écrit en indonésien, je continue. On fait demi-tour car c’était une fausse alerte. Il faut dire qu’une minute avant, mon enfant se sera égratigné la jambe en tombant.

On va visiter un palais et on fait une pause. C’est à ce moment que ma compagne comprend pourquoi notre tout petit avait perdu le sens de la marche : son petit orteil était mal positionné, il était sur l’autre doigt de pied. En lui enlevant la chaussure, il se met à pleurer ! normal, son orteil est enflé et peut être a-t-il une ampoule. Après le bout de verre qui lui a coupé le gros orteil de l’autre pied, rien ne lui est épargné. Il sera courageux ce tout petit.

 

Juste au moment de reprendre la voiture, on reçoit un message de Fred qui m’indique l’endroit où se trouve un marché touristique. On l’avait visité avec Fred. Komang me donne des conseils, il faut toujours négocier au moins trois fois pour arriver à un prix correct. Je le verrai en achetant une robe pour une petite fille, annoncée à 85 000, je l’aurais pour 20 000 ! sur le marché alimentaire, je ne peux m’empêcher d’acheter des gâteaux (qui sont toujours plus beaux à voir qu’à manger), un dessert balinais à base de fruits et de pâte  emballé dans une feuille de banane, une noix de coco dont il ne reste qu’une boule d’un diamètre d’un petit ballon. Je n’oublie pas d’acheter des bagues pour la Marmotte (elle choisira) et des colliers. Avant de partir, Komang nous indique un marchand qui vend une papaye ; je l’aurais prise plus petite mais il me dit que la plus grosse est meilleure.

 

Il est 16h30, pas le temps d’aller à Kintamani, retour à la maison avec un arrêt à Sanur. J’y suis déjà allé et cela ne m’avait pas laissé de souvenir. Il y a beaucoup moins de monde qu’à Kuta mais plus de bateaux. Komang m’a dit que l’eau était plus propre, je peux en douter. On ne peut voir le coucher du soleil car on est à l’opposé de Kuta. Il y a de nombreuses boutiques. Komang me dit qu’à Sanur, il y a plus des personnes âgées, les boutiques et restaurants n’abordent pas les touristes dans la rue. Touristes qui ne sont pas légion.

Il est temps de rentrer. Le grand s’excite derrière, le petit a fait une courte sieste, nous sommes fatigués. Je ne le suis pas assez pour dormir. On part avec le grand pour un maïs. Nawil me dit que le tshirt est allé à sa fille de 19 ans qui vit dans leur maison et qui travaille à Beach Walk. Elle était très contente. On repart avec des cacahuètes. Il me reste encore de l’énergie  pour aller chercher un jus de mangue et de goyave. J’en profite pour boire une noix de coco et acheter de la friture. En partant, je paye les jus mais je n’ai pas l’appoint, elle me dit demain, en ajoutant ‘mama ».

 

Oui, je vais rejoindre ma douce compagne et m’endormir vers 22 heures sans avoir le courage d’écrire en pensant que je pourrais me lever encore plus tôt demain. C’est bon d’être à la maison.

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