Bali 7 : In my place

Publié le 1 Août 2015

Une panne d’électricité, un masakan pour indonésiens, des yeux rouges et des petits pas, voici le programme d’aujourd’hui.


Les jours passent et se ressemblent, toujours le même schéma, petit déjeuner, puis deux heures à arpenter les rues avant d’aller manger pour une sieste et le retour à la plage.


La plage et ses deux drapeaux jaune et orange, qui délimitent la zone de baignade surveillée, c’est ma place, ma zone, mon endroit. Je ne connais pas chaque grain de sable mais c’est tout comme. Ce qui m’amuse et me fait plaisir aussi, c’est que mon aîné a vite intégré qu’entre ces deux drapeaux, les surfeurs n’avaient pas le droit d’y être. C’est comme un mouvement de balancier : plus il y a de nageurs et moins les surfeurs peuvent s’aventurer mais lorsque c’est l’inverse, ils prennent leur aise. Seul rempart, les lifeguards lorsqu’ils font leur travail. C’est un peu la même idée que précédemment : plus il y a un risque, plus ils sont présents, moins il y en a et moins on les entend siffler !

 

Aujourd’hui, j’ai dû faire la police dans ma zone, trois surfeurs mais ils sont compréhensifs et sont contents de l’information. Aujourd’hui, enfin, il y eut quelques grosses vagues. Depuis le début de mon séjour, je ne peux pas écrire que ces vagues 2015 me laisseront un fort souvenir. Au moins, les enfants en auront profité. Mon tout petit, aime les vagues. Il aime surtout se baisser pour ramasser u caillou, le lancer et essayer ensuite de le prendre. C’est lui qui se fait prendre le plus en photo par rapport à son frère. Il n’y a pas photo. Même la femme turque qui fait du yoga et qui était sur la plage,  nous a pris en photo. L’aîné, lui est réfractaire à toute photo, sourire, geste ou même réponse aux questions, même en français !

 

Je commence à m’inquiéter pour les yeux de mon aîné. Il y a un jour, son œil droit était un peu rouge comme un vaisseau éclaté, puis cela a pris plus d’ampleur et maintenant c’est l’œil inverse. L’explication peut venir qu’il se touche les yeux avec ses mains alors qu’il a de la crème solaire. Cela ne le gêne pas et ne le fait pas souffrir. Ce qui la fait souffrir, c’est juste au moment où je disais que les chiens à Bali, sur cette plage sont gentils et bien, juste à ce moment, je l’entends pleurer. Il vient vers moi et me dit qu’un chien l’a mordu !

Vite, on regarde la fesse mais on ne voit aucune morsure. Je n’ai pas vu ce qu’il s’est passé, peut-être courrait-il et le chien – disparu dans un autre endroit – a pris peur. Mais, celui qui a eu peur, c’est mon fils. Pas longtemps. Je lui dis que si je trouve le chien, je le prends et je le jette à la mer !


Il n’a pas de chance, il y a deux jours, à côté de notre bungalow en marchant, on l’entend pleurer. On va le voir, il est assis et se tient le pied. Il était pieds nus et a dû se faire piquer par un insecte ou une guêpe. C’est un classique pour lui maintenant. Avant de partir, on était chez ses grands-parents maternels, et on l’entend pleurer, puis dire : « à l’aide, à l’aide ».

Ma compagne accourt, le prend dans ses bras pour se faire piquer par une guêpe. Il y avait un nid de guêpe dans un endroit et en voulant chercher un baton, il s’est fait piquer trois fois dont une piqûre au menton. Direction la pharmacie la plus proche, en cas de réaction allergique. Il n’en a pas eu mais on a eu le traitement adéquat que l’on a emmené dans notre trousse. On peut écrire qu’il a été courageux. Ma compagne a encore la marque, une petite pointe sur sa jambe de cet incident.


Sa toux provenant de sa bronchopneumopathie d’avant le départ, a recommencé pendant deux nuits, cela s’est calmé. Un voyage avec les enfants, c’est de l’aventure.
Quant au tout petit, il continue à vouloir marcher mais avec l’aide d’un doigt. Je ne le pousse pas. Il faut qu’il trouve un intérêt à marcher.

Si à 16 mois, il ne marchait pas, dans son 17e mois, il est très observateur : il remarque les avions dans le ciel (son frère le faisait il y a deux ans), les statues, une petite flamme et bien entendu sa maman de très loin. S’il n’a pas de langage compréhensible, par contre, il comprend très bien quand on lui parle. Lorsqu’il fait une « bêtise », je lui fais les « gros yeux » mais notre parole est plus performante pour se faire comprendre !


En rentrant de la plage, l’aîné aime bien allumé une lumière. Il appuye sur l’interrupteur mais rien ne se passe. L’ampoule doit être grillé me dis-je. Sauf qu’arrivée à notre bungalow, la lumière extérieure ne fonctionne pas non plus, et rien à l’intérieur. Je vais m’enquérir de la situation à l’accueil ; on me dit qu’il y a une panne qui vient de la ville et qu’il faut attendre. On me donne deux bougies, en fait j’en demande deux, sinon ce n’était qu’une bougie !


On va faire avec pour prendre la douche. Dans une de mes trousses, j’ai toujours des bougies en cas de panne. Car cela arrivait au moins une fois lors de mes voyages. La dernière fois, c’était il y a quatre ans, au Komala. On prend la douche, d’abord le petit … lorsque la pression qui était moins forte que d’habitude, faiblit et ne donne plus rien. Pour le grand, on sort, je prends la bouteille coupée qui me sert pour remplir les autres bouteilles d’eau et on part pour une douche expresse.

Côté écologie, on marque des points ! Heureusement, la pression revient dans notre bungalow, je vois s’afférer des indonésiens avec une échelle. Les deux bougies de ma trousse arrivées à extinction lorsque je vois la lumière de notre bungalow. L’électricité est revenu et le fan avec. Plus que la lumière, c’était le ventilateur au plafond qui allait nous manquer au moins pour dissuader les moustiques.

 

Il est temps de dormir. Malgré le retour des hélices du ventilateur, un moustique va arriver à me piquer, je pulvérise alors la chambre en prenant de soin de ne pas le faire sur la tête des enfants. Il est tard, cela va être une nouvelle nuit où je n’aurais pas une nuit complète. La dernière doit remonter à très longtemps, bien avant mon voyage !

 

Ce qui est étrange, c’est que j’avais le titre du billet dans l’après-midi. Le soir, nous décidons de retourner au restaurant ( à gauche du carrefour du Frog – anciennement le Brazil) où il n’y a que 11 plats (un de plus par rapport à la semaine dernière) et un prix unique 2$. Le monsieur nous reconnaît nous offre snackers et ensuite des cacahuètes achetées à un vendeur ambulant. Il est vraiment sympathique,connaît quelques mots de français.

Le seul inconvénient de ce warung sans nom sur la devanture, c’est qu’à côté, il y a un autre warung avec un groupe qui joue (on payerait pour qu’il s’arrête de jouer) et une des chansons au répertoire était In my place.

Rédigé par Kitano

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