BALI 7 : Encore un matin

Publié le 27 Juillet 2015

Encore un matin et la procédure pour le passeport d’urgence sera enclenché. En attendant, les journées se suivent et se ressemblent, dans un état pas désagréable lorsque je suis dans l’action. La perte d’un passeport est plus gênant que de perdre de l’argent.

 

Pour l’instant, les vagues suivent mon moral, elles sont basses ; sauf aujourd’hui mais après une heure de baignade sans avoir encore mis la tête sous l’eau, les drapeaux de baignade ont été enlevés car les forts courants étaient présents. Je trouve que les sauveteurs sifflent plus tôt qu’auparavant. J’ai l’explication, c’est moins parce que la nuit tombe que la fin de leur journée de travail. Bali change et les vagues aussi !

 

Sur la plage, nous croisons un des employés du restaurant du Komala qui connaît quelques mots en français. L’aîné continue à faire son timide tandis que le tout petit n’est pas avare de coucous. Cette année, l’aîné ne veut pas se faire prendre en photo. Il ne se rappelle pas qu’il y a deux ans, il était assailli de photographes amateurs avec leurs appareils ou leurs portables.

 

A l’hôtel, il y a une jeune femme blonde que l’on croise au déjeuner qui connaît quelques mots de français et qui est séduite par le tout petit avec sa bouille et sa démarche accompagnée car il ne veut pas encore marcher la veille de ses 16 mois. Nous avons aussi, une jeune femme brune aux cheveux longs mince avec de nombreux tatouages. Elle vient de Chicago, dessine l’après-midi et fait du yoga avec une femme plutôt âgée, de Turquie, qui elle en fait trois fois par jour.

 

Sur la plage, je reconnais un couple : lui est chauve et elle est brune aux cheveux longs. C’est un bon nageur. Et voilà que je reconnais le gars d’il y a deux ans que je devais appeler ‘Conan’ ou ‘musclor’ : il doit mesurer presque deux mètres, fait de la musculation et  du sport, a un look de mahori avec les tatouages qui vont avec. Il y a deux ans, je l’avais vu avec sa petite amie (dans tous les sens du terme) et là, je le vois avec une petite fille, blondinette.

 

Après la plage et la douche, nous allons prendre un maïs pour l’aîné. Le marchand se trouve en face où se trouvait Asli, mon marchand de maïs d’il y a deux ans. J’ai emmené mon ordinateur pour leur montrer d’Asli, mon fils et moi il y a deux ans. J’ai des nouvelles : Asli (ou Moktar selon) a monté un business à Lombock de location de bateaux (sunboat). Son frère a repris le business mais à côté ; il est vacances. Le gars me dit qu’Asli a la peau deux fois plus noir qu’auparavant, les yeux blancs et les cheveux rouges : « like a monster ».

 

Attente aussi pour la semaine prochaine pour prendre contact avec son frère.

Pour prendre le repas du soir, nous prenons à gauche du carrefour du Brazil (que je devrais appeler Frog – en remontant vers la Legian). Des enfants font de la musique et deux d’entre eux animent un lion tandis qu’un petit a une boîte pour les donations. Je retrouve le gang Senen où se trouve l’hôtel Senen, une adresse économique au cas où (mais il n’y a pas de toilettes dans les bungalows). Car dans mes trois derniers plans, aucun d’entre eux ne pouvait m’aider pour dormir : Asli pas là, le marchand de noix de coco dans son village à Java, et Arthawan ne louant pas à des familles ! Toujours est-il qu’avec des prix avoisinant les 30 euros, l’éventail de choix s’améliore ainsi que le confort des chambres.

 

En revenant sur nos pas, nous tombons sur un restaurant à côté du Warung midnight où l’on payerait presque pour que la fille qui chante, s’arrête. Dans ce restaurant, la carte ne contient que 10 plats. C’est rare car ici, les cartes vont de la cuisine western en passant par l’indonésienne quand cela n’est pas la thaïlandaise sans compter les pizzas et les pâtes. Nous tentons et nous sommes agréablement surpris : c’est bon et copieux. D’habitude, il faut vraiment chercher les bouts de viande ou les toutes petites crevettes. Le gérant me dit qu’il a changé sa formule. Autour de son restaurant, c’est une hécatombe de boutiques vides, fermées. Une chienne qui n’appartient à personne est autour de nous, en partant nous lui donnerons les os en promettant au gérant que nous reviendrons. Pour moi, pour l’instant, la meilleure adresse qualité prix de Kuta.

 

Les jours passent plus rapidement sans pouvoir faire grand-chose avec les enfants. Le voyage est plus lent, les distances plus courtes. Bali ancienne version, c’est presque terminé, je ne retrouve plus mes repères, je m’en crée de nouveaux comme de pouvoir faire Internet en wifi sans presque de contraintes. Je viens de réaliser qu’il vaut mieux faire Internet le matin ou l’après-midi que le soir, il y a plus de facilité de connexion.

Encore une soirée en attendant de pouvoir être libéré demain. Quel drôle de voyage.

 

 

 

Rédigé par Kitano

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Teache A 28/07/2015 15:51

Dit le que tu l'as jeté à la mer ton passeport ....

kitano 31/07/2015 08:32

je ne veux pas rester ici ...