Le Blue Monday, la journée la plus déprimante de l’année ?

  • Romain Geoffroy
  • Les Inrocks

Ouf ! Le premier lundi de janvier est passé. Cette journée serait le “Blue Monday”, le jour le plus déprimant de l’année, selon une étude récente, et détrônerait ainsi le troisième lundi de janvier.

Le concept de la journée la plus déprimante de l’année existe depuis 2005. A l’époque, la compagnie de voyages Sky Travel lance une campagne de publicité basée sur la dépression générale des Britanniques. Elle déclare alors que le troisième lundi de janvier serait une journée particulièrement nocive pour le moral de la population.

Pour tenter de faire exploser les départs en voyage, la société s’appuie sur le travail du docteur Cliff Arnall, un psychologue américain qui considère ce Blue Monday comme étant le point de convergence de plusieurs paramètres négatifs : le mauvais temps, le manque d’argent dû aux récentes fêtes de fin d’années et le début de semaine. Une “étude scientifique” qui s’avéra entièrement payée par l’entreprise britannique, dans un but marketing.

Aucune étude scientifique sérieuse à ce jour

Aujourd’hui c’est une entreprise de boissons protéinées qui tente de donner un coup de pouce à ses ventes en déclarant que le jour le plus déprimant aurait en fait lieu le premier lundi de janvier, une journée qui marque la fin des vacances de Noël. Cette fois l’entreprise s’appuie sur des statistiques qu’elle a tirées de Twitter. Ces trois dernières années, elle a analysé plus de deux millions de tweets britanniques, à chaque fois en janvier, et a relevé tous les mots négatifs dans les statuts à 140 caractères. Leur étude a retenu un pic de négativité en ce premier lundi de janvier, les utilisateurs du réseau social se sentant apparemment coupables d’abandonner leurs récentes bonnes résolutions.

En fin de compte aucune étude scientifique sérieuse n’a jamais pu démontrer l’existence d’une journée plus déprimante qu’une autre. Le Guardian qualifie ce concept de Blue Monday d’ “absurdité scientifique“. Une analyse du Journal of Affective Disorders conclut même que “ni les moments de l’année ni les variations météorologiques dues aux saisons n’auraient d’influence importante sur les symptômes dépressifs de la majorité de la population“.

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