Bali 7 : Fantastic four

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Que le temps passe vite, surtout en vacances. Deux semaines  déjà.
Le temps où je voyageais seul est donc révolu. Je suis passé direct

ement de la version single à la version trio et maintenant famille. Le changement de faire un voyage tient au nombre mais surtout au nombre de contraintes qui se multiplie avec le nombre de participants. Surtout, il faut prendre en compte l’âge des enfants.


Fini mes habitudes, le temps où je pouvais faire des escapades pour manger une crêpe, boire une noix de coco, un jus de fruits. Il faut que je prenne en compte le reste de la famille, la fatigue, le goût des autres


Je suis devenu un GO, presque gentil organisateur de sorties. Bien que je sois suivi, je dois abandonner les adresses trop locales notamment celles où l’on peut voir des rats, celles où les tables ne sont pas très propres, les douches trop froides, la nourriture pas si bonnes que cela.nC’est comme cela, je suis passé de voyageur petit budget à voyageur au budget familial. Comme j’ai moins de temps, je dois aller au plus près même si les prix sont plus élevés.

 

Dans cette version, purement logistique et financière, il y a tout de même un avantage d’être en famille avec des enfants en bas âge : l’accueil, le regard et l’intérêt des indonésiens. Il y a deux ans, l’aîné alors âgé de 19 mois avait suscité les regards et les photos. Les sollicitations étaient trop pour lui. L’anecdote que j’aime bien raconter est qu’un jour, il jouait loin de nous mais dans notre champ de vision lorsqu’un groupe d’indonésien arrive. Il était 14 autour de lui – j’ai eu le temps de compter -pendant qu’une femme prenait une photo. Et lorsque la séance fut terminée, elle donna l’appareil photo pour se faire prendre avec lui. C’était trop pour lui !


Cette année avec notre tout petit de  16 mois, c’est différent. D’une part, parce qu’il y a moins de monde avec la fin du ramadan et des fêtes religieuses et de l’autre parce que le comportement des gens est plus discret et respectueux.


Fini pour moi, les propositions de massage honnêtes, je suis devenu invisible. La seule fois que nous avons arpenté la Legian, le déclenchement à chaque mètre d’un « change money », d’un massage, d’un sunglasses, de hashish a presque disparu !
Les enfants se sont bien acclimatés malgré les piqûres de moustiques. Il ne restera rien dans leur mémoire sauf les vidéos que nous faisons. Peut-être aurais-je dû attendre qu’ils soient plus grands, le voyage aurait été plus aisé pour eux et surtout pour nous. C’est un voyage mais pas reposant. Ce qui ne change pas, c’est le goût des glaces pour l’aîné qui est heureux à l’idée d’en manger une.


7e voyage à Bali. Je ne m’en suis pas lassé. Lorsque je suis revenu à kho Pi Pi, en Thaïlande après le tsunami, j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup plus de bateaux que la première fois. Il faut mentionner qu’une partie du film THE BEACH a été tourné sur cette île et que cela a lancé encore plus l’arrivée de touristes. J’ai presque eu du mal à retrouver le chemin qui menait à mon bungalow qui donnait à dix pas de la mer. La raison est simple, ils avaient rasé les bungalows de bord de mer pour construire des boutiques et ils avaient construit des bungalows collés les uns contre les autres en forme de U inversé. Ce qui était si calme devenait presque industriel : vente de colliers, de visites en bateau, de full moon, de restaurants chers, ….

L’île avait été touché des deux côté par le tsunami mais pas de la même façon : d’un côté l’eau était monté d’au moins un mètre, de l’autre il y avait eu la vague emportant le coin des pêcheurs et dévastant un hôtel. Ce n’était plus cette douce île où je pouvais aller manger un dessert « jelly » (es teler en indonésien) dans le coin des pêcheurs. Je m’étais fait un copain thaïlandais qui organisait des tours de bateaux pour regarder les poissons avec un tuba. J’étais le premier à l’eau et le dernier remontait. En passant, j’ai vu qu’il s’était reconverti dans un centre Internet. C’est chez lui que je regardais mes émissions de catch. J’ai quitté l’île plus tôt que prévu. Difficile de revenir dans un endroit où il y a tant de bons souvenirs et où le changement  intervenu ne correspond plus à mes attentes.


L’autre déception est venue d’Inde lorsque je suis allé revoir le Taj Mahal.  La première fois, c’était sublime, la seconde fois moins merveilleux ; d’autant plus qu’en fouillant mon sac, ils ont trouvé la marmotte et je n’ai pu rentrer avec elle. Le garde à l’entrée m’a dit « demande à mon chef » lorsque je demandais la raison de cette interdiction.


Pour Bali, jusqu’à présent, je ne me suis jamais lassé ; c’est pour cela que je reviens tous les deux ans. Cette fois, les journées passent plus vite mais le temps restant est plus long. La nuit, les enfants bougent, nous réveillent, j’ai beaucoup moins de temps pour moi. C’était sur le papier une bonne idée de partir, sur le papier. Avec le mode galère et le mode tristesse, le voyage prend une autre tournure. Une année, je m’étais renseigné sur un billet ave des dates flexibles pour le retour mais cela changeait considérablement le prix du billet d’avion.


Cela ne gâche pas le plaisir de se baigner et d’affronter les vagues, d’avoir comme question ‘on mange où’ et où les courses sont un passe-temps. A mes enfants, il leur restera mes souvenirs, forcément les bons et le début d’avoir fait notre premier voyage international à quatre. Et cela c’est déjà fantastique.

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Fantastique ! Fab4
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à bientôt car sans Toi, c'est pas pareil ! -  Hébergé par Overblog