BALI 7 : Lusa

Publié le 19 Août 2015

Retour aux origines, où tout a commencé.

C’était il y a longtemps. Je prends un billet d’avion pour Jakarta dans l’agence Nouvelles frontières, je réserve le billet et quelques temps plus tard, je vais pour payer. Trop tard, mon billet n’est plus disponible. Pour moi, la vendeuse ne m’a pas clairement dit que je devais revenir le payer dans un certain temps. Les prix sont maintenant trop chers. Je ne m’avoue pas vaincu, je prends un billet pour Bangkok et décide d’aller en Indonésie par mes propres moyens soit par bus, avion, bus et bateau pour Bali.

 

De Bangkok, je prends un bus avec lequel je traverse la Malaisie et me voici à Singapour. J’avais fait fort, peu de nourriture mais de l’eau. Dans cette ville chère, je trouve un dortoir pour une nuit et je prends un avion pour Jakarta avec l’inconvénient d’une longue durée d’attente pour faire Jakarta-Singapour-Bangkok. Mais vraiment longue (peut-être vingt heures). Pas grave, à l’époque, du temps, j’en ai. A Jakarta, je dors une ou deux nuits à Jalan Jaksa, je me promène vers la gare le soir mais pas longtemps. Je vais ensuite à Jogjakarta peut-être par train et de là, je prends le ferry pour Bali.

 

De cette toute première fois, il ne me reste que quelques images et le souvenir d’être arrivé à Bali fatigué. Tellement que j’en oublierai les vagues. A Kuta, je dors dans un hôtel que l’on m’avait conseillé et qui s’appelle le Lusa.

 

Retour à la case départ avec ce 7e voyage. Le Lusa a bien entendu changé : les bungalows avec un petit bassin devant et peut-être des poissons,  a été remplacé par une piscine ; ils ont construit un petit immeuble.

 

A la question « faut-il conseiller le Lusa aux petits budgets ? », la réponse est évidente, c’est non. Payer deux fois plus cher que le Komala pour une piscine, de l’eau chaude et une petite salade de fruits en plus, cela ne vaut pas le prix.

Par contre, à ceux qui voyagent en couple, entre amis, qui ne restent que quelques jours sur Kuta, cela est un bon compromis entre un hôtel de qualité et son bon emplacement (à 100 mètres de la plage).

Le changement par rapport au Komala est mentionné dans leur règlement : « nous ne sommes pas un hôtel 5 étoiles mais nous tendons vers cela ». La première surprise c’est que l’on a des serviettes, du papier toilette, la chambre est propre, la porte des meubles fonctionnent, la salle de bain est moderne, il y a un safety box dans la chambre, les draps ne sont pas troués, on a le wifi dans la chambre, les ampoules sont de vraies ampoules. Par contre, l’ambiance n’est plus la même, moins convivial, même si cette année, il y eut moins de discussion entre les gens.

 

Lorsque j’arrive avec ma première valise, je demande si la chambre est prête. On me répond que non, qu’il faut attendre 13h30. La veille j’étais venu et je leur avais posé la question. La réponse avait été que si la chambre était libre, je pourrais l’avoir. Deuxième voyage, une heure plus tard et vers midi, toutes nos affaires sont dans le hall d’entrée car la chambre sera prête vers 13h30.

 

Cela nous laisse le temps de manger. Mais comme l’on mange au Warung Tujuh (Warung Seven, où les plats sont à deux dollars) on est à l’hôtel vers 13 heures et on doit encore attendre.

C’est là que mon esprit critique commence à me lancer des signaux : il faudrait que la chambre soit occupée, que les personnes partent à midi pile, que le ménage dure 90 minutes pour avoir à attendre. Je pense qu’aucune de ces conditions n’étaient présentes et qu’ils appliquaient bêtement leur règlement. Ce n’est pas un souci, lorsque l’on partira, cela sera à midi pile.

 

Fini nos deux petits lits, on a un petit mais surtout un grand lit qui va changer notre sommeil. Fini les bruits de coqs, les écureuils, le chaton, le jardin. Le Lusa s’articule sur un bâtiment à étage et une longue allée de bungalows. Mais comme cela est bien agencé avec de la verdure, on n’a pas l’impression d’être dans un espace bétonné même si la porte d’entrée de notre chambre nous offre comme vue un mur !

 

Les enfants vont profiter de la piscine le matin, je vais profiter des petits déjeuners car mon entourage (soit la maman et l’aîné qui ont droit à un petit déjeuner) continue à ne pas avoir d’appétit, l’eau chaude oscillera entre eau tiède et brûlante.

 

Retour aux sources, aux origines pour boucler la boucle et passer à un autre type de voyage, à d’autres contrées.

 

J’avais trois destinations en tête mais elles seront toutes éliminées par leurs contraintes.

Tout d’abord l’Islande, à cause des températures, en juillet de l’an dernier, il y avait 15°, sans compter que le niveau de vie pour une semaine est évalué à 1 700€.

Ensuite, l’idée de l’Iran me séduisait même s’il faut aller à Paris, à l’ambassade pour qu’ils prennent nos empreintes digitales. Sur le site du Ministère des affaires étrangères, ils déconseillent suite aux attentats de janvier d’aller dans ce pays. La contrainte, c’est l’alphabet vraiment différent du nôtre et surtout le fait qu’une femme étrangère doive se couvrir les bras. C’est dommage, car j’ai lu sur un blog (avril 2015) que dans un bus, votre problème devient le problème de tout le bus. Dommage car la nourriture paraissait alléchante.

Enfin, il y a la Mongolie. Malheureusement, le prix du billet d’avion est cher (même prix que pour Bali),  en juillet les hôtels sont complets et visiter le désert de Gobi en août se fait sous des températures caniculaires. Dommage car j’aurais pu dormir dans une yourte et voir des marmottes. J’avais lu qu’une année, la marmotte avait véhiculé une maladie. Les mongols ont pris une mesure radicale, ils ont tué environ un million de marmottes (information à vérifier). Avant cela, en Mongolie, les marmottes, ils les mangeaient !

 

A quelques jours de la fin de mon voyage, je ne sais si je retournerais à Bali, ce que je sais c’est que l’année prochaine, je reste en France.

 

Retour aux origines, où tout a commencé.

C’était il y a longtemps. Je prends un billet d’avion pour Jakarta dans l’agence Nouvelles frontières, je réserve le billet et quelques temps plus tard, je vais pour payer. Trop tard, mon billet n’est plus disponible. Pour moi, la vendeuse ne m’a pas clairement dit que je devais revenir le payer dans un certain temps. Les prix sont maintenant trop chers. Je ne m’avoue pas vaincu, je prends un billet pour Bangkok et décide d’aller en Indonésie par mes propres moyens soit par bus, avion, bus et bateau pour Bali.

 

De Bangkok, je prends un bus avec lequel je traverse la Malaisie et me voici à Singapour. J’avais fait fort, peu de nourriture mais de l’eau. Dans cette ville chère, je trouve un dortoir pour une nuit et je prends un avion pour Jakarta avec l’inconvénient d’une longue durée d’attente pour faire Jakarta-Singapour-Bangkok. Mais vraiment longue (peut-être vingt heures). Pas grave, à l’époque, du temps, j’en ai. A Jakarta, je dors une ou deux nuits à Jalan Jaksa, je me promène vers la gare le soir mais pas longtemps. Je vais ensuite à Jogjakarta peut-être par train et de là, je prends le ferry pour Bali.

 

De cette toute première fois, il ne me reste que quelques images et le souvenir d’être arrivé à Bali fatigué. Tellement que j’en oublierai les vagues. A Kuta, je dors dans un hôtel que l’on m’avait conseillé et qui s’appelle le Lusa.

 

Retour à la case départ avec ce 7e voyage. Le Lusa a bien entendu changé : les bungalows avec un petit bassin devant et peut-être des poissons,  a été remplacé par une piscine ; ils ont construit un petit immeuble.

 

A la question « faut-il conseiller le Lusa aux petits budgets ? », la réponse est évidente, c’est non. Payer deux fois plus cher que le Komala pour une piscine, de l’eau chaude et une petite salade de fruits en plus, cela ne vaut pas le prix.

Par contre, à ceux qui voyagent en couple, entre amis, qui ne restent que quelques jours sur Kuta, cela est un bon compromis entre un hôtel de qualité et son bon emplacement (à 100 mètres de la plage).

Le changement par rapport au Komala est mentionné dans leur règlement : « nous ne sommes pas un hôtel 5 étoiles mais nous tendons vers cela ». La première surprise c’est que l’on a des serviettes, du papier toilette, la chambre est propre, la porte des meubles fonctionnent, la salle de bain est moderne, il y a un safety box dans la chambre, les draps ne sont pas troués, on a le wifi dans la chambre, les ampoules sont de vraies ampoules. Par contre, l’ambiance n’est plus la même, moins convivial, même si cette année, il y eut moins de discussion entre les gens.

 

Lorsque j’arrive avec ma première valise, je demande si la chambre est prête. On me répond que non, qu’il faut attendre 13h30. La veille j’étais venu et je leur avais posé la question. La réponse avait été que si la chambre était libre, je pourrais l’avoir. Deuxième voyage, une heure plus tard et vers midi, toutes nos affaires sont dans le hall d’entrée car la chambre sera prête vers 13h30.

 

Cela nous laisse le temps de manger. Mais comme l’on mange au Warung Tujuh (Warung Seven, où les plats sont à deux dollars) on est à l’hôtel vers 13 heures et on doit encore attendre.

C’est là que mon esprit critique commence à me lancer des signaux : il faudrait que la chambre soit occupée, que les personnes partent à midi pile, que le ménage dure 90 minutes pour avoir à attendre. Je pense qu’aucune de ces conditions n’étaient présentes et qu’ils appliquaient bêtement leur règlement. Ce n’est pas un souci, lorsque l’on partira, cela sera à midi pile.

 

Fini nos deux petits lits, on a un petit mais surtout un grand lit qui va changer notre sommeil. Fini les bruits de coqs, les écureuils, le chaton, le jardin. Le Lusa s’articule sur un bâtiment à étage et une longue allée de bungalows. Mais comme cela est bien agencé avec de la verdure, on n’a pas l’impression d’être dans un espace bétonné même si la porte d’entrée de notre chambre nous offre comme vue un mur !

 

Les enfants vont profiter de la piscine le matin, je vais profiter des petits déjeuners car mon entourage (soit la maman et l’aîné qui ont droit à un petit déjeuner) continue à ne pas avoir d’appétit, l’eau chaude oscillera entre eau tiède et brûlante.

 

Retour aux sources, aux origines pour boucler la boucle et passer à un autre type de voyage, à d’autres contrées.

 

J’avais trois destinations en tête mais elles seront toutes éliminées par leurs contraintes.

Tout d’abord l’Islande, à cause des températures, en juillet de l’an dernier, il y avait 15°, sans compter que le niveau de vie pour une semaine est évalué à 1 700€.

Ensuite, l’idée de l’Iran me séduisait même s’il faut aller à Paris, à l’ambassade pour qu’ils prennent nos empreintes digitales. Sur le site du Ministère des affaires étrangères, ils déconseillent suite aux attentats de janvier d’aller dans ce pays. La contrainte, c’est l’alphabet vraiment différent du nôtre et surtout le fait qu’une femme étrangère doive se couvrir les bras. C’est dommage, car j’ai lu sur un blog (avril 2015) que dans un bus, votre problème devient le problème de tout le bus. Dommage car la nourriture paraissait alléchante.

Enfin, il y a la Mongolie. Malheureusement, le prix du billet d’avion est cher (même prix que pour Bali),  en juillet les hôtels sont complets et visiter le désert de Gobi en août se fait sous des températures caniculaires. Dommage car j’aurais pu dormir dans une yourte et voir des marmottes. J’avais lu qu’une année, la marmotte avait véhiculé une maladie. Les mongols ont pris une mesure radicale, ils ont tué environ un million de marmottes (information à vérifier). Avant cela, en Mongolie, les marmottes, ils les mangeaient !

 

A quelques jours de la fin de mon voyage, je ne sais si je retournerais à Bali, ce que je sais c’est que l’année prochaine, je reste en France.

 

 

Rédigé par Kitano

Publié dans #Voyages

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TEACHE A 20/08/2015 08:14

Route 66 en Harley ! Comme un rebelle !...

kitano 24/08/2015 22:26

Rebelle un jour, rebelle toujours !