Les films de super héros MARVEL étant un bon filon, la série continue. Les fans du mensuel STRANGE du XXe siècle
(qui débutait par les XMEN puis DAREDEVIL pour finir par SPIDERMAN) retrouveront le quatrième héros manquant à savoir IRON MAN qui a réalisé la meilleure première semaine aux Etats-Unis et en
France.
Ce personnage est pour moi moins intéressant dans la bande dessinée contrairement à un Peter Parker auquel on peut
se reconnaître, moins éclectique que les XMEN et leur mentor le professeur Xavier face au très méchant MAGNETO, moins tendu que la bande des fantastiques face au plus méchant des super vilains le
DOCTEUR FATALIS (Docteur Doom dans la version originale) ou encore un Daredevil dont les acrobaties compensées sa cécité que nous étions seuls à connaître.
Le super héros en armure est en fait Tony Starck défini en 1963 dès la deuxième page comme «snob et
scientifique » mais aussi comme «célibataire milliardaire, riche, beau, playboy » !
Pourtant la vie de Starck va basculer lorsqu’il est fait prisonnier par des vietnamiens et qu’il ne devra sa survie
que par un mécanisme qui empêche un éclat d’obus de s’approcher de son cœur. Muni de l’armure, il va retrouver la liberté et combattre pour elle. Presque un demi-siècle plus tard, pour le cinéma,
le lieu géographique est l’Afghanistan et la Stark Industries travaille toujours pour l’armée en vendant des armes.
Le premier épisode d’un super héros est toujours long à se mettre en place, il y a facilement un quart d’heure de
trop et s’il faut passer les premières minutes irritantes de présentation du personnage central, on voit le changement de mentalité et surtout les rouages de gouvernance d’une grande société
commerciale avec en filigrane le rôle des Etats-Unis dans une guerre qui ne veut pas se nommer en 2008.
L’humour, toujours bienvenu, sera présent (notamment pas le bras d’un robot) ainsi qu’un vague sentiment d’affection
entre Starck et sa secrétaire (Gwynelth Palthrow, parfaite), on voit facilement dans le scénario le syndrome MISSION IMPOSSSIBLE 1 (avec la trahison du rôle du « père de
substitution »).
La technologie est présente comme anticipation (clavier, manipulation en 3D) mais pas simplement comme objet. Les
fans remarqueront la chronologie des trois armures de l’homme de métal, en même temps que l’apparition furtive de Stan Lee (en Hugh Efner). Pour le reste, c’est du classique comme le combat final
qui n’est jamais réussi dans ce genre de film, comme imposé dans un cahier des charges : « monstre » en image de synthèse avec destruction de bâtiments. Au final, ce qu’il reste,
c’est cette phrase à sa secrétaire ‘je n’ai que vous’ exprimant le sentiment de solitude de l’acteur Robert Downey Jr qui arrive aussi à faire passer cette compassion face aux opprimés
dont il peut être en partie responsable. Vu auparavant dans ZODIAC, sa composition fait d’autant plus résonance qu’à lire sa vie, cet acteur la partage entre films et cure de
désintoxication.
IRON MAN est une bonne adaptation et actualisation qui reste fidèle à la bande dessinée en lui donnant toutefois
plus de relief.
Avant de terminer, il faut que vous sachiez que Samuel L. Jackson avait tourné des scènes qui ne furent pas garder
dans le montage final … sauf si vous restez jusqu’à la dernière image du générique qui laisse prévoir une suite … programmée pour 2010 ainsi que qu’un film avec les VENGEURS dont bien entendu
IRON MAN fait partie, mais il faudra alors attendre 2012.
Le temps de réaction