Bali 7 : Rain

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Il pleut ce soir, pour la première fois depuis le début du voyage, j’entends, je ressens les gouttes de pluie. Sur Internet, les prévisions depuis le début sont la pluie, tous les jours. Bien entendu, la pluie n’est pas venue, sauf ce soir. Nous sommes en saison d’hiver actuellement, la haute saison se situant en décembre pour ce qui est l’été.

 


Ce matin, au petit déjeuner, une poupée indonésienne est venue, elle devait avoir à peine vingt ans, à peine. Son copain typé asiatique devait avoir au moins trente ans, au moins. Je croise beaucoup de couples mixtes. Je pense à cet informaticien (jeune, lunette, tête … d’informaticien) avec une fille beaucoup, beaucoup moins fine dans les traits et dans le corps que celle du matin. Il avait l’air heureux, il passe de bonnes vacances, mieux que ce qu’il aurait pu vivre dans son pays. Notre voisin d’à-côté a un adolescent de type anglo-saxon alors que la femme avec lui est indonésienne. Ils ont un chaton qui vient nous voir. La femme le prend mal et il miaule. En sortant pour aller à la plage, j’ai croisé un anglo-saxon d’une cinquantaine d’années au moins qui avait un enfant typé sur son scooter. Il m’a dit qu’il m’avait vu à la plage, qu’il avait trois enfants.


J’ai encore croisé la fille de Chicago, la femme turque qui fait du yoga trois fois par jour, elle n’appréciait pas la façon dont la femme indonésienne tenait le petit chat en le faisant miauler. J’ai recroisé la jeune femme russe aux yeux bleus et aux longs cheveux noirs j’ai remarqué aussi un couple qui mange tous les soirs au Komala, à la même table. Il y a aussi le monsieur qui ne voit que d’un œil, je l’ai vu à Patimura prendre un jus de fruits et au restaurant le Komala.


A midi, restaurant japonais. Ce qui était un moment de pure dégustation lorsque j’étais seul, devient avec les enfants un pur moment de surveillance. En plus, ce n’est pas moi qui les fais manger. Difficile pour eux de rester assis, le tout petit arrive à manger, il faut prendre la fourchette pour nourrir l’aîné qui a hérité de l’appétit de moineau de sa mère.


Pour la première fois, et cela peut me rappeler des souvenirs, j’ai vu le coucher de soleil dans les vagues. Elles ont été puissantes. Auparavant, j’ai dû faire une nouvelle fois la police notamment avec un jeune qui ne comprenait pas qu’il était dans la zone des nageurs ; j’ai vu sa mère en train de les photographier et elle, a compris. Je suis arrivé à prendre de belles vagues pour me laisser presque porter jusqu’au bord. Juste à la fin, j’ai croisé le lifeguard qui était content d’avoir fini sa journée. Lorsque je suis arrivé, j’en ai vu un autre, plus jeune avec un gros tatouage dans le dos d’une divinité indienne (celle avec une tête d’éléphant, Ganesh). Il sifflait plus pour  que les nageurs quittent une zone avec fort courant que pour avertir les surfeurs qu’ils étaient en swimming zone.


Cet après-midi, un groupe d’une demi-douzaine de personnes sont restés un certain temps, soit au moins une demi-heure debout à côté de mon tout petit. Il lui souriait. Ce qui ne me sourit pas, c’est ma jambe, je dois avoir une tendinite qui me fait souffrir de plus en plus tôt. Pour l’instant, je mets une crème. J’ai tout de même pu marcher doucement jusqu’à Beach Walk pour  voir les horaires de cinéma. C’est presque comme en France, première séance vers midi, dernière vers 21 heures.


En fin de baignade, on est allés voir le frère d’Asli qui nous a offert les maïs malgré le fait que je voulais payer. Je lui ai offert un pot de pâte à tartiner française car celles d’ici, ne sont pas de qualité. Je prendrais le numéro d’Asli plus tard. Son frère l’a appelé et j’ai pu lui parler, il rester à Lombock, voudrait que je vienne le voir, sa maison est à cinq minutes de l’aéroport mais cela ne va pas être possible avec les enfants.

 

J’ai des soucis physiques mais aussi technologiques. Difficile de me connecter en wifi et lorsque je le peux, difficile d’établir une communication avec Skype. Vers l’hôtel Senen, j’ai vu un centre Internet, cela me fera gagner du temps. Il y a de moins en moins de centre Internet avec la généralisation des smartphones.


On est toujours à la recherche de notre taxi pour qu’il nous emmène visiter les alentours. Je l’ai connu par l’intermédiaire de Fred qui l’a contacté mais ce dernier a changé de numéro de téléphone. Fred me dit que c’est un classique dans ce pays en cas de problème.  Dans notre conversation, Fred me dit que dans la province de Banda Ace de nouvelles lois ont été prises par le parti musulman majoritaire : vente d’alcool interdite, les femmes sur un scooter doivent être assise en amazone, pas de femme seule après 20 heures. Je dis à Fred que j’ai vu sur la plage – mais ce n’était pas des idonésiennes – une demi-douzaine de femmes entièrement voilées ; on ne voyait que leurs pieds, mains et leurs yeux. Bali a un statut spécial en ce qui concerne la vente d’alcool. J’avais lu qu’il y avait des tensions entre le pouvoir musulman et la culture balinaise, les premiers reprochant aux seconds des danses trop suggestives.


Malgré le mosquito coal (une sorte d’encens vert en forme de serpent), le produit liquide qui se branche sur une branche, la bombe contre les moustiques, j’arrive à me faire piquer, mais moins que mes enfants qui réagissent avec de gros boutons. C’est l’un des inconvénients de ce voyage. Par deux fois, l’aîné a compris qu’il ne fallait toucher le bout rouge du mosquito et de l’encens que je fais brûler dans la salle de bain. Heureusement, il y eut plus de peur que de brûlure.


La pluie vient de s’arrêter, demain sera un nouveau jour. Le premier de la troisième semaine ici. Je ne vois pas le temps passé.

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