Redacted BALI 2011 : le Kawa Ijen

Publié le 12 Juillet 2015

En attendant le direct, voici une semaine d'anciens billets revus et corrigés.

Le manque d'accents provient du clavier anglophone.

 

Le lac bleu. Presque le titre d'une chanson.
Lever 3h30. Mal dormi, une fois de plus.
Départ dans la nuit, sous la pluie pour une heure de montée au camp des porteurs. Il y a 3 km pour attendre l'altitude de 2 380 m.

Pourquoi tant de français croisés ?

On me donne la reponse : l'emission Pekin-Express.

Il y a eu une etape en Indonesie, a Java, ici. J'ai vecu la meme situation avec le film THE BEACH qui se passait en Thailande (Kho Pi Pi).

Le Kawa Ijen est un lac acide, acide sulfurique. La température de l'eau est a 240 degrés, la couleur est d'un ciel bleu vif. Du sous-sol sort du souffre, un gaz qui se liquifie a l'air. Pour information, on utilise le souffre pour les allumettes, la cosmetique et ... les explosifs.

Il y a des vapeurs d'une couleur jaune que respirent environ 80 porteurs, certains en tongue, tous sans masque et qui font trois allers retours par jour, en moyenne. Ils sont payes 6 000 roupies par kilos, leur panier pese environ 80 kg. Ils gagnent donc 3 fois plus que les fonctionnaires et deux fois plus que les employés a Kuta sauf que leur espérance de vie avoisine 40 ans. Pour se donner du courage, ils fument leur kretek (cigarette au gout de girofle, légèrement sucré). J'en ai vu certains marchaient au ralenti. Beaucoup ont des escares sur les epaules et un dos sûrement meurtri par leur deux paniers reliés par ce qui doit être une petite planche de bambou.

Pour eviter le flux touristique, il faut venir tôt, trés tôt, dès le lever du soleil vers 5h20. Environ une heure de marche avec une forte montée pour beaucoup (j'en ai vu à la descente avec des mines fatiguées).  Pour ma part, aucun souci avec les nrj drinks et la boisson rehydratante. Pause au camp avec le régisseur. qui a été filmé pour une émission télé (Pékin express). Pour ceux qui voudrait le faire, il y a possibilité de dormir dans le camp des porteurs en négociant. Les conditions doivent être encore plus rudimentaires que la chambre où j'ai dormie.

Le jour se lève. Le paysage lunaire se dévoile ainsi que les émanations de souffre. Prevoir un masque. Je descends au plus près et c'est là que le danger peut venir en cas de vent tournant. Et, c'est le cas !

Au niveau zéro du Kawa Ijane, autrement dit au plus près des émanations de souffre, une fumée m'entoure, m'envahit. Mes yeux me piquent, je nv vois plus rien et il faut faire attention où je mets les pieds. Plus je reste, plus il y a de la fumée. La gorge n'est pas encore irritée. Cela fait seulement quelques secondes mais je ne panique pas, bien que mon sens de l'orientation soit mis a mal dans ce brouillard d'odeur de gaz lacrymogène.

J'arrive à retrouver mon chemin. J'ai fait seulement quelques pas, je passe sur un petit pont de bois, et je me prépare à remonter après avoir fait quelques photos de la Marmotte qui, une fois de plus, s'est faite remarquer par les porteurs qui me lance : 'monkey', 'monkey'. Cela les fait sourire, ils pourront en parler ce soir.
Monkey veut dire singe. Peut-être cela vient de la couleur ?


Beaucoup de personnes sont etonnées lorsque je leur dis que l'on est venu ici en moto. Je peux me donner une nouvelle étoile de voyageur international avec cette aventure.

Depuis quelques années, il n'est plus possible de descendre au "niveau zéro" par mesure de sécurité.

Rédigé par Kitano

Publié dans #Voyages

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