BALI 7 : Le retour de Marcello

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Il est là et il nous a retrouvés !

 

Lever tardif avec le réveil du biberon dans la nuit. Je croise notre nouveau voisin et discute avec lui. Il n’a rien entendu, il est arrivé tard avec son surf. Il est australien et vient au Komala depuis 26 ans. A l’époque, il me dit qu’il n’y avait qu’une rangée de bungalows. Il a laissé sa femme et sa fille de 16 ans pour venir surfer ici et à Jogja, pendant un mois. Il me dit avoir payé 100 000 le taxi, ce qui est un bon prix vu qu’il avait un surf.

 

Ce matin, le tout petit n’est pas tombé en essayant de monter les escaliers. Sa précédente tentative lui a valu une bosse qui n’est plus visible mais un gros point un peu noir. C’est le grand qui a des problèmes  d’intestin : ce n’est pas alarmant mais ce soir pas de maïs, seulement du riz. Il n’a pas voulu en manger au restaurant japonais. Mes enfants se sont mieux tenus que la dernière fois. Il y avait peu de monde, comme d’habitude. Il y avait que nous et un couple avec leurs enfants. Après le sushi set, je suis passé au Obento : un plateau avec du sashimi, du adamame (haricots verts, on mange les graines), des légumes, des brochettes. Auparavant dans ce restaurant, dans leur ancien emplacement, il y avait une carte de fidélité (au bout de 10 menus on en avait un gratuit). Les temps changent.

 

Belle journée car en me connectant et en écoutant le Masque et la plume, j’ai eu la surprise d’entendre ma lettre citée à l’antenne ! Certes, un classique mais cela fait toujours plaisir. Pendant que j’écoutais l’émission, je lisais un livre en téléchargement gratuit, Des tropes de Dumarsais, pour cette fois être cité dans l’émission littéraire, dans le courrier des auditeurs pour un zeugma. C’est Jean-louis Ezine qui a cité ce mot avec des exemples et depuis des mois, toutes les quinzaines c’est le feuilleton. Maintenant, mieux vaut écrire de l’étranger pour être cité. Exemple de zeugma : elle prit son courage et son fils à deux mains pour quitter la ville. Pierre Desproges était très fort : il sauta et le repas du soir et sa belle-sœur.  Je crois avoir une chance sur une syllepse oratoire qui est une variante du zeugma.

 

Depuis l’incident du soir entre le couple mixte, je n’ai pas recroisé l’australien Georges. Un couple de jeunes français se sont installés à côté de notre bungalow. Ils ne resteront qu’une nuit. Les italiennes vont partir demain. La brune, celle qui est stylé a deux tatouages qui représentent un cercle noir : l’un sur le haut de son épaule, l’autre sur son coude. La dame qui nous a donné de la papaye doit vivre avec un indonésien, mais cela demande confirmation, peut-être ai-je mal compris.

 

Cette fois, j’ai mes lunettes de soleil ! En effet, je suis parti sans la Marmotte (pardon la Marmotte) et sans lunette de soleil. On peut s’en passer mais mieux vaut en mettre. Surtout qu’aujourd’hui, je viens de terminer mon premier tube de collyre et que mon œil gauche et encore rouge. Sur la route qui mène au croisement du Brazil (je devrais écrire Frog), je m’arrête dans une boutique et demande le prix d’une paire de Ray ban (ce sont des copies), le gars me dit alors de venir dans le fond de son magasin, prend  une calculatrice et d’une voix chuchote le prix affiché : 135 000 roupies (soit 9 euros). Cela en est risible. Je m’en vais. C’est comme le gars de l’agence qui pour une location à la journée pour visiter l’île commence par me dire 800 000 roupies et dès que je m’en vais me dit 700 000.

 

Les lunettes, je vais les acheter  dans une boutique à droite du croisement du Frog. Je me souviens de lui, il y a deux ans. Sur des bracelets, il y a le prix. Il m’annonce 3 dollars (soit 30 000 roupies), pas la peine d’aller chercher ailleurs. Je sais qu’il y a deux ans, Fred sur une route en avait vu à un euro. J’en prends deux plus une pour ma compagne et laissons la quatrième. Il me dit alors pour 10 000 je te la laisse ». ok, je prends. J’ai deux paires, une pour la voiture et l’autre pour laisser dans la valise, au cas où, un jour, on reparte. J’ai fait la même chose avec la brosse à dents. Toujours avoir une brosse à dents. Maintenant, je rajoute, un savon sans eau.

 

 

Du classique dans l’eau où j’ai dû faire la police, au moins trois surfeurs dont un couple qui comprenait mais qui avec le courant se retrouvait dans notre zone. Cette année, on est peu à se baigner,  souvent je suis le seul à aller loin, même si je peux reconnaître qu’il y a des nageurs entraînés. Ces rares personnes sont souvent derrière la vague et nagent parallèlement à la  plage. Aujourd’hui de fortes vagues qui me permettent en me laissant porter d’arriver presque sur le sable. Maintenant, j’ai une technique, j’utilise mes pieds comme aileron pour savoir si je suis proche du sable et évité que ce soit mon visage qui me serve à m’arrêter.

 

Grâce à Fred les bons tuyaux, on a réservé un taxi pour deux sorties dont la première nous amènera à Ubud et ses alentours. On hésite encore à faire la monkey forest. Je l’ai déjà testé deux fois et je dois écrire que je n’ai pas d’affinités avec les singes depuis que l’un d’eux regardait d’une manière étrange et inquiétante la Marmotte (encore pardon la Marmotte de t’avoir oubliée).

 

Ce matin, nous étions à la recherche d’une poste et d’une boutique qui développe les photos puisque celle de l’angle de la Poppies a disparu. On a facilement trouvé le bureau de poste (direction Patimura, à gauche après avoir traversé la Legian) mais pas de station de développement.

Sur le trottoir de la Legian, je pousse la poussette où demeure le grand puisqu’il ne veut pas la céder à son frère (qui lui est dans le porte-bébé), lorsque ma compagne m’interpelle. Elle me dit ‘viens’,, à son niveau, il y a une fourgonnette et dans cette fourgonnette, au volant Marcello !

 

Il me dit qu’il travaille au poste du Hard rock café, qu’il a perdu la carte avec le timbre à mon adresse pour m’annoncer la naissance de sa fille, me la montre sur son Smartphone, j’ai le temps de lui dire que mon tout petit a comme deuxième prénom le sien. Marcello, c’est Marcel en français mais c’est surtout le prénom de cet ange gardien qui n’a pas hésité à courir  et à venir me sauver lorsque j’ai été pris dans les courants.  Normalement, on se voit demain.

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F
Fais gaffe aux douanes avec tes ray ban!!
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T
Bien entendu ta citation j'aurais écrit pareil ...
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T
Que de belle retrouvailles ! C'est étonnant de se retrouver de perdre .... Sans FB ... A l'ancienne quoi .... Bon je vais écouter LMP j'ai une bonne motivation pour .... Un petit poadcast en regardant la mer .... J'irais peut-être au ciné la semaine prochaine ..... J'ai bien aimé le dernier film sur "les 2 mères" une histoire de mamans me souvient plus du titre .... Désolé ....
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K
en cinéma je suis largué ... antman et mission impossible ... peut etre purrais-je m'y remettre lors de mon retour mais cela ne va pas etre facile ! je dois garder les enfants lors de notre retour.
à bientôt car sans Toi, c'est pas pareil ! -  Hébergé par Overblog