Redacted BALI 2011 : Bienvenue à Bali

Publié le 14 Juillet 2015

Le temps immobile s'immobilise mais aujourd'hui, j'ai change le déroulement de ma journée en vue de manger dans un restaurant du soir et changer de chambre.

J'ai accepte la demande de Lydia, la mère de la petite fille blonde aux yeux verts qui était gardee jusqu'à il y a peu par sa grand-mère remplacée maintenant par une nanny indonésienne qui va avoir son 3e enfant. Elle donne une impression de douceur face a la petite que j'entends souvent pleurer ou dire non ! Une seul fois, elle a dit oui.

Il faut dire que sa mère a un planning plutôt chargé. Selon, elle arrive le matin (avec un homme dont Victor suspecte qu'il soit le souteneur) ou le soir (la dernière fois, c'était avec une de ses copines) puis repart. Vous pouvez imaginer la réaction de AGA, qui se réveille en plus une a deux fois par nuit.  Elle n'est pas appréciée par le personnel de l'hôtel et des locataires que nous sommes. Elle me dit qu'elle veut aller a la plage pour prouver lors de son retour en Angleterre qu'elle était bien a Bali !

 

Mon bungalow lui plaisait plus que le sien car dans la salle de bain, il y a un espace qu'elle pourra aménager en cuisine. Et pour ma part, je vais apprécier de dormir dans un grand lit ... avec le retour de la Marmotte près de Moi. Je vais aussi lier contact avec mon voisin. Il est français, s'appelle Said, est surfeur et reste longtemps ici. C'était le copain de Thor qui est parti dans un pays arabe m'a dit Victor. Said est content de m'avoir comme voisin, cela sera plus calme pour lui, ce qui est en opposition de la vision de Lydia qui se plaignait du bruit de ses voisins. Elle me propose de m'offrir une bière pour cet échange et mon aide. Car elle part bientôt, pour une dizaine de jours pour son travail et ne voulait laisser le déménagement a faire par la nanny. Elle a les bidons de 19 litres d'eau avec l'appareil pour distribuer l'eau qu'elle a acheté a Carrefour. C'est vraiment économique mais je lui dis que c'est impossible pour moi qui suis a pied. Elle me propose de m'emmener mais je lui dit que j'ai du stock !

 

Nouvel aménagement, pièces toujours aussi grandes, c'est comme un nouveau départ. 

Après la noix de coco, le mango juice, le maïs, je viens d'ajouter une crêpe sur ma liste. C'est sur la Jalan Mataram que je l'ai trouvée par hasard. C'est un couple qui tient cela, ils vont commencer a me connaître. C'est comme mon marchand de maïs qui cet après-midi a dû changer d'emplacement. D'habitude, il est a l'entrée de la plage, sur le trottoir, mais il a reçu l'ordre de ne plus se situer sur cette place ; je pense que les marchands de la plage paient une taxe et que cette vente leur fait concurrence. Il est en face. Je sors un billet de 10 000 et il me dit "dua" (deux), je le regarde et mon regard va vers un touriste qui lui en prend deux mais qui payera 20 000 ! Lorsque je lui dit au revoir, il me répond mais en inversant l'ordre des mots ! Ils sont comme cela les balinais, ils aiment bien jouer !

 

En quittant l'hotel, je croise la femme balinaise qui fait des travaux, la specialiste du bricolage, peinture, tuile. Elle est plutot petite, plutot enrobée avec une forte poitrine. C'est drôle de voir une femme faire un metier d'homme. Les travaux arrivent a terme dans l'hotel KUTA VIEW, celui visible en quittant le Komala. Des voitures en preparation de l'inauguration sont presentes. Ils ont collé sur le mur des plaques à motifs en bois qu'ils devraient peindre. La question est de savoir si les clients viendront. Une clientèle aisee ne viendra pas ici, bien qu'a 20 metres de la plage car il y a du traffic et à côté la supérette. La clientèle des voyageurs sera decouragée par les prix. En tous cas, en passant devant cet immeuble, des pans de couleur apparaissent sur la route avec les fenêtres en couleurs.

 

Ce soir au coucher du soleil, m'avancant vers le debut de la Panta Kuta, je vois les Liefeguard assis sur la plage. Soudain, un, deux, trois se lèvent. Ils courent, enlevent tshirt, sifflet, lunette et se jettent a l'eau avec pour deux d'entre eux une sorte de long boudin jaune et pour le dernier un surf. Je pense qu'ils sont allés secourir un surfeur qui etait dans la zone rouge. Je ramasse leurs affaires car les vagues avancées sur la plage. L'operation s'est bien deroulée. Ils sortent avec le sourire.

 

Cet apres-midi, lorsque j'etais dans l'eau avec des vagues encore plus molles que celles d'hier, je croise un gars qui me demande s'il m'a déjà secouru. Je lui reponds que cela n'est jamais arrivé avant cette année. Pourtant, il semble qu'il me connaît. Peut-etre Bali 2009, j'ai dû rester un mois au meme endroit toujours entre les deux drapeaux.

Il me demande d'ou je viens et je lui dit "France", alors il me dit : "Bienvenue a Bali".

Rédigé par Kitano

Publié dans #Voyages

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