BALI 7 : Loosing my religion

  • Kitano
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Nous sommes en face de mon bungalow habituel car on n’a pu le prendre vu qu’il est surélevé et il y a un risque de chute. Avec un enfant, on peut gérer avec deux, un risque est possible ; même si rien n’est arrivé, il y a deux ans.

Je me réveille et me lève car le reste de la famille va continuer à dormir. Direction la cuisine pour le déjeuner classique du Komala soit une tasse de thé ou de café et deux tranches de pain de mie grillés avec de la confiture indonésienne. Le dernier mot est important car je peux penser qu’il y a plus de sucre que de fruits dans la composition.

 

Je décide de faire le change au bout de la Legian. Du côté de Kuta Beach, peu de changements. Je fais le change puis direction mon supermarché qui est fermé car je viens de comprendre que les deux dates entourées (14 et 15) sont des jours fériés pour les indonésiens. Direction le Mata Hari avec dans mon panier deux bouteilles de boissons énergisantes.

Retour au bungalow. Il est près de midi et tout le monde dort encore. Je dépose ma banane sur le lit. La famille commence à se réveiller. Je débarrasse ma banane pour trier l’argent et mettre mon passeport avec les trois autres … lorsque je m’aperçois que je n’ai plus mon passeport !

 

 

Je cherche encore et encore mais rien ! Je regarde sur la table, sous lit dans le lit, toujours rien ! Je ne comprends pas. Je ne comprends rien du tout. J’ai déposé le passeport à 11h09 pour faire le change, j’ai signé le reçu, empoché l’argent (il ne me manque rien), suis allé au Mata Hari où j’ai sorti deux billets, retour à la maison. Personne n’a pu me voler où alors il aurait été très fort : seule une femme est arrivée derrière moi au change et il n’y avait personne au Mata-hari.

 

Je décide de retourner au bureau de change pour demander à l’employée si j’aurais oublié mon passeport ou si elle aurait elle, oublié de me le rendre. Je n’ai pas dans ma mémoire l’image qu’elle m’ait rendu mon passeport mais je suis fatigué. Cette agence est une agence sérieuse qui a fait sombrer le bureau de change en face, bureau où j’allais toujours avant qu’ils ne s’installent. Il y a un garde pour la sécurité et auparavant ils demandaient de remplir tout le formulaire pour faire le change. Avec l’informatisation, on leur donne le passeport.

 

L’employée me répond que non, il n’y a pas de passeport oublié. Je vais au poste de police touristique qui me dit d’aller demain à la police de Tuban. Je retourne au bungalow, je cherche mais rien. Ma première perte en presque un quart de siècle de voyage !

Sur le guide qui date de 2007, ils disent que la perte d’un passeport oblige à faire un long voyage jusqu’à Jakarta. Je me connecte en wifi mais je n’arrive pas à me connecter pour mon courrier sur Outlook, je n’arrive pas à avoir la page de ma messagerie, je n’ai pas eu le temps d’acheter une carte Sim.

 

Le soir, le tout petit a de la fièvre, 38’6 avec du doliprane, son doigt (un ongle coincé qui est tombé commence à devenir de plus en plus enflé), je ne suis pas le seul à être perturbé, je dois gérer une crise d’angoisse. Je suis comme dans le film VICE VERSA (les émotions sont personnalisées dans la cerveau d’une petite de onze ans) : la joie n’arrive plus à gérer la situation, elle qui jusque-là avait surmonter tous les tracas.

 

Je vais trouver une source de résilience sur internet avec la page du Consulat. Elle est claire, structurée, de bons conseils. La procédure : établir d’abord le rapport de police puis aller les voir, ils se trouvent à Kerobokan, c’est à côté ou presque, il faut établir un dossier avec des documents (pour prouver son identité), payer un timbre fiscal (34 euros) et la lettre qui sera envoyée à Jakarta à l’ambassade. Deux possibilités : soit un laisser-passer si le vol est direct vers la France, soit un passeport provisoire (il faut donc des photos officielles) et pour finir aller en possession du passeport à l’immigration pour refaire un visa. Pour l’instant, je ne sais pas si je vais devoir aller à Jakarta pour aller chercher le passeport.

Demain, police puis photos. Vendredi, consulat.

 

Vous pourriez penser qu’après cette journée, je vais passer une nuit réparatrice mais pas du tout, pas du tout.

Vers une heure du matin, les deux petits se réveillent, ils ont faim et s’amusent ! Cela ne va pas durer mais cela fera une nuit de plus sans une nuit normale !

Cet après-midi, j’ai croisé un gars qui portait un t-shirt sur lequel était écrit « rien n’arrive sans raison ».

J’ai bien compris le message.

 

 

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F
Salut, je suis bien arrivé sur Sumatra, envoies moi ton num de portable au 081236964020 <br /> Fred
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K
d accord je le fais dans une petite heure !<br /> je ne connais pas mon numéro !!
à bientôt car sans Toi, c'est pas pareil ! -  Hébergé par Overblog