BALI 7 : Saïd

Publié le 9 Août 2015

Il est des situations qui changent et des rencontres qui ne changent pas.

La femme turque est partie, pour nos voisins de gauche, le départ est pour demain. On a vu pour la dernière fois, la jeune femme indonésienne et son compagnon asiatique, qui pourrait être son père. Une des attractions du Komala cette année sera le chaton de nos voisins. Les enfants l’aiment bien. On entend au moins une dizaine de fois par jour ‘Kadum’ par nos voisins qui le recherchent. Pour l’instant, il est toujours retrouvé. Ce n’est pas le cas de ce chien dont on a vu une affiche avec une récompense. Comme l’affiche était au carrefour du Frog (ex-Brazil) avec un marchand de satay (petites brochettes mais vraiment petites) à côté, je ne sais si la récompense sera d’une quelconque utilité !

Dans la série le bel été pour la santé, j’ai aussi – après mes enfants – des boutons de chaleur. Cela n’est pas ennuyeux mais cela peut gratter, cela va durer plusieurs jours. Je me souviens qu’en Birmanie, j’avais eu de gros boutons sur tout le corps qui était couvert. J’avais lu sur le guide (il n’y avait pas Internet dans ce pays à l’époque), que c’était le corps qui n’arrivait pas à se réguler. C’était vraiment des boutons qui s’étalaient, heureusement ils ne grattaient pas.

J’ai décidé d’abandonner le wifi de la supérette et du restaurant russe, trop difficile d’avoir une connexion et lorsque je l’ai, j’ai passé un certain moment. C’est pour cela que cette année, en l’absence aussi de la Marmotte (pardon la Marmotte de t’avoir oubliée), il n’y a pas encore de photos !

Nous voici direction Patimura sur le chemin du marchand de fruits. Même s’il me facture au prix touristique (bien qu’il y ait peu de touristes qui lui en achètent), c’est l’endroit où l’on peut trouver dragon fruit, mangues, sisrak, oranges, melon, bananes. Je n’y ai pas pensé mais je devrais demander au marchand de jus de fruits si elle peut m’en vendre.

La journée va s’écouler comme d’habitude avec vers midi, en allant vers les jus de fruits vers Patimura, la tentative du petit warung. Son étale est restreinte, les prix aussi (20 000 roupies), la cuisine est locale et le décor aussi. Depuis notre arrivée, on aura testé plus ou moins tous les warungs de la rue. On pourrait presque devenir un guide de ce endroit !

Je me souviens encore de cette année où il y avait eu une forte affluence touristique et où j’avais pu réserver à l’avance une chambre pour Fred. Les deux français qu’il avait rencontrés avaient dû faire plus d’une vingtaine d’adresses avant de trouver une chambre au prix fort. Dans la rue qui mène au jus de fruits, il y a au moins trois hôtels dont un nouveau qui vient de s’ouvrir avec un nouveau concept. Ce sont des dortoirs avec safety box, wifi, douches communes pour un prix qui débute à 100 000 roupies. Sur les photos cela semble moderne et propre. Cela peut être une adresse de repli au cas où.

Les vagues. Il y aura des vagues aujourd’hui dans cette saison décevante côté sensations dans la mer J’ai pu jouer avec mes enfants durant ce début de voyage. Aujourd’hui, je suis content de pouvoir lutter contre les vagues presque jusqu’au coucher du soleil. Je reviens voir la famille et là qui vient est là ? Saïd. Le retour de Saïd. C’est toujours un plaisir d’échanger avec cet état d’esprit positif qui aime Bali et qui a choisi sa vie. En voici une partie.

Saïd travaille dans la production audiovisuelle, il écrit des sketchs pour Eric et Ramzy depuis qu’ils ne font rien ensemble, il s’est rabattu pour une série il travaille quelques mois en France et repart pour des mois à Bali il négocie sa chambre au Komala et sa vie se partage entre le surf et ses copains. L’un d’eux se prénomme Mysty, c’est lui qui sortait il y a deux ans, tous les soirs au Skygarden et ramenait une fille presque tous les soirs, en se lamentant de leur mentalité ! un de leurs copains avait fait une soirée avec des filles et avait confondu 500 000 roupies avec 5 millions. La mafia lui était après et comme il vivait sur son RSA, il en était à manger des bananes pour pouvoir payer sa dette.

Saïd n’est plus au Komala car il a changé pour être avec sa copine australienne dans un autre hötel. Il me dit que Bali change mais que cela va encore. Me donne l’adresse d’un supermarché qu’il pense être moins cher que le Supernova. Sur bien des produits, cela ne sera pas le cas. Il me dit qu’à Hong Kong, ils sont passés depuis longtemps à la monnaie électronique pour tous les paiements (une carte qui permet de tout payer en la rechargeant). Pour lui, même si le coût de la vie augmente, il reste et restera toujours plus intéressant qu’en France. Il est vrai que lorsque l’on relativise, les prix augmente mais en valeur absolue de notre devise, on peut vivre pour 20 euros par jour à Kuta. On est d’accord que sur les touristes, c’est l’arrivée des indonésiens et des asiatiques qui fait et fera augmenter le tourisme. Cette clientèle a de l’argent et ira au Best western (hôtel en face du Komala) qui propose des prix qui débutent à 630 000 roupies (soit 40 euros) mais qui montent au double selon les chambres (ils ont un site Internet sur lequel on peut réserver). Mais, pour un riche parisien, qui ne restera que dix jours ici, payer 100 euros la nuit, fera sourire ovu les prestations offertes.

Nous discutons jusqu’au coucher du soleil, qui laisse des traces bleutés et orangés dans le ciel. Saïd est heureux d’être ici, il est heureux en général. D’avoir discuté avec lui m’a rappelé nos vacances passées ; peut-être le recroiserai-je dans quelques années avec des enfants ?

Il est temps de rentrer, une douche, un maïs avec le souriant Nawill, un petit plat et il sera temps pour la famille de s’endormir. C’est une fin de soirée classique qui ne change pas mais il peut y avoir du bon dans les habitudes, les bonnes habitudes, même et surtout à Bali.

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Rédigé par Kitano

Publié dans #Voyages

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TEACHE A 10/08/2015 14:59

Comme disait Napoléon :
" les habitudes ça fait gagner du temps "