BALI 7 : Georges

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Je souffre moins.  Enfin !  Mais les nuits sont toujours aussi agitées !

Vers 1 heure du matin, on entend le grand nous dire qu’il saigne du nez. En France aussi, il avait tendance à saigner. Cela ne m’impressionne pas mais il ne sait pas encore gérer comme moi qui ait eu deux cautérisations tellement que c’était fréquent. Bien qu’il fût sur la liste, on a oublié le coton hémostatique mais la maman s’en sort tout de même, comme toujours. On peut finir notre nuit.

L’après-midi, toujours pour le grand, cela sera son zizou. Il va enlever son maillot car cela lui fait mal. En fait, il a dû être griffé ou éraflé par des grains de sable sur la peau ses bourses. On enlève le maillot, cela va mieux. Une douche en rentrant, de la crème et cela ne sera plus qu’un souvenir. A qui le tour demain ?

Au petit déjeuner, on a rencontré pour la dernière fois la professeure de yoga qui repart vers Istanbul. Départ midi. Pareil pour le couple d’indonésien de Bandung. La dame me dit qu’ils pouvaient changer de bungalow mais son mari trouvait plaisant d’entendre le bruit des enfants ! Nous passerons devant leur bungalow avant de faire les courses et la dame donnera à mon grand, une figurine de chat japonais qu’elle amène avec elle  lors de ses voyages (comme moi avant avec la Marmotte, une nouvelle fois, pardon la Marmotte L ). Je luis demande commet  elle va faire sans sa figurine et elle me répond qu’elle en a une seconde. Juste avant de partir à la plage, dans l’après-midi, je les vois en train de partir. J’ai juste le temps de prendre un échantillon de parfum et de le leur donner. Cela est allé trop vite, je n’ai pas pensé à leur demander leur adresse mail pour l’envoi de photos du chat en France.

Ce matin, on retourne chez notre marchand de fruits (au bout de Patimura, à gauche, en passant devant le coiffeur et un magasin de colliers) qui a toujours la mauvaise habitude de mentionner le chiffre 45 sur sa balance  (au lieu de 40) pour un kilo de dragon fruit. 45 pour 45 000 le kilo soit trois euros. On lui prend des bananes, du sisrak, des fruits de la passion, des pommes, il m’offre une mangue, des bananes. Cette générosité est compréhensible avec les prix qu’il nous facture. Normalement avec 5 000 roupies, on a quatre bananes ; avec lui c’était 8 000. Il est difficile de trouver des fruits et légumes à Kuta. Il existe seulement quelques points de vente dont le Mata Hari où les prix sont fixes mais vraiment chers. Un point de vente se trouve au bout de la Legian mais trop loin pour nous (c’est un marché),  à droite du carrefour du Brazil (devenu le Frog). Il y a un stand en face de mon marchand de noix de coco (un supermarché, au début de la Legian, aller comme au money changer puis prendre la première à droite – en contresens pour les voiture). J’ai aussi entendu parler d’un marché du matin vers Patimura.

Les deux grandes nouvelles de ce jour, sont que j’ai bu enfin boire un jus de mangue ! Après plus de deux semaines d’attente. Bali change mais moi, je ne change pas mes habitudes. Un jus de mangue sans sucre pour apprécier encore plus. Je crois que je ne m’en lasserai jamais.

La grande nouvelle de ce jour est que j’ai pu encore me baigner jusqu’au coucher du soleil, seul nageur dans une zone qui était interdite à la baignade. Les lifeguards ont changé : ils ont enlevé les drapeaux mais ne sifflent plus. Idem pour le soir, ils ne sifflent plus la fin de la baignade.  Les vagues étaient fortes, des rouleaux, difficile à atteindre. Quadruple vrilles faciles et prise de vagues qui m’amenait facilement sur le bord. Dans ce cas, il faut que je fasse attention à ne pas finir le visage sur le sable. J’arrive même à gêner des surfeurs. Enfin des apprentis surfeurs ; car Abdul, il va avoir du mal à prendre les bonnes positions pour surfer. Il est à côté de moi et apprend le surf, il doit d’origine des Emirats ou d’à-côté. Son tshirt pour le protéger est déchiré sur les deux côtés des bras. Je ne dis rien car ce soir, je vais m’apercevoir que mon maillot de bain est entaillé sur un des logos de la marque, juste un centimètre et en plus il est éliminé aux fesses ! Il ne retournera pas en France. Un signe de plus.

 

Dans la soirée, alors que nous étions au calme, prêt à nous coucher, notre voisin d’à-côté est venu nous parler. Il s’appelle Georges, il est australien, était avec une indonésienne qui est parti. Il partage aussi son bungalow avec son fils qui doit être proche de la majorité.

Visiblement, il a bu. Son visage, buriné, montre que c’est un habitué de la boisson. Il s’excuse de ne pas nous avoir parler avant ; lui qui est friendly ; car il avait du souci avec sa copine. Il nous raconte sa vie. Il est donc australien, a eu 5 filles et deux garçons et va nous donner des conseils de voyage. Le premier est que l’on peut voyager avec des enfants et que l’on peut aussi les faire garder par des indonésiennes pour avoir du temps pour  nous. Il n’a pas tort. Il suffit juste de le dire au tout petit qui, dès qu’il voit partir sa maman, se met à pleurer, même quand je suis là ! c’est un vrai bébé koala.

Ensuite, il va nous parler de la vie à Kuta qui pourrait se résumer au Skygarden. C’est une discothèque qui fait aussi restaurant et qui est ouvert à partir de 17h jusqu’à 23 heures (je crois) pour ensuite passer à la partie festive. Il nous dit que pour un certain prix, on peut manger et boire à volonté, dans la première partie de fin d’après-midi. J’avais envie de lui dire, cela nous correspond bien, je ne bois pas et elle ne mange pas !

Ce que je ne lui ai pas demandé, c’est ce qu’était devenue sa femme. Décès, divorce. Je ne l’ai pas vu mais son fils a dû prendre les bonnes manières de son père pour ramener au petit matin une fille. Un autre matin, ils avaient tous les deux un bracelet avec la date de la veille, sûrement pour aller et venir dans le lieu où coulent à flots l’alcool.

 

D’une certaine manière, il me fait penser à ce français que l’on croise le soir, au carrefour du Frog. Il est juste en face du bar qui est à côté du restaurant. Il a le look du chanteur Christophe, mais un Christophe qui aurait pris du poids. On perçoit l’homme qui a vécu mais qui est seul et qui chaque soir, retrouve ce bar et un ou deux verres d’alcool. Trop âgé pour être avec des jeunes, trop différents pour être avec les expatriés, trop européens pour être avec les locaux. L’important est qu’il soit heureux.

 

Ma boisson préférée reste le mango juice, je peux y ajouter la noix de coco, le lait de soja. Je ne m’en lasserai jamais. Et un jour, si mes enfants reviennent sans moi, je leur demanderai de boire ces boissons en mon souvenir et de regarder le coucher de soleil en s’émerveillant de la vie sur la plage avec les indonésiens, leurs enfants, leurs regards et leurs sourires. Ces images sont offertes à volonté à tous ceux qui savent regarder et ressentir. Cette année, avec mes enfants, je participe à cette ambiance.

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F
Pas d'article le 7 août ?? Fred
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T
Vraiment ? Tu as croisé "christophe" .... " tous les soirs sans fin, je errai sur ma Vespa .... dans mon gilet de satin blanc .... C'était la Dolce Vita ... " j'écoute ça en boucle ....LOL
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à bientôt car sans Toi, c'est pas pareil ! -  Hébergé par Overblog